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mercredi 20 novembre 2019

Bonne Fête Edmond

Photo de Chalon

entre nous - chalon sur saone

Entre-nous : parlons livres

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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

Grégoire LACROIX : humour super classe...

Grégoire Lacroix mérite la plus belle exposition. Il fait partie des très grands. Son humour ne peut laisser indifférent si vous laissez un tant soit peu de place à la dérision.

Attention livres dangereux. L'explosion  guette.. vous voilà prévenu.

 

A l'occasion de la sortie "Jeune depuis longtemps" chez Max Milo nous rattrapons un peu le temps et revenons sur les précédents ouvrages de Grégoire LACROIX et notamment les fameux EUPHORISMES  qui nous accompagnent au quotidien comme autant de bouées de sauvetage par le rire contre la mordante ironie d'un monde dont le dérisoire est souvent la rançon lorsque il se pavane toutes plumes dehors.

 

Petite bio chez Max Milo

Grégoire Lacroix est né le 3 octobre 1933 et vit à Paris. Né sous le signe de la Balance, c’est un « déséquilibré » qui ne doit son salut qu’à la pratique régulière de la sieste et de l’humour nonchalant. Pour lui, « l’humour est ce qui évite à la lucidité de sombrer dans l’amertume ».


Il a longtemps cherché sa voie au risque de la trouver : guitariste de jazz, créateur de photo-démontages, parolier de chansons définitivement inconnues, membre de l’Académie Alphonse Allais, Ministre des plaisirs Associés et Ambassadeur à Paris de la République Libre du Frioul ou encore Fondateur de la philosophie évitiste.


Auteur de polars surréalistes, journaliste et poète, Grégoire Lacroix est un auteur sensible et drôle, à l’image de ses Euphorismes où il nous donne une leçon de sagesse joyeuse et poétique.


Des textes alliant l'humour, la réflexion et la facétie verbale, abordant des sujets tels que la vieillesse, les relations humaines, l'égalité, les défauts et travers de l'individu ou encore l'évolution de la société.


Quelques perles tirées des euphorismes


Une croix vue de profil
perd beaucoup de son intérêt.

La détente je suis pour,
d'ailleurs j'ai toujours le doigt dessus.

Quand on n'a plus rien à se dire
on parle de communication.

Lever le coude est la meilleure façon
de ne pas baisser les bras.

Là où le cul-de-jatte a pied,
ne plonge pas la tête la première.

 

 

 

Un eunuque décapité ça n'a ni queue ni tête.

Délicieux à picorer, au fond de son canapé, sur son vélo, en avion ou sur la lune, les Euphorismes de Grégoire sont une collection unique de maximes profondes ou dérisoires, mariant humour noir et paradoxes lumineux.

Celui qui paie ses dettes s'enrichit.
Il ferait mieux de payer les miennes
ça ferait deux heureux au lieu d'un.

J'ai un principe : ne jamais décevoir ceux
qui n'attendent rien de moi.

Peu d'hommes politique sont conscients
que l'on peut être sincère et se tromper quand même.

 

 
Imprimer - - par PO - 20 nov 2019

L'almanach bourguignon 2020, vient de paraître, 130 Pages d'histoires et d'anecdotes

En vente au prix de 9 80 Euros, l'édition 2020, de « L'almanach Bourguignon » est en vente depuis quelques jours. Les chalonnais y trouveront notamment l'histoire de la tour du Doyenné, installée sur l’île Saint Laurent ou encore un article d'Henri Huet sur la pierre de la Bastille.


A L'IMAGE DU COLPORTEUR
 Il y a les vignobles à l’universelle renommée, les profondes forêts du Morvan, la Roche de Solutré et le mont Beuvray, les plaines du Charolais et les berges de la Saône ou de l’Yonne. Il y a d’austères forteresses médiévales pleines du souvenir des combats du passé et d’harmonieux châteaux de la Renaissance. Il y a les abbayes de Cluny ou de Fontenay élevées pour le salut de l’âme. Il y a les cent clochers de Dijon, les murailles d’Autun et les toits polychromes des Hospices de Beaune. Il y a Charles le Téméraire et Lazare Carnot, Vauban et Nicéphore Niepce, Lamartine et Romain Rolland, Cadet Rousselle et le chanoine Kir. Il y a le ban bourguignon et la Morvandelle. Il y a le Père Janvier et la Mère Lusine. Il y a la bonne chère érigée en art de vivre. Il y a la moutarde et les escargots, évidemment. Il y a la paulée de Meursault et le carnaval des gôniots de Chalon. Il y a ce parler haut en couleur, avec ses beurdins et ses bareuzaïs, ses treuffes et ses rabasses.


Il y a tout cela en Bourgogne et il y a bien plus encore ! Partir à la découverte de cette terre et de ceux qui y vivent, qui y ont vécu, telle est l’ambition de cette nouvelle édition. . Semblable au colporteur d’autrefois qui orne la couverture, il vous propose une déambulation à travers les trésors du patrimoine, la petite et la grande histoire, les coutumes et les métiers d’autrefois, les traditions oubliées ou encore vivaces, les secrets des terroirs, les grands hommes et les illustres anonymes, les richesses de la langue, les anecdotes surprenantes.


DES HISTOIRES DRÔLES
Sans oublier le calendrier et ses lunes, des conseils pratiques et des suggestions de sorties en famille, des recettes et des histoires drôles, et bien d’autres rubriques utiles au quotidien.
Mais n’est-ce pas le propre d’un Almanach de se nourrir du passé pour mieux s’inscrire dans le présent ;
Comme le colporteur en couverture qui, jadis, parcourait villages et villes. L'almanach est  chargé de sa précieuse marchandise, il a la besace bien remplie d’informations uniques qui plongent le lecteur au cœur de sa région. Anecdotes historiques, monuments ou sites célèbres, personnages illustres, recettes traditionnelles, autant de richesses dans l’Almanach qui contribuent à façonner l’identité et la singularité Bourguignonne.
Agréable à lire et à regarder, cet ouvrage coloré propose des articles percutants et utiles pour la vie quotidienne tels que des précieux conseils de jardinage.

 
 
Imprimer - - par Daniel DERIOT - 4 nov 2019

J'AI LU POUR VOUS : « ROISSY » de Tiffany Tavernier ...


Alors … le hasard n’en n’étant pas un … où pas vraiment … j’offre récemment ce livre, dont j’ai entendu parler en « bien » dans une émission à Grande écoute et Grande librairie, à une amie chère … et la même semaine, une autre amie à moi … me l’offre !!



A ce stade, il y a anguille sous roche !!
Où baleine sous gravier … comme dit ma petite-fille !!

Le hasard n’existe donc pas, c’est pourquoi l’histoire de ce beau livre est une belle et touchante aventure au cœur du cœur, de la vie, qui m’a émue … et beaucoup de lecteurs, me semble t’il, en regard des ventes de cet ouvrage.

« « La 4ème de couv. nous dit : « Marcher, toujours marcher pour ne pas être captée par les caméras de surveillance. Munie de sa valise, elle arpente inlassablement les couloirs de l’aérogare. Touristes affolés, hôtesses raffinées et hommes d’affaires pressés, sont son seul refuge face à la peur qui l’assaille.
Car, depuis maintenant huit mois, elle ne possède ni mémoire ni passé.
Elle est une indécelable, et Roissy et devenu son foyer » ».

Donc, c’est ici que le voyage commence … dans le Terminal 2 de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, l’un des plus grands aéroports du monde … lorsqu’il devient un refuge … et non plus un lieu de passage.

Une femme seule déambule, traînant sa valise à roulettes, l’ai sure d’elle, se dirigeant chaque jour qui passe, vers une destination inconnue.

Les aéroports, notamment ROISSY dans notre histoire, sont des lieux de passage, dans lesquels on ne reste pas. Pourtant, peu le savent, des personnes y vivent des mois … voir plus.


C’est ce que Tiffany Tavernier, scénariste et écrivaine, a réussi à nous plonger et sensibiliser au sein de ce monde parallèle … celui de l’errance … de la recherche de soi … au travers d’un univers de voyages et de rêves … pour les autres !!

Des critiques dithyrambiques accompagnent cet ouvrage de poche :

* « Chemin faisant se dessine le magnifique portrait d’une femme en déshérence, dont on verra insensiblement se dévoiler la face secrète » : Muriel Steinmetz, l’Humanité

* « On voudrait ne jamais quitter le Roissy de cette romancière habitée, parcourir encore ce lieu magique, tel un naufragé atteignant son île par sa beauté vertigineuse » : Christine Ferniot, Télérama.


LE MOT DE L’AUTEUR : « parfois, je me dis que j’aimerais rester ici toute ma vie. Partout ailleur, le monde me fait si peur » …


Un joli livre, une belle histoire … un témoignage émouvant … en livre de poche aux éditions POINTS.

Article et photo de couverture : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* photo auteur : Philippe MatsasLeemage
* couverture : François-Xavier Delarue
* Editions Points, 57 rue Gaston-Tessier Paris XIXè
* IBSN 978.2.7578.7735.7/Imp. En France 08.19
* prix en poche : 7,20 €

 
Imprimer - - par christiane. chapé - 3 nov 2019

PARLONS LIVRES : CLIMAT, environnement...dans l'actualite

CLIMAT, environnement...dans l'actualite
Imprimer - - par GROSJEAN Thierry - 30 oct 2019

Le nouvel album d'Anne Herbauts est sorti !

Quand on offre un livre à un enfant, il faut le lire avant, bien sûr ! Donc, c'est avec beaucoup d'attention que je viens de lire le nouvel album d'Anne Herbauts, Matin Minet, Le point du jour...

 

C'est toujours beau des illustrations d'Anne Herbauts et la tradition est encore respecté ! Les illustrations sont remarquables, pleines de richesses et surprises. j'ai adoré !

Quant à l'histoire elle-même, elle très poétique. Matin Minet est à la recherche du Point du jour... Mais où se cache-t-il ? Chaque ami rencontré donne sa version et ce n'est pas simple d'aller au-delà de ces différentes versions pour trouver la vérité...

Mais vous découvrirez cette vérité en allant au bout de ce petit album à lire et faire lire... Un petit bijou...

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 19 oct 2019

LIVRES : Bientôt Montreuil, mais prenons notre temps !

Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil va vivre dans quelques semaines sa trente-cinquième expérience et ce n’est pas rien ! C’est devenu un monument, un incontournable, une référence dans le domaine de la lecture des jeunes (et même des moins jeunes !).

 

 

A titre personnel, sur les 34 épisodes déjà passés, j’ai bien dû en vivre 25 ou 26 et je ne m’en lasse pas. Depuis peu, je me fais même accompagner par une de mes petites-filles qui adore les livres et les salons du livre… Et, pourtant, elle n’a que trois ans ! C’est comme cela, il faut prendre les bonnes habitudes le plus tôt possible !

 

Ce qui est certain c’est que le mardi 8 octobre j’étais bien à Paris, au ministère de la culture dans le magnifique salon des maréchaux, pour le lancement officiel de cette édition de Montreuil. Oui, quand on dit tout simplement Montreuil tout le monde comprend bien qu’il s’agit de ce salon du livre et de la presse jeunesse…

 

 

Les professionnels et journalistes étaient bien là sous les ors de la République, il manquait quand même les principaux concernés, les enfants. On dit que déjà plus de 1500 enfants seraient inscrits pour venir avec leur classe, leur maison de quartier, leur association ou leur centre social ce qui démontre bien l’importance de ce rendez-vous culturel et littéraire de fin novembre-début décembre !

 

D’ailleurs, depuis quelques années, les acteurs politiques, sociaux, culturels, familiaux, éducatifs et mêmes sportifs sont de plus en plus nombreux à devenir partenaires ou participants. Ce salon n’est plus local, départemental, régional ni même national, il est tout simplement international !

 

 

Parmi les gros partenaires (il est tout simplement impossible de tous les nommer), les Caisses d’allocations familiales sont présentes car on sait bien que la lecture est un facteur d’épanouissement, de réussite, d’intégration et qu’elle va servir de support à de nombreuses actions. Quand le père Wresinski allait à la rencontre des plus démunis, il y allait avec des livres à la main ! Oui, le livre aide à grandir, à vivre…

 

Cette année, le thème doit nous interpeller profondément car il s’agit d’un appel à la lenteur, tout simplement ! Ralentir pour développer chez chacun des enfants (enfin, les adultes ont droit aussi de ralentir) la capacité à rêver, penser, comprendre, créer, écouter, partager, aider, construire ensemble… et ce n’est pas gagner dans un monde où tout est toujours à faire pour hier !

 

Et ce souci de la vitesse (avec son angoisse attenante) est transmis aux enfants, dès le plus jeune âge, sans aucune précaution… Presse-toi ! T’as pas encore fini ? Tu as fait tes devoirs ? On va être en retard ! Arrête de lambiner ! Dépêche-toi ! Finis de t’habiller ! Va prendre ta douche il ne reste plus que cinq minutes avant de partir ! Finis ton assiette pour qu’on puisse passer au dessert ! Et quand est-ce que l’on prend le temps de respirer ? de regarder ? d’écouter ? de lire ? de penser ?

 

 

La petite fille qui a tout compris dit avec ses mots : J’aime pas que je me presse !

 

Alors, à Montreuil cette année, non seulement tous les auteurs présents (plusieurs centaines) s’exprimeront sur cette lenteur et le salon vous invitera à faire une halte prolongée, au soleil, avec les auteurs de l’île de la Réunion, l’invitée d’honneur de ce 35ème salon du livre et de la presse jeunesse…

 

On vous reparlera des auteurs invités, des sélections pour la jeunesse, des Pépites 2019, mais vous comprendrez bien que l’on prenne un peu le temps de digérer tout cela… Non ? Ce qui est sûr, c’est qu’il faut déjà retenir les dates de ce salon, du mercredi 27 novembre au dimanche 1er décembre (le lundi est réservé aux professionnels) et sachez que l’on peut très bien y aller en train même sans trop se presser…

Imprimer - - par Bonnet Michel - 15 oct 2019

L'été c'est fait pour lire... fin

L’été c’est fait pour lire et j’espère que vous en avez bien profité ! De l’été bien sûr, car pour la lecture, même si l’été c’est fait pour lire, il n’est pas déconseillé de lire en automne, en hiver ou au printemps… Il ne s’agissait que d’une chronique Internet et d’une émission de radio, pour le reste nous continuerons à deviser ensemble de livres, de lectures, de bandes dessinées… et même de cuisine !

 

J’utilise cette expression L’été c’est fait pour lire car en radio c’est plutôt efficace d’avoir une sorte de slogan pour marquer les esprits. Heureusement, je lis tous les jours où presque avec la même joie et un dynamisme sans cesse renouvelé par ces auteurs qui enchantent nos vies !

 

D’ailleurs, c’est tout au long de l’année que j’écris mes chroniques et pas seulement l’été. C’est presque comme si dès maintenant je commençais à mettre quelques livres de côté pour l’été prochain… car, si Dieu me prête vie jusqu’à l’été prochain, l’été c’est fait pour lire reviendra !

 

Une telle chronique estivale représente quand même un peu plus de cent chroniques et c’est quand même assez contraignant surtout que je les mets en ligne sur trois sites différents et les enregistre pour trois radios… Quand l’automne arrive, c’est un peu comme si c’était les vacances… d’autant plus que mes activités professionnelles vont fortement diminuer à partir de maintenant… Cela me donnera plus de temps pour lire et m’occuper de mes petits-enfants !

 

Bien sûr, pour les amateurs de bandes dessinées, ce sera l’occasion de prendre le temps d’écouter le Kiosque à BD sur RCF en Bourgogne qui, cette année, est inclus dans le rendez-vous littéraire de l’antenne, tous les jours à 11h15. C’est une émission de 15 minutes et je vous parlerai bédé deux fois par semaine, les jeudi et vendredis ! Bien sûr, on parlera bédé aussi sur vivre-a-chalon, critiques libres et Facebook et ces chroniques écrites seront aussi diffusées en radio sur Déclic Toul et RCF-Jérico-Moselle !

 

Mais, c’est aussi lors de conférences avec l’université pour tous de Bourgogne (UTB) que nous parlerons aussi de livres car cette année, je m’attaque aussi à François Rabelais et aux lectures de rois de France ! Tout un programme !

 

Chaque année, cette chronique estivale me permet de relire quelques textes, ouvrages que j’avais perdus de vue, des livres oubliés ou que je n’avais pas appréciés à leur juste valeur. Là, relecture, écriture, méditation et digestion livresque font que je reprends de l’appétence pour certains pans de ma bibliothèque et c’est une excellente chose même si cela ne facilite pas le travail d’élagage régulier. De plus, ce temps de relecture empêche parfois la découverte de certaines nouveautés…

 

Mais, pour finir cette saison, je vous conseille de relire (ou lire pour certains) un livre de François Rabelais, je pense que Gargantua est celui à prendre en priorité, et ainsi, vous pourrez venir à la conférence Oser lire Rabelais de l’UTB de Chalon ou du Creusot…

 

En attendant de comprendre par l’expérience le génie rabelaisien, je vous souhaite une bonne fin d’été et bonne lecture !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 22 sept 2019

L'été c'est fait pour lire, 21 septembre :les châteaux de la Loire

L’été c’est fait pour lire mais voilà que l’automne arrivant on nous rappelle que nous avons un patrimoine à faire vivre, à conserver, à connaitre… Les journées européennes du patrimoine sont une occasion forte pour penser à ce fameux patrimoine… Mais qu’est-ce que ce patrimoine ?

 

Le problème c’est que ce n’est pas simple de définir ce qu’est le patrimoine culturel (certains parlent de patrimoine historique, d’autres de patrimoine humain…). Là où maintenant tout le monde semble d’accord c’est que ce patrimoine est à la fois matériel et immatériel, qu’il peut être artistique, historique ou culturel au sens très large (gastronomie, façon de s’habiller, de travailler…). On peut avoir dans ce patrimoine un aspect architectural, industriel, religieux, maritime… Il n’y a presque pas de limites !

 

Personne ne sera étonné que je privilégie quant à moi le patrimoine historique et livresque, les deux pouvant se croiser sans aucune difficulté comme je vais vous le montrer dès maintenant ! En effet, depuis mon plus jeune âge, j’ai été initié à la visite des monuments historiques de toute nature. Quand nous nous déplacions – je rappelle qu’à l’époque pour aller en Bretagne il fallait faire escale quelque part – mon père choisissait toujours un lieu spécifique à visiter : château, abbaye, vieux village, gorges d’une rivière… et même ancienne manufacture ! Tout y est passé et j’en garde un excellent souvenir ! Souvent, d’ailleurs, le repas du soir dans une auberge était ponctué de spécialités gastronomiques locales qui elles-aussi sont encore bien ancrées dans les souvenirs gustatifs !

 

Seulement, à cette époque, j’étais déjà passionné d’histoire et tout ce que je voyais, entendais, visitais, goûtais… venait se glisser dans ma mémoire historique avec des dates, des faits, des lieux, des repères… Je me suis ainsi, grâce aux us familiaux, créé une mémoire multi sensorielle et patrimoniale ! J’ai essayé de transmettre cela à mes enfants, puis maintenant à mes petits enfants, mais j’avoue que ce n’est pas si simple car les repères manquent : peu de dates de référence, aucune préfecture, département ou capitale régionale en tête, peu de curiosité culinaire… bref, pas simple !

 

Je ne me plains pas quand même mais quand on visite un château comme Langeais et que l’on ne connait pas Charles VIII et Anne de Bretagne, on part de loin et il faut expliquer beaucoup avant de pouvoir commencer la visite ! Finalement, c’est avec la gastronomie que j’ai le moins de problème car partir à l’aventure culinaire fait souvent moins peur que de vouloir comprendre un ordre monastique…

 

Mais comme l’été c’est fait pour lire, revenons au lien patrimoine-livre. Puisque je suis en train de préparer une conférence sur Rabelais, c’est vers les régions de la Loire que mon regard se tourne. Rappelons en effet que Rabelais est né probablement vers 1483 (ou même en 1494 car ce n’est pas très précis selon les uns ou les autres) à Seuilly, petit village  en Indre-et-Loire. Il est né dans la Devinière qui est devenue assez récemment le musée Rabelais. C’est tout proche de Chinon… Et donc, j’ai choisi le livre Les châteaux de la Loire de Jean des Cars…

 

Pourquoi cet ouvrage et cet auteur ? Justement, parce que cela me semble la meilleure incarnation du combat pour le patrimoine. L’ouvrage traite des châteaux de la Loire, mais ce n’est pas un guide touristique (aucun élément sur les prix, les horaires et autres choses de ce genre), ce n’est pas un véritable guide historique avec tous les éléments sur l’architecture, le contexte historique, les personnages… Non, en fait, il choisit de façon personnelle dix châteaux pour lui représentatifs de cette vallée merveilleuse (Angers, Chinon, Ambroise, Blois, Azay-le-Rideau, Le Clos-Lucé, Chambord, Chenonceau, Cheverny et Villandry) et pour chacun il écrit une évocation à partir de quelques temps forts sans vouloir être exhaustif. Cela crée de l’émotion, de l’envie, du savoir, de la curiosité… Quand on a terminé l’ouvrage, on a envie de visiter celui ou ceux que l’on ne connait pas encore (pour moi Villandry et Azay-le-Rideau), de lire quelques ouvrages complémentaires pour mieux connaitre Henri II Plantagenet, Henri duc de Guise ou Marie de Médicis…

 

Il s’agit d’un très bon livre de vulgarisation, très accessible et qui constitue la meilleure introduction pour votre voyage en Val de Loire, vous savez, celui que vous avez prévu en été 2020 avec la visite de plusieurs châteaux…

 

Mais, en attendant, comme l’été c’est fait pour lire, bonnes journées du patrimoine et bonne lecture à tous !  

Imprimer - - par Bonnet Michel - 21 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Histoire de Marseille en treize évènements

L’été c’est fait pour lire et c’est aussi, cette activité de la lecture, une magnifique façon de voyager tranquillement en restant chez soi. Finalement, le livre coûte généralement moins cher que le billet d’avion, ça pollue probablement moins et on peut y revenir très souvent…

 

Dans les villes françaises, je parle des grandes villes française, il y en a que je ne connais quasiment pas. C’est le cas de cette grande ville de Marseille où je n’ai été que quelques fois, très rapidement, et dont je n’ai presque aucun souvenir. Pourtant, quand un Marseillais entre dans votre famille, il me semble important de découvrir cette ville, cette région, cette culture…

 

Par ma mère d’origine provençale, j’avais bien quelques notions mais cela s’arrêtait à Pagnol et une fameuse partie de cartes… Il était donc temps d’aller un peu plus loin, au moins par les livres dans un premier temps…

 

Marseille est la plus ancienne ville de France et à l’occasion de ses 2600 ans, sacré anniversaire, Roger Duchêne – historien français qui a enseigné jadis à Bourg-en-Bresse et qui est décédé en 2006 à Marseille où il a été l’un des plus fameux historiens de la ville – et Jean Contrucci – journaliste marseillais et romancier de polars – ont écrit une somme colossale et de référence sur la ville phocéenne. Ce Marseille paru en 1999 est un ouvrage qui contient tout ou presque sur la ville qui est fière de ses siècles d’histoire, d’aventures identitaires et de courses footballistiques… heureusement, dimanche soir l’OM est allé gagner à Monaco, la sérénité familiale persistera… Mais, si le livre est complet, reconnaissons qu’il est assez ardu à lire et coûteux aussi…

 

J’en ai donc trouvé un second, à peine moins cher mais beaucoup plus accessible, Histoire de Marseille en treize évènements, ouvrage collectif réalisé sous la direction de Philippe Joutard. Ce dernier a été historien à l’université d’Aix en Provence et il est membre honoraire de l’Académie de Nîmes. L’avantage de cet ouvrage est de proposer treize évènements, comme les treize desserts provençaux, sans vouloir être exhaustif et trop scientifique… De plus, il y a de nombreuses illustrations qui accompagnent les récits évènementiels…

 

Bien sûr, tout commence avec la fondation de la ville par les Phocéens. Ces gens venaient de l’actuelle Turquie, d’une ville grecque, et ils ont fondé tout autour de la mer Méditerranée des villes dont une garde son nom de citée phocéenne, Marseille. Mais on oublie que ces mêmes Phocéens furent à l’origine d’Agde, Avignon, Aléria, Nice, Antibes…

 

Le grand port fut à l’origine de nombreux départs et arrivées de France et en France mais nous allons nous arrêter quelques instants sur la peste qui au moins deux fois arriva par la mer à partir de ce port de Marseille. La dernière, celle de 1720, va retenir l’attention des auteurs car c’est celle pour laquelle on a le plus de documents… Or, cette peste va probablement toucher la ville entière et sa banlieue en tuant un tiers de sa population… Les échevins de la ville se sont engagés à aller à la messe tous les 28 mai au monastère de la Visitation et l’évêque de Marseille a consacré la ville au Sacré-Cœur… Une église sera construite après la première guerre mondiale, le Sacré Cœur du Prado, en mémoire des victimes de la peste et de la Grande Guerre…

 

Je ne m’étendrai pas sur Marseille et Napoléon III, le second empire ayant laissé de nombreuses traces d’urbanisation moderne, mais je terminerai par évoquer la face sombre de Marseille, ville de départ pour les guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, de retour pour les pieds-noirs aussi, n’oublions pas ! Pour beaucoup de Français les souvenirs seront lourds mais la ville a su se remettre d’aplombs après et aujourd’hui, Marseille c’est aussi une grande ville de culture, son Mucem (musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) ayant montré indiscutablement son poids européen…

 

Voilà comment avec deux ouvrages on part poser ses bagages à Marseille durant quelques heures. Alors que j’avais un a priori contre Marseille, j’avoue avoir envie de retourner là-bas découvrir la ville, la mer, le Mucem, le Château d’If et même la Canebière !

 

Alors, puisque l’été c’est fait pour lire, prenons le temps de voyager avec des livres !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 18 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Rhys Bowen

L’été c’est fait pour lire et les lectures s’enchainent à grande vitesse surtout quand il s’agit d’une suite… J’ai dis que j’avais été séduit par l’écriture et légère, pleine d’humour et d’humanisme de Rhys Bowen et que je m’étais précipité chez mon libraire pour avoir dès cet été la suite de Son espionne royale mène l’enquête. C’est ainsi que j’ai pu lire, alors que j’étais encore sur le bord de l’océan, Son espionne royale et le mystère bavarois.

 

Le deuxième roman de cette série est différent du premier avec des points forts et des points faibles. Commençons par le point négatif si on peut dire : il y a moins d’humour ou on s’est peut-être habitué à cet humour qui nous fait moins rire… Je crois qu’en fait, la romancière a pris un cap d’écriture et les thématiques prennent le dessus sur l’ambiance même si le sourire peut être encore là, le rire, non…

 

Les thématiques se solidifient indiscutablement. En effet, la famille royale, la reine en particulier, est toujours inquiète par la relation entre le Prince de Galles et Mme Simpson. Nous sommes en 1932 et cette liaison avec une femme mariée américaine cause du souci. Il faudrait trouver une femme au Prince de Galles et Georgiana est toujours associée par la reine pour distraire le prince David de sa chérie… Il semblerait que ce soit Mission impossible !

 

Par ailleurs, Georgie reçoit une seconde mission qui va prendre le dessus dans ce roman, recevoir et prendre en charge une princesse bavaroise, Hanneflore de Bavière… Une très jeune femme de 18 ans qui sort d’un pensionnat de religieuses et qui ne connait rien de la vie… Reconnaissons que cette situation permettra quelques éléments drôles quand même alors que très rapidement les morts suspectes et crimes vont se multiplier autour des deux amies car Hanneflore et Georgie vont bien devenir amies…

 

Pour ceux qui n’auraient pas suivi la première chronique sur cette série de romans policiers, rappelons que Georgiana appartient à la famille royale mais qu’elle est fauchée, qu’elle n’a pas de mari ni d’amant, qu’elle vit seule dans sa demeure londonienne sans personnel de maison et que son grand-père est un petit roturier. En fait, c’est un ancien policier, simple policier de quartier… Mais sa fille est une grande actrice qui a épousé un duc… d’où la présence de Georgie dans les proches de la reine…

 

Rhys Bowen – pseudonyme de Janet Quin-Harkin quand elle écrit des policiers – a déjà écrit quatorze titres dans cette série Son espionne royale… Je ne sais pas si le projet existe de tout traduire mais j’espère quand même encore quelques titres car cette série est plaisante et totalement adaptée à une lecture estivale car, comme vous le savez bien maintenant, l’été c’est fait pour lire !!!

Imprimer - - par Bonnet Michel - 17 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Rabelais et Céline

L’été c’est fait pour lire et c’est bien normal de vouloir en profiter jusqu’aux dernières lueurs de soleil… D’ailleurs, même quand le soleil est voilé, on a le droit de lire à la chandelle… Et même quand l’automne pointera son nez derrière les nuages, la lecture sera encore d’actualité même si cette rubrique radio et Internet cessera, se mettra en sommeil bien au chaud jusqu’à l’été prochain…

 

 

 

Alors, puisqu’il est encore temps de partager autour des livres, même si je devine bien que l’entreprise est délicate et que l’on me reprochera beaucoup après cette chronique, j’ai envie de vous dire combien pour moi Rabelais et Céline sont des frères d’écriture et probablement même des cousins en humanité d’une certaine manière… Ne criez pas, je m’explique un peu !

 

C’est par la fin de leurs vies que je commencerai mon propos car c’est là le plus édifiant. Ils n’attendaient plus rien de quiconque, ils doutaient de tout et ils avaient le sentiment d’un certain échec de leurs vies.

 

Ils étaient tous les deux médecins, l’un avait soigné les plus grands de son époque, du pape aux cardinaux, du roi aux divers princes… L’autre avait arrêté de soigner quand l’humanité l’avait cruellement déçu lors de la Première Guerre mondiale, guerre à laquelle on l’avait fait participer sans trop lui demander son avis…

 

Tous deux avaient plongé dans l’écriture avec outrance, excès, vulgarité, pour réclamer plus de paix, de justice, de tolérance, d’humanité…

 

Et là, en fin de vie, ils avaient repris le chemin des patients et de la médecine. L’un soignait les pauvres bougres du côté de Saint-Maur-des-Fossés, l’autre autour de Meudon-la-forêt. Aucun ne se faisait payer, ils estimaient inconsciemment que cela compenserait, peut-être, leurs erreurs, leurs fautes, leurs crimes… et même pourrait racheter leurs âmes ! Mais, tous les deux doutaient de l’existence de ces dernières… alors pourquoi les racheter si ce n’est en affirmant une sorte d’humanisme qui avait survécu à leurs vies chaotiques… Allez savoir !

 

Les deux hommes ont écrit avec leurs tripes, certains diraient qu’ils éructaient plus qu’ils n’écrivaient, qu’ils hurlaient plus qu’ils ne disaient… et c’est probablement bien la vérité, une vérité qui les a fait bannir de certains manuels et cours de littérature…

 

Ils n’hésitaient jamais à inventer des mots, des adjectifs, des superlatifs, pour rendre encore plus réels leurs cris du cœur. Cette écriture était bien au-delà de leurs vérités, de leurs existences… D’ailleurs, Rabelais n’était pas plus alcoolique et pornographe que Céline criminel ou même antisémite. Oui, je vous entends hurler contre moi mais je suis peut-être dans la vérité si on regarde les faits avec attention, les mots avec sérieux…

 

Le Juif chez Céline, le roi ou le chef de guerre, les clercs et religieux, chez Rabelais, sont des êtres particuliers qui sont responsables des malheurs de l’humanité, de tous les malheurs. C’est excessif, irrationnel, injuste… mais cela permet de pointer du doigt ce qui est mauvais dans la société pas de faire un procès aux individus. C’est l’organisation qui est mauvaise pas une caste ou une autre… Les deux auteurs sont chacun à leur façon de grands révolutionnaires, ils veulent changer la société…

 

Pourtant, les résultats de cette révolution peuvent être délirants et scandaleux. Un roi guillotiné, un Juif brûlé, un catholique massacré par un protestant, un protestant jeté à la Seine par un catholique… tous ces crimes ne sont pas ce que voulaient les deux littérateurs, et, pourtant, les crimes eurent lieu !

 

Alors, que l’on ne se trompe pas, je ne pardonne rien à Céline mais je réfléchis d’une façon particulière en comparant toujours Rabelais et Céline en tant qu’auteurs. Rabelais était très bien entouré et protégé et cela lui a probablement évité les pires erreurs alors que Céline n’avait pas à ses côtés un Cardinal du Bellay ami de François 1er… C’est peut-être là la seule différence… Qui sait ?

 

 

Voilà, je ne veux pas aller plus loin, je voulais juste faire un rapprochement osé et rapide entre ces deux hommes alors que je finis la préparation de ma conférence sur Rabelais… Mais, comme l’été c’est fait pour lire, n’est-ce pas le moment de relire en parallèle les deux ouvrages de références de ces deux auteurs, Gargantua et Voyage au bout de la nuit ? Et on en reparlera plus tard !

 

Et comme l’été c’est fait pour lire, c’est le bon moment pour cette entreprise littéraire ! Bonne lecture à tous !

 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 14 sept 2019

L'été c'est fait pour lire Amélie Nothomb

L’été c’est fait pour lire et quand on arrive à la fin de l’été on est aussi confronté à la pile majestueuse des livres de la rentrée. Alors, puisque l’un de ces romans est le petit nouveau d’Amélie Nothomb dont tout le monde s’accorde à dire et penser qu’il s’agit un bon cru, je me suis souvenu de cette femme que j’ai eu la chance de rencontrer dès son premier roman… Puis, d’année en année, durant sept ou huit, nous nous sommes retrouvés lors de ce salon que l’on aimait bien, Le livre sur la place de Nancy… Amélie Nothomb a une forme d’écriture boulimique puisqu’elle publie un livre par an depuis son premier roman, Hygiène de l’assassin !

 

Au début de nos rencontres, je la trouvais tout simplement sympathique, accessible, naturelle. Puis, j’ai senti qu’elle se fabriquait un personnage, une image, un look… J’avais le sentiment qu’elle cherchait à se protéger comme si elle était timide et qu’elle voulait échapper à la médiatisation excessive de sa personne. Du coup, elle donnait en pâture son personnage et restait cachée dans l’ombre… Vous croyez savoir qui elle est et en fait peu la connaisse en profondeur…

 

J’entends souvent beaucoup de mal de son écriture, de la facilité dans laquelle elle se complairait, des thèmes récurrents qu’elle utilise jusqu’à saturer les pauvres lecteurs. Littérature facile signifierait-il mauvais ouvrage ? Non, en fait, tout dépend de ce que vous attendez de la lecture du livre. Si vous avez envie de trouver un roman estival, agréable à lire sans provoquer des céphalées infernales, Amélie Nothomb peut vous offrir ce bonheur de lecture que vous recherchez et vous n’avez pas à en rougir. Vous avez même le droit de considérer qu’un roman qui vous apporterait cela serait un bon roman, tout simplement.

 

Un exemple ? Une forme de vie ! Il s’agit d’un roman de 2011 qui existe déjà en format poche ce qui n’est pas un critère de choix mais est toujours bon à prendre par les temps qui courent. Dans les critères qui me pousseraient à choisir ce roman je mettrais la forme. Amélie Nothomb aime jouer avec les formes de ses textes comme elle adore perdre le lecteur avec des personnages qui parfois lui ressemblent, pensent comme elle… Et c’est bien le cas ici. Il s’agit d’un échange épistolaire entre l’auteur et un soldat américain en poste en Irak. Mais c’est aussi un véritable roman car il n’y a pas que les lettres brutes. Roman ? Oui, c’est vrai que l’on n’arrive pas toujours à être certain de la nature des personnages. Cet auteur qui écrit est-ce réellement Amélie Nothomb ? Le doute subsiste jusqu’à la fin… D’ailleurs qu’elle est la marge entre fiction et réalité ? Seul l’auteur le sait… et encore !

 

Notre soldat américain, enfin celui qui s’adresse à l’Amélie Nothomb du roman, a une particularité. Sa taille, son obésité ! Le stress de la guerre le pousse à manger et ce conflit le transforme en monstre, en baleine échouée sur le sable irakien…

 

Le dialogue par texte interposé permet à Amélie de traiter, à sa façon, un certain nombre de thèmes qui lui sont chers : la correspondance avec ses lecteurs, l’alimentation, le corps, l’empathie…

 

Alors bien sûr, Amélie Nothomb va jouer avec le lecteur en provoquant une surprise de taille alors que tout semblait joué et acquis. Je ne vous en dirai pas plus, mais cela va nous faire changer notre regard sur cette correspondance et certains n’hésiteront pas à relire le livre, ce qui sera sans conséquence sur votre vie privée car tout cela se vite et bien…

 

Le thème de la nourriture chez Amélie Nothomb est récurrent et c’est aussi le signe d’une forme de mal être profond. Non, elle n’a pas encore réglé tous ses problèmes existentiels et elle se soigne en écrivant… C’est du moins ce que je pense en évitant de glisser dans une sorte de thérapie de salle de bain ou de cuisine, certains diraient de comptoir…

 

Nous voilà donc avec un bon auteur estival, un roman sympathique et ce sera aussi, pour certains, l’occasion de lire, de découvrir d’autres textes d’Amélie Nothomb comme Le sabotage amoureux, Combustibles ou Acide sulfurique… Vous pourriez presque tout lire puisque l’été c’est fait pour lire ! Alors, du coup, n’oubliez pas le petit dernier, Soif !

 

Bonne lecture à tous !

 
 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 13 sept 2019

J'AI LU POUR VOUS : « Réquiem pour l'Est » d'Andréï Makine ...


La 4ème de couverture nous dit : « Je me savais à présent incapable de dire la vérité de notre temps.

Je n’étais ni un témoin objectif, ni un historien, ni surtout un sage moraliste.



Je pouvais tout simplement reprendre ce récit interrompu alors par la nuit, par les routes qui nous attendaient, pas les nouvelles guerre. »

« « L’histoire : un médecin militaire, engagé par les services de renseignements soviétiques, retrace l’hallucinant destin de son grand-père Nikolaï et de son père Pavel, les oppressions des années 20, les purges, les violences nazies et la Seconde Guerre Mondiale …

Un chant pour les morts d’hier et aujourd’hui, une tragédie jalonnée de crimes, de viols et d’illusions perdues et une histoire tragique tissée de larmes et de sang, et, en même temps de tant d’humanité, la profonde humanité de son père et de son grand-père vont aider le narrateur à se pacifier et accepter son destin » » …

En toile de fond de cette histoire, une Russie éventrée et bouleversée.

J’ai été touchée au plus profond de moi par ce livre … au travers d’une écriture lyrique et précise, faisant surgir une lumière profonde au cœur du plus noir de l’humain.

Un texte dur mais d’une incroyable richesse.

Une richesse qui lui restait de sa vie ancienne … juste ce cahier rempli de poèmes d’adolescence.


Article et photo : Christiane Chapé

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* Folio ISBN 2-07-04-041808-1
* photo : Jean Dominique Burton

 
Imprimer - - par christianechapé - 11 sept 2019

L'été c'est fait pour lire... des auteurs "à la plage"

L’été c’est fait pour lire et quand on croise en librairie une collection qui porte le nom de « … à la plage », je ne peux que faire une halte, ouvrir, lire quelques lignes et repartir avec un nouvel opus à aller déguster sur le sable fin… Bon, tout cela n’est valable que si on est en bordure de mer ou de lac et s’il y a du soleil ! Sinon, on se contentera de son fauteuil, de la cheminée, de son lit chaud et douillet… Enfin, vous avec le choix de lire où vous voulez, on ne va quand même pas régenter votre vie !

 

Donc, contemplant cette collection de vulgarisation que je ne connaissais pas avant cet été, j’ai décidé de repartir avec trois ouvrages, ceux consacrés à des auteurs que je ne connaissais pas ou presque pas… Kant à la plage, la raison pure dans un transat, Proust à la plage, la recherche du temps perdu dans un transat, Darwin à la plage, l’évolution dans un transat. J’ai oublié Colette, Marx, Einstein… car j’ai choisi réellement ceux pour lesquels j’étais prêt à la grande découverte !

 

 

Je reviendrai certainement, un jour, sur chacun de ces ouvrages en détails mais je voulais, dès maintenant, traiter du bien-fondé de cette collection et de l’utilité absolue d’avoir à disposition une bonne collection de vulgarisation. Une fois, j’ai rencontré une personne dans le monde du spectacle qui croyait que je méprisais son spectacle en disant qu’il s’agissait d’une bonne vulgarisation… Elle ne savait pas que la vulgarisation était bien autre chose qu’une version avec des gros mots !

 

Il ne peut pas y avoir de bonnes recherches, de grandes sciences et de magnifiques découvertes sans qu’il y ait aussi une bonne vulgarisation, c'est-à-dire une mise à disposition de ces éléments souvent complexes au grand public. Le grand public n’est pas non plus un gros mot, c’est nous tous d’une façon générale…

 

Prenons, par exemple, les philosophes. Dans nos vies quotidiennes, nous n’avons pas besoin de tout savoir sur les travaux de tous ces grands philosophes. Par contre, comprendre ce que Socrate, Sénèque, Thomas d’Aquin, Kant ou Simone Weil peuvent nous apporter lors de nos grandes interrogations humaines, oui, cela est utile, même indispensable ! Puis, après, si besoin est, si nous sommes curieux, si nous voulons aller plus loin, alors, on pourra lire des ouvrages plus complexes de ces auteurs eux-mêmes…

 

Cet échelon d’accessibilité devrait être assumé par l’enseignement. C’est ce que j’ai toujours tenté de faire depuis quelques décennies mais je reconnais que parfois c’est délicat car nos étudiants n’ont pas toutes les bases nécessaires. J’ai eu des étudiants qui n’avaient jamais lu un livre en entier, certains n’avaient vu qu’un seul spectacle vivant de leur vie et d’autres estimaient de bonne foi que lire était perdre son temps… C’est tout petit qu’il faut commencer à prendre les bonnes habitudes : réfléchir par soi-même, se donner des objectifs, lire, échanger avec les autres, ne pas suivre le mouvement sans s’être posé des questions…

 

L’avantage de cette collection, c’est avant tout de ne pas s’adresser spécifiquement à des lecteurs confirmés d’ouvrages complexes. Vous avez entendu parler de Kant, de Proust, de Darwin… vous voulez juste savoir de quoi il s’agit ? Alors, c’est pour vous ! C’était aussi pour moi !

 

Kant était un philosophe que je ne connaissais pas du tout, je l’avais bien croisé dans l’année de terminale mais il ne m’avait laissé aucun souvenir précis si ce n’est ce titre « Critique de la raison pure » (1781). Peut-être ne pensais-je pas être capable d’une raison pure, allez savoir ! Mais maintenant, j’en ai compris les grandes lignes, je vois où il se situe dans la pensée humaine et son questionnement est bien arrivé jusqu’à moi… Du coup, moi aussi, j’aurais bien aimé croiser dans la rue son serviteur, être invité à manger et échanger avec le maître… Ma liberté aurait été alors d’accepter ou pas… Bon, nous reviendrons sur tout cela un jour…

 

Ce qui est certain, c’est que maintenant j’ai compris ce personnage et sa pensée, j’ai envie de reprendre mes essais de lecture de Proust et Darwin n’est plus un mystère complet… Comme quoi, lire sur la plage ou sur un transat n’est peut-être pas si inutile que cela ?

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, comme l’été n’est pas terminé, bonne lecture à tous !

 

Nota Bene : il se pourrait bien que l’on puisse lire aussi durant l’automne, non ?

Imprimer - - par Bonnet Michel - 11 sept 2019

L'été c'est fait pour lire (complément) : Des chrétiens contre les croisades

L’été c’est fait pour lire et puisque je vous ai parlé de croisades dans ma chronique du jour je voulais juste élargir quelque peu le sujet avec l’ouvrage de Martin Aurell, historien d’origine espagnole et élève de Georges Duby, qui a permis une approche complémentaire des croisades en montrant certains opposants à ces guerres lointaines…

 

En effet, on peut croire que ces croisades demandées par les papes, prêchées par les plus grands religieux de cette époque, étaient des actions unanimement acceptées par les clercs, les religieux, les intellectuels. Or ce ne fut pas du tout le cas !

 

Certes, les opposants n’étaient pas majoritaires, mais ils existaient bien, se faisaient entendre et parfois ils appartenaient à l’élite religieuse de leur époque… L’ouvrage de Martin Aurell, Des chrétiens contre les croisades, XII°-XIII° siècle, montre que des chrétiens se sont opposés aux croisades dès le XII° siècle. Non, il n’y avait pas de consensus autour de ces guerres sanglantes appelées croisades ! Des princes, des prêtres, des moines, de saints hommes et même des troubadours ont osé braver la parole des grands de ce monde, celle du pape en tout premier lieu !

 

 L’auteur montre que pour alimenter cette « rébellion » contre l’Eglise en place, les contemporains furent rassasiés par le récit des massacres de musulmans et chrétiens d’Orient, par l’enrichissement des ordres religieux combattants comme les Templiers, les exactions des chevaliers chrétiens prêts à tout pour s’enrichir et les coucheries violentes où les femmes de toutes les origines furent maltraitées… Or ; ces faits connus dès le départ ou presque ont fait réagir des chrétiens qui ont ainsi tenté de mettre en application un Evangile que les autres avaient oublié…

 

Un très bon livre à lire et pas seulement en été !

 
Imprimer - - par Bonnet Michel - 10 sept 2019





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