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Céline Giller, présentera samedi après midi « Le syndrome de la Grenouille » à Carrefour-sud

Céline Giller, présentera samedi après midi « Le syndrome de la Grenouille » à Carrefour-sud.


Publié dernièrement, le roman de Céline Giller, sera présenté samedi de 15 H à 18 H, au magasin , Carrefour Sud, après une série de rencontres en Bresse, mais aussi à Dôle, Cluny, Louhans.


UNE EX ELEVE DE PONTUS
Aujourd'hui enseignante dans la Bresse louhannaise, et après des études au lycée Pontus de Tyard et à l'Université de Bourgogne,, Céline Giller, vient donc de publier un premier roman.

Cette fiction, à ranger dans les romans d'anticipation, est construite comme un thriller politique et pose un regard sans complaisance sur le devenir possible de nos choix collectifs actuels, et sur la capacité d'un peuple à se soumettre.« Le syndrome de la grenouille » est aussi l'occasion d'une réflexion aiguisée sur la place de la Femme dans notre société.
En quelques mois, mon livre s'est fait petit à petit connaître dans ma région, au gré de dédicaces à Pierre de Bresse, Louhans, Cluny, Dole et de rencontre avec les lecteurs, à la bibliothèque de Louhans notamment.

 

 

 

PRESENTATION DE L'OUVRAGE
Dans une société qui a fait de la liberté individuelle son paroxysme démocratique, Aristio, citoyen du XXIIe siècle, évolue sereinement entre son métier, sa fille, et ses quatre épouses. La polygamie est en effet étatiquement reconnue dans cette Francie qui ne s'arrogerait en aucun cas le droit de frustration sur ses sujets, dès lors qu'ils consomment.


Un jour pourtant, à l'occasion du décès d'une lointaine aïeule, Aristio découvre un manuscrit. C'est le journal d'une jeune femme qui, à l'aube du XXIe siècle et au lendemain d'un scrutin électoral majeur, confie ses inquiétudes sur l'évolution du monde qui l'entoure. Au fil des mots et des rencontres induites par sa lecture du journal, Aristio découvre, derrière le consensuel et démagogique écran libertaire, une réalité politique des plus perverses...


- Le syndrome de la Grenouille- De Céline Giller- roman publié par Coler Numérique.

 
Imprimer - - par Daniel DERIOT - 13 déc 2017

Lecture du moment : Anna HOPE, La salle de bal


1911. Dans un asile d'aliénés du Yorkshire, trois personnages vont se côtoyer, s'aimer ou s'affronter. Ella et John sont des patients, Charles, un médecin musicien, épris de théries eugénistes. Au fil des saisons, nous découvrons la vie en vase clos de l'institution, le bal hebdomadaire dans la grande salle et les traitements réservés aux aliénés dans ce début du XXème siècle.


 

Très beau roman d'amour,sur fond historique. Anna Hope, avec délicatesse et talent, nous entraîne au coeur de l'âme humaine et nous interroge sur le vrai sens du mot folie.

 

LA SALLE DE BAL ( roman )
ANNA HOPE
Editions Gallimard;22€

 
Imprimer - - par Michèle C. - 12 déc 2017

EDA : Très belle soirée au Piccolo avec Annie Ernaux !!!

Lorsqu'un éditeur propose à des auteurs d'écrire une lettre improbable, celle qu'ils n'avaient encore jamais osé écrire, ils sont nombreux à répondre présents et les ouvrages qui naissent ainsi sont globalement de très bonne qualité... Parfois, on atteint même une perfection surprenante...


 

Annie Ernaux, ainsi, se décide à écrire à une fille qu'elle ne connaît pas, qu'elle n'a jamais rencontrée et pour cause puisqu'il s'agit de sa grande sœur qui est morte avant sa naissance...

J'aime beaucoup les écrits d'Annie Ernaux. Je sais qu'elle ne fait pas l'unanimité car certains lui reprochent de ne parler que de la vie quotidienne. Trop lassant et monotone, trop intime et privé, bref une littérature qui ne ressort que de la surexposition de l'intimité... J'accepte, que cela puisse être le point de vue de certains. Je crois, de mon côté, que cette littérature est au contraire universelle car chacun de nous va pouvoir s'identifier aux personnages, je n'ai pas dit à tous les personnages. Elle parle de sa mère, de son père, de son enfance, de sa famille, de ses amis, de ses amants, de ses enfants, de sa vie, de sa maladie, de ses amours... de notre humanité, tout simplement !

Annie Ernaux n'aurait pas vécu si sa sœur n'était pas morte. Sa mère, une femme que l'on commence à connaître à travers ses écrits, ne voulait qu'un seul et unique enfant. Annie n'est venue que pour remplacer une morte ! Pas facile à porter d'autant plus que sa mère la comparera toujours à la précédente... comparaison peu flatteuse tant Annie semble incarner le mal.

Il était donc bien normal que cette lettre n'ait jamais été écrite. Mais voilà, maintenant, elle sort et Annie s'adresse à celle qu'elle n'a pas connue et en profite pour nous parler de cette petite enfance, de ces souvenirs lointains qui façonnent tant un adulte...

Touchant, profond, émouvant, parfois inacceptable, insupportable et pourtant tellement humain. Oui, ce tout petit livre est tout cela à la fois et j'avoue l'avoir déjà lu et relu tant il donne les clefs de la lecture, d'une nouvelle lecture des œuvres d'Annie Ernaux. Je crois que nous avons là un excellent exemple de ce que sont les lettres, une littérature à part entière, une ouverture aux autres formes de littérature, des chefs-d'œuvre de concision, précision et réflexion.

Annie Ernaux, j'ose le penser et le dire, nous offre là un de ses plus beaux textes et il devrait donner envie à certains de se plonger ou replonger rapidement dans Les armoires vides, La place, L'Usage de la photo... A vous de choisir !


 

Mais, hier, à Chalon-sur-Saône, nous étions dans une salle de spectacle où une actrice, Marianne Basler a incarné, avec un incroyable talent, Annie Ernaux sur scène... Pendant une bonne heure, le texte nous arrive et on a le sentiment que sur scène toute la famille est là... Annie, ses cousines et les fameux parents... et Ginette, bien sûr !

Un magnifique temps de théâtre et de littérature, la profondeur d'Annie Ernaux était là devant nous avec ce qu'elle a de touchant, de profondément humain, d'irritant parfois... J'ai adoré !

Ceux qui auraient été trop occupés hier soir, il y a une deuxième chance, ce soir, au Piccolo à Chalon, à 20h00 !


 Sur V@C :

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entre nous » EDA : Un dernier regard sur L'autre fille

 

Imprimer - - par Michel, enseignant à la TAIS de l'IUT de Chalon - 9 déc 2017

Livre jeunesse en braille !

Il y a des phrases que l’on prononce sans réfléchir comme par exemple :

« Les papas doivent prendre le temps de lire des histoires à leurs enfants ! »

Attention, je ne dis pas que dans le fond cette affirmation serait mauvaise ou pernicieuse, loin de là. En fait, oui, les papas doivent lire des histoires à leurs enfants, c’est vital et incontournable… sauf que certains ne savent pas lire et d’autres ne voient pas !



C’est pour cela qu’il faut œuvrer pour permettre à chacun de pouvoir lire et que l’éditeur La poule qui pond a retenu mon attention lors du dernier salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil !

En effet, pour ceux qui ne savent pas lire, il y a des actions, des institutions et des associations qui œuvrent tous les jours. Elles mériteraient d’être encore plus soutenues mais l’énergie remarquable des bénévoles fait beaucoup… Mais que fait-on pour que ceux qui ne voient pas puissent quand même lire des livres à leurs enfants ?



L’éditeur La poule qui pond, Valentin Mathé, propose un ouvrage illustré avec trois ou quatre particularités qui vont justement permettre cette transmission entre un papa et ses enfants…

Au départ, une histoire, dessin et texte. L’enfant qui voit peut donc voir. Pour le papa, le texte est traduit en braille et pour que les enfants voient l’écriture lue par le papa, le braille, exceptionnellement, pour des raisons pédagogiques, est en couleur… Enfin, le dessin, lui-même, est en relief. Au total, le papa peut lire l’histoire à ses enfants et les enfants suivre l’histoire lue comme tous les autres enfants avec leurs parents…



Pourquoi raconter cela avec l’exemple du papa et ne pas avoir tout simplement décrit l’ouvrage d’une façon technique ? Tout simplement parce que Valentin Mathé, l’éditeur, nous raconte cette histoire, le témoignage d’une maman, la femme de ce non voyant :


« Grâce à cet ouvrage, mon mari a pu enfin lire une histoire à ses enfants ! »

L’ouvrage en question est Histoire de monstres, de Gabin Baudoin et Marine Besmond.

 
 
 
Imprimer - - par Michel, enseignant à la TAIS de l'IUT de Chalon - 5 déc 2017

Disparition de Jean d'Ormesson à l'âge de 92 ans

Il y a des écrivains que l'on a lus (un peu, beaucoup, pas du tout, à la folie...) et qui un jour disparaissent car l'homme est bien mortel, si académicien soit-il ! Et c'est au tour de jean d'Ormesson de prendre son dernier envol !

Que sera la vie après lui ? Probablement la même qu'avant même si je dois bien avouer que sa voix va me manquer... Il parlait bien, jouait avec les mots, écrivait très bien même si je n'avais pas lu tous ses ouvrages et je garderai de lui l'image d'une personne qui aimait la littérature, les livres, les histoires, les auteurs... et c'est déjà beaucoup par ces temps que nous vivons...

Il n'avait pas les mêmes idées politiques que moi, c'est indiscutable, mais il était quand même un grand humaniste, un beau philosophe et un grand écrivain...

Je ne peux que lui dire "Bon vent !" et à très bientôt car les livres maintiennent en vie ! Non ?
 
 
Imprimer - - par Michel, enseignant à la TAIS de l'IUT de Chalon - 5 déc 2017

Montreuil et la presse pour la jeunesse...

Evènement incontournable de Montreuil, le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse a ouvert de nouveaux ces portes cette année, du 29 novembre au 4 décembre. Au gré des allées et à la vue des files d’attente interminables, nul doute, les lecteurs et professionnels étaient bien au rendez-vous ! Plus qu’un rendez-vous pour le jeune public, c’était avant tout une rencontre pluri-générationnelle où tous étaient invités à s’immerger dans leur univers favori, retrouver leur héro et bien évidemment leurs faiseurs de bonnes aventures.



À regarder les stands de plus près, la variété des supports, des formats, des thématiques attestait d’une créativité et d’une évolution constante des auteurs et des illustrateurs en termes de pédagogie, d’éducation et de diffusion d’un contenu. La presse jeunesse ne faisait pas exception, à l’heure du numérique où les informations croulent sans que ces dernières eussent le temps d’avoir eu sens auprès du jeune public.
Au stand D9, pour être exact, la maison d’édition jeunesse La Poule qui Pond née il y a 4 ans nous dévoilait une création et une réponse originale à cette actualité encore peu accessible en de nombreux points aux jeunes lecteurs : Le Petit Albert. Ce petit journal illustré, destiné au 8 – 13 ans et édité tous les 15 jours, est le fruit d’une rencontre entre Valentin Mathé, fondateur de La Poule qui Pond et la journaliste Julie Lardon. Il a pour ambition d’expliquer le monde aux enfants dans un objectif de « travailler sur le réel et non pas seulement sur l’imaginaire ».



Prenant toute la première page, la Une est le point de départ de lecture. Cette première page laisse libre cours à l’interprétation et à la création d’images par les différents illustrateurs invités à dessiner l’actualité. Définie en amont, cette actualité n’est en rien censurée et demeure pertinente (Corée du Nord, droit d’asile, esclavage, etc.). L’imaginaire se retrouve dans les illustrations, seuls éléments ne se rapportant pas au réel de façon visuel.



Plus qu’un journal jeunesse, c’est d’abord un média logique qui amène les jeunes lecteurs à se questionner, à réfléchir et à entamer un échange avec le monde qui les entoure ; parents, enseignants, etc. Considéré comme un travail de lecture d’image et de texte, ce décryptage du réel que met en avant Le Petit Albert ne ment pas à ces lecteurs. Passant outre le tutoiement, employant des « mots simples et justes », il survole une actualité qui se construit au fil des jours sans approximation.

Ce petit journal illustré n’a rien à envier au célèbre Le Petit Quotidien, créé en 1998, tant par sa modernité et sa dimension éducation média. Cette volonté de parler et de présenter une nouvelle presse jeunesse s’est également observer dans la scène « Décodage » du salon. On pouvait y découvrir l’univers du P‘tit Libé, le « petit » journal de Libération, né en 2015, destiné quant à lui au 7 – 12 ans. À contrario du Petit Albert, Le P’tit Libé est consultable en ligne tout en proposant une version imprimable. Bien que ce dernier soit aussi un journal d’actualité, il avance un tout autre travail de lecture et de décryptage du réel. Co-réalisé par deux rédactrices, Cécile Bourgneuf et Elsa Maudet et une graphiste, Emilie Coquard, il se compose d’une série de questions, d’animations et de quizz sur un sujet précis. Le tout est étayé d’images illustrées mais également de véritables photographies.



Loin d’être exhaustif, ce bref aperçu de la presse jeunesse présente à Montreuil interroge néanmoins sur la capacité à interagir avec l’actualité, l’écriture et les moyens employés. Le numérique y participe amplement sans faire défaut aux parutions classiques. En effet, il est également possible de suivre Le Petit Albert via son application qui a su utiliser cette plateforme comme prolongation de son édition papier. Elle offre ainsi un produit et une démarche complète et contemporaine avec l’apport d’une revue de presse composée de différents médias. Ce souhait de se tourner vers un nouveau public, de nouveaux utilisateurs a également convaincu Le P’tit Libé puisque son application est en cours de développement.

Pour découvrir plus en détail ces deux journaux d’actualité jeunesse :
- http://www.journal-albert.fr
- http://ptitlibe.liberation.fr
Imprimer - - par Morgane, étudiante en TAIS à l'IUT de Chalon - 5 déc 2017

Vient de paraître : l'Atlas des oiseaux nicheurs de Bourgogne

Coordonné par la fédération Étude et Protection des Oiseaux en Bourgogne (EPOB), le 15e Hors-Série de la revue scientifique Bourgogne-Nature vous invite à la découverte de 187 espèces d'-oiseaux, nicheurs de Bourgogne.

 

Cet atlas, le premier concernant les oiseaux nicheurs de la région, est le fruit de quatre années de prospection par plus de 900 observateurs, bénévoles et salariés, suivi de quatre autres années de compilation et rédaction de 191 monographies, par 60 ornithologues bourguignons. Celles-ci décrivent de la manière la plus complète possible, la répartition, l’écologie, l’historique et l’évolution de chaque espèce ainsi que les menaces et le statut de conservation de chacune d’elles en Bourgogne. Près de 250 cartes de répartition et d’abondance et 550 photos illustrent l’ensemble de l’ouvrage. Complété par une présentation des régions et milieux naturels bourguignons, de synthèses et d’analyses sur l’avifaune, les facteurs de menaces et la conservation, cet ouvrage constitue une référence qui comblera tous les passionnés d’ornithologie curieux de mieux connaître les oiseaux de Bourgogne .


Cet ouvrage a été coordonné par Brigitte Grand, de l'association fédérative d'études et de protection des oiseaux. Des membres des associations bourguignonnes et de notre département : de la Ligue de la Protection des Oiseaux ( L.P.O), de « La Choue » ( spécialisée dans l’étude des rapaces nocturnes) ou encore de l'Association Ornithologique et Mammalogique de Saône et Loire ( 1) , de la société d'histoire naturelle d’Autun, sont aux nombres des observateurs fidèles ayant contribué aux observations. Dirigée par le professeur Bernard Frochot, la revue « Bourgogne Nature » a pour rédacteur en chef, Daniel Sirugue . C'est une revue scientifique pour tous les passionnés de Nature.


La revue « Bourgogne-Nature » est destinée à tous les passionnés et curieux de la nature qui nous entourent. Experts, scientifiques ou amateurst trouvent matière à réfléchir sur notre patrimoine naturel régional et national.
L'atlas a été publié avec le concours du conseil régional. Il est en vente à la librairie « Rendez vous avec la Nature »-14, Rue du Bourg- Chany. La revue « Bourgogne Nature » est consultable à la bibliothèque municipale de notre ville.


( 1) L'A.O.M.S.L71 : Fondée en 1977. Le siège de cette association se trouve au Pôle associatif Langevin- 2, Rue Alphonse Daudet- 71100 Chalon – Tél : 03-85-42-94-57

Imprimer - - par Daniel DERIOT - 30 nov 2017

EDA-Instances 2017 : La mort et l'extase

La Mort et l'Extase est une pièce de danse mise en scène par Tatiana Julien, chorégraphe et interprète. Elle y réunit 25 danseurs (professionnels et amateurs) ainsi qu'un contre-ténor, Rodrigo Ferreira, tous nus qui évoluent sur scène grâce à des jeux de lumières et des mises en valeurs ambitieuses.



Mais tout d'abord replaçons le contexte. Cette pièce fut présentée dans le cadre du festival de danse Instances et prenait place dans le conservatoire du Grand Chalon, le vendredi 17 novembre à 20 h. C'est dans ce cadre que nous (Thibault et Antonin), étudiants en licence professionnelle TAIS sommes allés assister à ce spectacle.

Je (Antonin) serais incapable d'écrire une critique correcte de ce que nous avons vu tant cette pièce est dure à lire, à interpréter. Cependant je vais vous faire part de mon ressenti, en tant qu'étudiant voulant découvrir de nouvelles choses. Car oui, ce soir, je suis sorti de ma zone de confort et sans aucun regret.

La pièce débute avec une extrême lenteur où chaque danseur va entrer à son tour sur scène à quatre-pattes et se noyer dans la masse des autres danseurs effectuant eux aussi leur propre trajectoire. Tout est calme, lent, et seul le bruit des mains et jambes qui glissent sur le sol de la scène se font entendre. Parfois un corps vient à s'allonger dans son déplacement toujours dans la plus grande lenteur et très doucement.

Au fur et à mesure que certains danseurs se déplacent, trois danseuses et deux danseurs se lèvent contre le fond de scène et bougent leur torse entre pénombre et lumière éclatante c'est ici que j'ai cerné l'importance de la lumière dans la pièce, elle vient sublimer les corps sans pour autant déranger.

Puis viens le contre-ténor allongé de tout son long sur trois hommes à quatre-pattes, qui se déplacent de manière synchronisée jusqu'au milieu de la scène. Le contre-ténor interprète Stabat Mater d'Antonio Vivaldi avec une voix d'une grande précision, et je souhaite souligner ce point car étant allongé cela doit physiquement être assez compliqué de chanter comme il en aurait l'habitude.

La pièce se rythme ainsi d'échanges entre le chant du contre-ténor, et de mouvements du groupe du fond de scène auquel nous pouvons greffer deux danseuses disposées symétriquement de part et d'autre sur le devant de la scène qui effectuent aussi les mêmes mouvements.

C'est alors dans un troisième temps que se dressent trois hommes aux côtés du contre-ténor. Ces hommes apparaissent et disparaissent plusieurs fois en symbolisant chacun un état : alors que l'un d'eux semble s'extasier dans un rire, les autres semblent souffrir ou être mourant. L'un d'eux se plie de douleur et l'autre semble estomaqué par une douleur instantanée comme pour une crise cardiaque tout ce tableau dans une lenteur qui définit la pièce

C'est sur l'interprétation des mouvements que je trouve mes limites, certains font clairement apparaitre le thème de la mort avec une certaine violence, qui est mise en évidence par le bruit des coups des danseurs sur le mur du fond de la scène mais aussi par leurs visages, qui se tordent, se crispent. Tandis que d'autres mouvements me feraient penser à une sorte de liberté que prendraient les corps, en se désarticulant presque, présentant le mouvement comme le contraire du figé, donc de la mort ?
En restant sur le plan technique les mouvements s'exécutent avec une précision presque inhumaine, chacun des danseurs maitrise en tout point son corps, c'est d'ailleurs un point que la nudité vient à sublimer dans la pièce. La vitesse de ces mouvements vient d'ailleurs dynamiser la pièce qui reste globalement d'un rythme assez lent. Il est logique qu'un danseur maitrise chacun de ces mouvements, mais en tant que néophyte, j'ai tout de même voulu souligner ce point.

Enfin je voulais parler de la nudité dans l'œuvre, car elle n'est logiquement pas là par hasard, je tendrais à penser qu'il pourrait s'agir d'un message visant à nous montrer qu'après la mort nous sommes tous égaux ? La pièce n'aurait pas du tout été la même si les danseurs avaient été habillés et je pense fermement que les vêtements n'auraient rien ajouté. Je n'ai au final pas trouvé la mise en scène ou les mouvements provoquants j'ai même plutôt aimé l'harmonie de ces corps différents mais en même temps si semblables.

 
 
Imprimer - - par Antonin, étudiant en TAIL à l'IUT de Chalon - 21 nov 2017

Châtenoy-le-Royal : lecture à deux voix d'après l'oeuvre d'Hubert Comte



Catherine Weissmann et Emmanuel Delorme, conteurs et comédiens, ont présenté à la bibliothèque de Châtenoy-le-Royal, une lecture de deux ouvrages d’Hubert Comte : « Enfance, la ville ancienne » et « S’il faisait beau, nous passions par les quais ».


 

« Je vois mes livres comme de petits lumignons qui se rallument », écrit Hubert Comte lorsqu’il apprend que ses deux textes, « Enfance : la ville ancienne » et « S’il faisait beau, nous passions par les quais » allaient faire l’objet d’une lecture.

Ceci en 2009, peu de temps avant son décès.

Hubert Comte a vécu quatorze années à Chalon-sur-Saône, place de l’hôtel de ville, « trop peu pour décrire une ville de 2 000 ans » écrit t-il … mais qui l’ont toutefois beaucoup imprégné.


 

Il décrit dans ses deux ouvrages, avec des mots simples, justes et magnifiques, brossant une douceur de vivre, la vie de famille avec l’employée de maison qui lui chantait « la valse brune » et nourrissait les pigeons, la place les jours ordinaires, les jours de marché ou de grand déballage, les camelots, les chalands et les objets, les choses simples de la vie … notamment un « pêle-mêle » qui l’intriguait beaucoup, cet objet supportant de nombreuses photos qui se chevauchaient parfois et posé sur la cheminée.

Et … en allant vers les quais … les boutiques du centre ville : le cordonnier vers la place du Châtelet dit le « juge des cuirs et des coutures » qui tient ce commerce avec sa femme à la caisse et … sur les étagères, les boîtes de cirage « Kiwi » !!, la mercière dans son joli magasin bleu qui accompagne ses clientes sur le pas de la porte pour être dans le bon ton entre les boutons et la robe à rénover, l’horticulteur, Monsieur Lapray, le « magicien des fleurs et des arbres » qui autorisait la visite de ses serres aux plantes multicolores, le pâtissier, Monsieur Jeannot, « carré de silhouette et franc de sourire », surveillant les apprentis depuis sa fenêtre, portant sur leurs têtes, les plateaux de tartelettes à livrer… qui semblaient se déplacer seuls avec le bout d’une chaussure débordant !!


 

Et des « personnages » marquants : « l’homme dans sa petite voiture à manivelle » : un infirme sans ses jambes, gravissant tant bien que mal la rue de la Citadelle … se faisant aider par les passants et … les « deux ombres », les demoiselles Dansk qui tenaient un magasin de tissus …

Et sa passion pour les tritons qu’il élève dans sa baignoire, les truites « Hokusaï » et la rainette qui a disparu un beau matin et qu’il a retrouvé coincée dans une pile d’assiette !! qu’il a libérée dans un jardin public … rassurons-nous !!

La lecture des extraits de ces deux livres, « des histoires anodines et des anecdotes minuscules », interprétée par Catherine et Emmanuel, d’une durée d’une heure -seulement-, a offert un joli voyage au cœur de la ville qui a touché celui du public, émerveillé par la douceur de l’écriture et la simplicité des choses.

 
 
 

Article et photos : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 20 nov 2017

Colette ANDRIOT présente son dernier recueil de poésies : « Au gré du gris des jours » ...


« Au gré du gris des jours », un recueil de poésies au joli format 15x10 cm, écrit par Colette Andriot et illustré par Anouk Van Renterghem, propose des textes courts évoquant la vie, l’engagement et l’écriture.

 

 

 

* Colette Andriot, poétesse, est née à Paris et vit en Bourgogne depuis de nombreuses années.
D’abord institutrice, elle a participé à la préfiguration de la Maison de la Culture de Chalon-sur-Saône avec Francis Jeanson.
Elle fait partie de l’équipe de la Maison de la Culture jusqu’en 1978, puis a ensuite été bibliothécaire.
Elle est membre du Collectif «Impulsions» devenue «Nouvelle Impulsion».
Elle a publié dans de nombreuses revues de poésie et chez plusieurs éditeurs.
Elle propose avec « Au gré du gris des jours » une subtile réflexion sur le temps qui passe et sur l’engagement, aussi.

 

 

 

Colette Andriot a publié à ce jour de nombreux ouvrages :

Pourquoi pas 2005, Gros Texte (2012)
Pendant que me revient l'odeur des foins, éditions Châteauroux-les-Alpes (2009)
Pattes d'oiseaux pattes de chat, illustrations de Luce Guilbaud, Editions La Renarde rouge (2007)
Au coin d'une rue, éditions Gros Textes (2006)
Carnet de notes, Polder No 112, Décharge / le dé bleu.
Froissement, éditions Rétro-Viseur (19 95)
Nocturnes (signes de nuit), éditions le dé bleu / Impulsions (1986)
Passante, éditions Info-poésie
Le poème n'a pas de lisière, éditions le dé bleu (1981)
… et a contribué à : Horizon 21, Travers, A Contre-Silence, Rétro-Viseur, Paterre Verbal, Comme en Poésie, Texture …

* Anouk Van Renterghem, originaire de Bruxelles, est une jeune et prometteuse artiste.
Elle vit et travaille à Lille dans le monde du livre, après quelques années passées dans les terres bourguignonnes.
Elle a illustré un premier livre « Novembre » en 2016 ; elle revient cette année avec « Au gré du gris des jours », tout en nuances, avec une approche riche en matières, minérale et aquatique, aussi.

« Au gré du gris des jours » est édité à l’Atelier des Noyers, à Perrigny-les-Dijon (21) dirigé par Claire Delbard et imprimé chez Dicolorgroupe à Ahuy (21).

Il fait partie de la collection Carnets de Vie.
Il s’insère dans le catalogue qui propose de faire dialoguer auteurs et plasticiens autour de plusieurs directions : Carnets de Philo, de!v!ie, de!Couleurs et bientôt de Nature et d’Enfance.

« « Recoudre ce qui est depuis longtemps déchiré
ou jamais bordé d’une mauvaise lisière » »

« «  Le silence est-il bleu
où nous entraîne Yves Klein » »

« « La rouille de la vie
ça grince
ça écorche le silence » » … Colette Andriot

 
 

 

Article et photos : Christiane Chapé
Photo Colette Andriot : archives Vivre@Chalon

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Infos pratiques :

* Colette Andriot : 03 85 87 80 58
* Anouk Van Renterghem : https://avanrterghem.wordpress.com/

Imprimer - - par christiane chapé - 24 oct 2017

J'ai lu pour vous « LA TETE EN FRICHE » de Marie-Sabine Roger ...


« « Bonjour, je m'appelle Germain, j'ai quarante-cinq ans, je mène une vie paisible.

Enfin, sans à-coups.

J'ai mes potes de bistrot la journée et le soir, la tête dans les vapeurs du "jaune", je retrouve ma maison à moi, ma caravane, au fond du jardin de ma mère.

Certains disent de moi que je suis simple d'esprit et j'en suis fier.
Margueritte m'a dit que le royaume des cieux m'appartenait. ...

Que ma simplicité m'offre une ouverture sur la vie !!!

Là, je n'ai pas tout compris, mais puisque c'est Margueritte qui le dit.
Au fait, je ne vous ai pas encore parlé de Margueritte, ma copine du square qui partage mon banc et compte les pigeons avec moi.

On est d'accord sur le nombre : dix-neuf ...

Ca n'est pas ma petite amie, c'est ma grande et vieille amie. Elle est vieille Margueritte, elle a quatre-vingt-six-ans.

Je n'ai jamais eu de grand-mère, je l'adopte.

Amie et mamie ... j'adore.

Elle est très pétillante et grande lectrice devant l'Eternel.

Chaque jour elle me parle d'un mot inconnu de moi : "moineau : oiseau passereau à livrée brune striée de noir", "germain : qui appartient à la Germanie", "marguerite : avec un seul "T" qui est un nom de fleur, "Annette : sans "e" et avec "th", qui veut dire fenouil".
Du coup je cherche dans le dictionnaire tous les soirs en rentrant de guingois de chez le Jojo.

Youpi, je suis instruit ....

Ma rencontre avec Margueritte bouscule et bouleverse ma vie.

J'aime Margueritte qui m'apprend au travers des mots et des livres, le monde qui m'entoure.

Je ne savais pas que j'étais entouré d'un monde.

Un autre monde que : "caravane, jardin, mère, square, bistrot, pigeons ... "

Ma Margueritte à moi, ne me quitte pas » » ...


4ème de couv. : Racontant l'histoire d'une drôle d'amitié, ce roman rend hommage avec beaucoup d'humour et de tendresse au plaisir de la lecture.
Auteur : Marie-Sabine ROGER, poche aux Editions "J'ai Lu".


"La tête en friche" a été adapté au cinéma par Jean Becker avec Giselle Casadesus et Gérard Depardieu et vient d’être diffusé à la télévision suite au voyage dans les nuages de Giselle Casadesus.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, (je n’ai pas vu le film) … je vous la suggère ... et tout au long des pages, la voix particulière et chantante de Gisèle Casadesus a résonné à mes oreilles.


Et ... merci ma fillotte, pour ses bons conseils de lecture.

Christiane Chapé
 
Imprimer - - par christiane chapé - 30 sept 2017

L'été c'est fait pour lire vous dit à l'année prochaine !!!

L’été c’est fait pour lire et voici la dernière chronique de cet été 2017. Oui, je sais, les puristes vont me dire que l’été n’est pas tout à fait terminé, que le but est bien d’aller jusqu’au bout, que tout cela est scandaleux ! Oui, mais la chronique va cesser le dimanche 17 septembre et c’est bien ainsi… Et en même temps je n’interdis pas de lire les dernier jours de l’été et même au-delà durant l’automne et l’hiver… L’été c’est fait pour lire va donc tirer sa révérence pour cette saison 2017 avec encore un petit merci aux médias qui l’ont diffusée, RCF en Bourgogne, Jérico Nancy, Déclic Toul, Vivre-a-chalon et critiques Libres !

 

Merci aux lecteurs et auditeurs qui ont suivi jour après jour ces libres propos sur les livres et j’espère que certains auront trouvé là des idées de lectures estivales ou qu’ils auront engrangé pour plus tard…

 

Reste maintenant à donner un dernier conseil de lecture ou de vous faire une dernière proposition. Exceptionnellement, d’ailleurs, il s’agit d’un livre que je n’ai pas lu mais que je consulte presque tous les jours au moins une fois… Oui, je veux parler du dictionnaire ! Non, je ne parle pas d’un site Internet mais bien du dictionnaire papier, vous savez, le gros bouquin à l’ancienne…

 

Oui, je dois vous l’avouer j’aime avoir un dictionnaire à portée de mains. En fait, j’en ai plusieurs et ils ont chacun un rôle différent. J’ai un Gaffiot… Oui, cela va en surprendre quelques-uns mais depuis mes études de latin je n’ai jamais complètement cessé de lire du latin, quelques-fois dans l’année. Mes Lettres latines sont là et j’ai besoin, régulièrement, de faire un tour dans mon Gaffiot, référence absolue à mon niveau et comme il m’a donné satisfaction je n’ai pas cherché ailleurs…

 

Ensuite, j’ai mon Petit Robert en deux volumes, un pour les noms communs et un pour les noms propres. C’est mon grand-père paternel qui m’a fait découvrir cet ouvrage et au départ, le nom m’amusait beaucoup. Puis, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un dictionnaire très littéraire et de qualité, moins caricatural que le Larousse et du coup beaucoup plus utile pour travailler. Seul inconvénient, comme il y a deux volumes, le prix est conséquent et je ne le change que quelques fois. Là, en ce moment, j’en suis à celui de 1987 et il va être temps que je m’offre une version plus actuelle…

 

Mais je complète le Petit Robert par le Petit Larousse illustré et là je suis plus à jour… Alors, certains me demanderont à juste titre quel est l’intérêt d’avoir Larousse et Robert… Seuls les joueurs de Scrabble savent la réponse : Larousse est la référence de jeu en langue française. Il est donc important, pour les joueurs, d’avoir à la maison un Larousse à jour… J’avoue quand même que si j’ai bien le dernier né, édition labélisée 2018, en fait, nous le changeons à la maison que tous les deux ou trois ans… deuxième aveux, ce n’est pas moi le joueur de Scrabble de la maison, moi je ne consulte le dictionnaire que pour affiner un sens ou contrôler une orthographe… Chacun ses goûts !

 

Et j’en arrive à mon dernier dictionnaire régulièrement ouvert, feuilleté et utilisé, Le visuel Français-Anglais des éditions de L’Homme. Il s’agit d’un remarquable ouvrage canadien qui me sert quand j’ai un problème avec du vocabulaire anglais mais aussi tout simplement pour comprendre certains objets, instruments, machines, thématiques… Ce livre est tout simplement génial et si vous vous asseyez dans votre salon avec, vous pouvez lire durant deux heures et n’avoir pas vu passer le temps… 

 

Voilà, l’été c’est fait pour lire mais le dictionnaire, lui, vous accompagnera toute l’année et même au-delà !

 

Très bonne lecture et à très bientôt !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 17 sept 2017

L'été c'est fait pour lire (avec un bon pull) des romans ésotériques !

L’été s’étire, la météo devient moins favorable et la température finit même par descendre en-dessous des normes… il n’en demeure pas moins que l’été c’est fait pour lire et que nous allons continuer cette chronique jusqu’au bout, jusqu’à l’arrivée de l’automne, belle saison d’ailleurs pour les livres ! Aujourd’hui, je vous propose de fureter du côté des thrillers ésotériques avec la belle série des enquêtes d’Antoine Marcas, policier franc-maçon…

 

C’est vrai qu’il aura fallu quelques années pour que cette série me tombe dans les mains. En fait, c’est principalement son adaptation en bande dessinée qui m’a motivé. Puisque le premier roman de la série arrivait en bédé, autant aller le lire en roman aussi et mesurer la qualité intrinsèque de cette histoire, la solidité de l’intrigue et de la construction de ce thriller, enfin, de prendre le temps de rencontrer cet Antoine Marcas, policier et franc-maçon…


Que l’on soit bien clair entre nous. Je ne suis pas franc-maçon et je n’ai pas d’à priori. Je ne connais pas la Franc-Maçonnerie, je n’en ai pas été victime, et je regarde cette organisation humaine comme j’en regarde d’autres auxquelles je n’appartiens pas comme la Société protectrice des animaux, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, les sauveteurs en Mer… Je ne suis donc pas venu chercher dans ce roman des secrets francs-maçons pour mieux les comprendre, les aimer ou les combattre. Non, il y avait inscrit thriller sur la couverture et c’est bien ce que j’avais l’intention de lire : un thriller.

Il ne m’importe guère au départ de juger les personnages en fonction de leurs croyances. Il y a donc des Francs-Maçons, des Nazis, des membres de la société Thulé, des Palestiniens, des Croates, des nostalgiques des Templiers… certains sont plus pragmatiques et opposés à tout cela… Et alors ? Et bien comme dans tous les thrillers, il y a des bons et des méchants, un suspense terrible et un happy end… Et c’est ainsi que je suis entré dans la série et que j’y suis resté…

 

J’ai donc lu sans aucune lassitude Le rituel de l’ombre, Conjuration Casanova, Le frère de sang, La croix des assassins, Apocalypse, Lux tenebrae et nous voilà maintenant avec Le septième Templier. Oui, il date de 2011, j’ai un peu de retard mais que voulez-vous, je ne lis pas que cette série… D’ailleurs, je suis déjà dans le suivant, Le Temple noir… Donc, série que j’aime et dont je viendrai à bout, un jour, c’est sûr !

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette série, précisons qu’il s’agit de gros romans, avec beaucoup de chapitres et de personnages et dont une partie se déroule dans l’histoire lointaine – là nous sommes au moment où le roi Philippe le bel tente de mettre la main sur le trésor des Templiers – et une autre contemporaine, celle où agit Antoine Marcas. Notre héros est bien franc-maçon mais pour autant les auteurs ne proposent pas une vision idyllique de la Franc-maçonnerie. Non, je les trouve assez équilibrés, paisibles, factuels et objectifs. Par contre, ils osent nous montrer quelques détraqués qui ont perdu de vue depuis bien longtemps les objectifs de la franc-maçonnerie…

 

Cette fois-ci, tout va commencer par une terrible trahison. Une sorte de cellule de sept Templiers contemporains va disparaitre, six frères seront bien assassinés car le septième a trahi… L’une des victimes a pu appeler Antoine Marcas juste avant sa mort ce qui permet à notre enquêteur de se mettre en chasse… Difficile de vous en dire plus car, d’une part un thriller fonctionne sur le suspense donc il faut vous le laisser entier et, d’autre part le roman se prolonge avec le suivant donc il y a encore plus à protéger… 

 

Nous sommes donc dans un thriller historique, ésotérique, spirituel, politique, contemporain et profondément humain. C’est probablement pour cela que je n’ai pas vu passer le temps de lecture, que je suis déjà dans le tome suivant – Le temple noir – et que je ne peux que vous encourager à découvrir cette série même si j’ai bien conscience que pour aimer cela il faut une bonne dose de passion pour l’histoire, pour le mystère et pour les polars en général… La lecture d’un tel roman s’appuie sur des liens entre passé – plus ou moins lointain – et monde contemporain et cela nécessite pour le lecteur de solides compétences sur la Préhistoire, le monde juif et chrétien, le Moyen-Age, le dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle… bref sur toute l’histoire de l’humanité ! Pour ceux qui n’ont pas ces connaissances – donc les lecteurs les plus nombreux – vous serez obligés de faire confiance aux auteurs et parfois vous serez dépassés… Franchement, ne vous en faites pas, il y a tellement d’autres polars, thrillers, et autres policiers que vous devriez bien trouver chaussure à votre pied en faisant l’impasse sur les Marcas. Pour les autres, puisque l’été c’est fait pour lire, bonne lecture !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 sept 2017

L'été c'est fait pour lire avant que les arbres lecteurs ne perdent leurs feuilles !

L’été c’est fait pour lire et en arpentant les espaces où l’on pouvait difficilement circuler du Livre sur la place j’ai rencontré une autrice jeunesse qui avait de belles merveilles à partager dont un remarquable Arbre lecteur que j’ai immédiatement acheté pour une de mes petites-filles…

 

 

Comme c’est beau ! Comme c’est tendre ! Comme c’est agréable de lire cet album à un enfant, de partager avec lui au pied d’un arbre, d’un arbre lecteur bien sûr !

 

 

L’enfant – qui est le narrateur de cette belle histoire – est un lecteur et, juste en face de sa chambre, siège, en quelque sorte, un arbre lecteur et curieux. Quand il prend un livre et lit sous l’arbre – belle position estivale d’ailleurs – l’arbre se penche sur le livre et toutes les feuilles de l’arbre tentent de lire l’histoire en même temps… Oui, c’est bien un arbre cultivé qui aime la lecture et on ne le blâmera pas !

 

A travers cette étrange et mystérieuse aventure, les auteurs, Didier Lévy et Tiziana Romanin, nous partagent le plaisir du livre, de la lecture, de la lecture commune, de la création du livre et même de l’élaboration du papier… à partir de l’arbre !

 

 

J’ai tout de suite accroché avec le graphisme de Tiziana Romanin, un trait efficace et poétique, doux et esthétique, qui nous embarque immédiatement dans l’histoire tout en nous laissant libre de faire ce voyage ou pas…

 

Alors, je suis parti en voyage pour un pays où les arbres lisent – et pas que pendant l’été – et j’ai décidé d’y accompagner une petite fille… mais je ne sais pas encore si elle va accepter ce grand voyage au pays des livres…

 

 

Alors, comme l’été c’est fait pour lire, comme cet album parle du livre et de la lecture, comme il est beau, je ne peux que vous souhaiter une excellente lecture accompagnée ! Et pendant ce temps-là, je vais m’empresser de lire un second album de cette autrice car je l’avoue, j’ai cédé deux fois au désir et à la beauté !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 sept 2017

L'été c'est fait pour lire avec de beaux livres...

L’été c’est fait pour lire – et je vous assure que ce n’est pas si simple d’écrire cette phrase magique quand la température de la salle baisse comme aujourd’hui – et pourquoi ne pas continuer dans le domaine des livres jeunesse avec l’étonnant album L’histoire extraordinaire d’Adam R., le nain qui devint géant ? C’est le fruit du travail de Tiziana Romanin que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Nancy le week-end dernier à l’occasion du Livre sur la place 2017

 

 

Cet album part d’une histoire réelle ce qui fait dire à l’autrice que cette fois, contrairement à d’autres histoires à illustrer, elle a été obligée de travailler comme pour le cinéma ou le théâtre en exerçant sont métier de scénographe pleinement : recherches des lieux, des décors, des costumes, des personnages… Tout devait être à la fois féérique comme dans un conte et bien réel puisque Adam R avait bien existé !

 

 

Le narrateur est enfant au départ de cette histoire et il est un peu comme un ami d’Adam R. Il a 4 ans au début du récit et il va suivre la vie d’Adam en devenant de façon exceptionnelle son chausseur. Il faut dire que ce nain va voir ses pieds grandir et à chaque fois qu’on lui fabrique une paire de chaussure sur mesure, les pieds ont déjà grandi au moment de l’essayage final… Heureusement, notre jeune narrateur se propose de suivre Adam de très près pour arriver à lui fournir des chaussures à sa taille. Le début d’une grande amitié !

 

Adam va passer du statut de nain à celui de géant puisqu’il finira à la taille de 2m34. Mais la taille n’est pas le seul aspect particulier d’Adam. Il est aussi un grand lecteur ce qui le fait grandir en sagesse, ce qui n’est pas rien en ce bas-monde…

 

Il y a quelque chose de pathétique dans le destin de ce pauvre Adam mais en même temps de la poésie, de l’humanisme et même du spirituel… Oui, cet album pour enfant est d’une très grande profondeur et j’ai été très touché par cette histoire qui montre que chacun des êtres humains, chacun d’entre nous, est unique. Certes, le nain ou le géant montrent de fait leur différence mais chaque humain est unique par son corps, mais aussi son esprit, sa sagesse, son regard sur la vie, sur les autres…

 

C’est aussi un très bel ouvrage sur l’amitié et l’altérité. Le narrateur entre en contact avec Adam et finit par oublier sa taille, son statut physique, pour ne plus regarder qu’un humain parmi les autres. La relation est profonde et quand Adam meurt il lègue ses livres au narrateur qui à son tour va lire et grandir en sagesse, en humour, en poésie, en humanité…

 

Ce qui fait que le livre devient aussi celui de la transmission. Il ne faut pas que savoir, il faut savoir vivre avec les autres et leur transmettre nos savoirs pour les aider à vivre avec… L’humanité vivante est là devant nous…

 

 

Et tout cela avec des dessins magnifiques, une narration graphique parfaite, un rythme étonnant… Une histoire banale mais prenante, une histoire vraie mais qui est aussi un conte, un livre qui comme ceux d’Adam fait grandir en sagesse, en humour, en poésie et en humanité… Et si c’était cela un beau et bon livre !

 

Alors comme l’été c’est fait pour lire, voici une belle idée de lecture à partager et transmettre… L’histoire extraordinaire d’Adam R., le nain qui devint géant, de Tiziana Romanin et Didier Lévy aux éditions Sarbacane…
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 sept 2017





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