entre nous - chalon sur saone

Entre-nous : parlons livres

Vous êtes ici :

Les livres vous accompagnent ? Accompagnez-les ;-)

Lire... Pour le plaisir, pour apprendre, rêver, imaginer, découvrir...

Pour envoyer un avis cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - On peut joindre jusqu'à 5 pieces jointes (1Mo chacune)

Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

 

Un livre ... un jour ...

Ecriture

Un livre
où se livrent
les autres

Un livre
à deux
pour tous les autres

Un livre
pour toi et pour moi
sans les autres

Un livre
fait avec eux
Un livre
à vivre

Jean Daniau (1978)
Imprimer - - par christiane chapé - 27 mars 2017 - Réagir

Polar classique mais agréable à lire !

Un meurtre chez les francs-maçons est le premier roman de la série des enquêtes de sir Malcolm Ivory que j’ai lu. Je ne savais rien de l’autrice, Mary London, si ce n’est ce qu’en disait la quatrième de couverture rédigée par l’éditeur : « Mary London, aujourd’hui sexagénaire, fait partie de ces femmes britanniques dont le crime est le passe-temps favori. Après une carrière de chercheur spécialisé dans l’histoire des religions, elle a laissé libre cours à sa passion pour le crime et est vite devenue maître dans l’art du clear suspense. »

 

 

Bien sûr, je ne me doutais pas du tout que derrière Mary London se cachait Frédérick Tristan, que derrière le chercheur spécialisé dans l’histoire des religions s’abritait le professeur d’iconologie paléochrétienne qu’il avait été durant quelques années… Il n’y avait pour moi lors de cette lecture qu’un roman policier à lire, une autrice à découvrir, un univers à pénétrer…

 

 

 

Lors d’une cérémonie maçonnique, dans un bâtiment fermé, un grand banquier, John Livingstone, propriétaire de la Banque Livingstone, est assassiné. Il neige, aucune trace ne quitte la maison, il a donc bien été assassiné par un honorable frère de sa loge… Certes, il s’agissait d’une loge expérimentale, lors d’une cérémonie très particulière respectant un rite fort ancien, avec de plus une multitude de témoins tous plus respectables les uns que les autres…

 

Ce qui surprend le plus la police c’est qu’un coup de téléphone anonyme dénonce un meurtre alors que l’on aurait presque pu croire à une mort naturelle… Dans une telle situation, il va falloir faire appel à sir Malcolm Ivory qui avec sa prestance, ses origines et ses relations sera bien le seul à pouvoir mener cette enquête ô combien délicate !

 

Les grands amateurs d’enquêtes basées sur la murder party vont en avoir pour leur argent. On connait la victime, on connait tous les participants à la cérémonie maçonnique, on est dans un huis clos parfait et l’enquêteur est intelligent… Tout roule jusqu’à la fin du roman où tout devient lumineux…

 

Plus je lisais ce roman et plus je me faisais une réflexion : le texte était sacrément bien traduit, on se croyait dans un bon roman, un bon texte français… Immédiatement je me suis mis à chercher sur Internet et c’est là que j’ai compris que ce roman était le fruit du travail d’un bon romancier français, Frédérick Tristan. Tout s’expliquait sur la forme et je découvrais que sur le fond, l’auteur jouait à l’auteur de polar et rendait hommage à toutes les autrices britanniques qu’il avait aimées comme Agatha Christie et Patricia Wentworth…

 

 

 

Il ne me reste maintenant plus que 18 romans de Mary London à lire pour découvrir la trame dont s’est servi Frédérick Tristan… enfin, si elle existe bien ! Il n’en demeure pas moins que le roman est très agréable à lire et que je vous souhaite donc une très bonne lecture !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 14 mars 2017 - Réagir

Pour que demain vienne, de Corine Pourtau

Les lendemains qui chantent, bien sûr que ça fait rêver. Surtout quand on est jeune, avec la vie devant soi. Seulement, avant que demain vienne, il y a la nuit ; blanche pour certains, qui ne trouvent plus le sommeil à force de mauvais rêves éveillés ; noire pour les autres, sans même une lueur d’espoir.

Corine Pourtau égrène ses histoires avec une cruauté gracile.


Ses personnages voudraient bien grandir, surmonter les épreuves d’un passé difficile et atteindre l’âge adulte, mais la réalité est là, tapie dans les profondeurs de la nuit, prête à surgir, les surprendre, prête surtout à se repaître de ces cœurs tendres.

 

 

Imprimer - - par EL - 19 fév 2017 - Réagir

Une conférence sur le polar à la française au Creusot

Il n’y a pas que la bande dessinée dans la vie même si chacun sait qu’elle tient dans la mienne une place considérable. Il n’en demeure pas moins que ceux qui me connaissant savent que le polar a lui-aussi un bel espace dans mes lectures, mes écrits et mes interventions, cours ou conférences. C’est ainsi que demain après-midi, à l’IUT du Creusot, dans le cadre des conférences de l’UTB, je traiterai du roman policier à la française…

 

 

A cette occasion, je vais expliquer ce qu’est un roman policier, c’est-à-dire, avant toute chose, un roman, une fiction, une histoire humaine… On peut faire remonter le polar à une multitude de dates et de faits, certains n’hésitant pas à se référer directement à la tragédie grecque. Pour ma part, je me limiterais à des éléments picorés chez Balzac, Poe, Sue, Dumas, Hugo… Oui, les origines du polar sont bien à chercher et trouver au dix-neuvième siècle, au moment de la création des grandes métropoles, quand les foules deviennent dangereuses, quand l’insécurité s’installe dans la vie quotidienne des gens…

 

 

Attention, qui dit polar dit police et le développement des services de police participe à construire la mythologie du roman policier (titre d’un texte fondateur de Francis Lacassin). On aura donc successivement la police secrète (par exemple chez Balzac, Dumas…), le détective privé dilettante et bénévole (chez Poe), le détective scientifique (comme chez Arthur Conan Doyle) ou le voleur-enquêteur (Arsène Lupin de Maurice Leblanc)… Oui, le roman policier peut être multiforme, ce qui en fait, à mon avis, tout l’intérêt !

 

 

Chaque grande littérature va développer ce domaine, se l’approprier, le transformer et on aura des romans sociologiques (les auteurs américains exploreront cela durant la Grande dépression), des romans à énigmes (la grande spécialité des autrices anglaises d’Agatha Christie à Patricia Wentworth), des romans psychologiques (comment ne pas penser aux textes de Simenon)… En France, on naviguera avec plaisir dans les romans d’aventures, dans les romans populaires, dans le comique policier et le roman noir (parfois rouge) qui sera certainement une grande spécificité française…

 

 

Dans tous les cas, plus qu’une étude hyper intellectuelle, je souhaite plutôt ouvrir à la lecture d’une littérature parfois oubliée qui, pourtant, mérite toute notre attention… Oui, demain au Creusot, nous ouvrirons ensemble une grande bibliothèque dont chacun pourra partir avec de belles idées de lectures…   

 

 

 

Jeudi 16 février, 14h30, IUT du Creusot, cycle de conférences de l’UTB

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 fév 2017 - Réagir

"La fabuleuse histoire de la Tour Eiffel" des Editions De Noyelles

 Me voilà obligée de faire mon achat trimestriel dans un club bien connu ... j'hésite, bien emballé, je ne vois le contenu du livre ... allez, c'est Noël, j'y vais à l'instinct ... et l'instinct de choisir à l'aveugle a été très positif.

1889. L'exposition universelle de Paris Du lancement de projet de la Tour, nous y verrons les différents projets présentés jusqu'à la construction par Eiffel de la fameuse tour qui a toute sa place mais qui à l'époque était un "déshonneur pour Paris" dixit : "(...) insidieusement, ces artistes s'attaquent aussi à Eiffel, qui n'est pas un des leurs : La ville de paris va-t-elle donc s'associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d'un constructeur de machines, pour s'enlaidir irréparablement et se déshonorer ?"

Eiffel n'est pas architecte mais ingénieur, et le fer n'est pas considéré comme un matériau noble. Nous assistons au fur et à mesure de notre lecture aux difficultés rencontrées, aux gravures faites à l'époque pas toujours réalistes et aux photographies. On imagine bien l'énorme chantier que cela du être jusqu'à l'aboutissement final : l'inauguration de la tour le 31/3/1889. J'ai été éblouie par les gravures réalisées du chantier, du détail des ascenseurs ... 1889 : nous y verrons la place occupée par la section coloniale et la découverte des outre-mer.

Les pavillons qui leur sont consacrés pour enfin laisser toute la place -à celle qui restera en lieu et place- et qui fera partie intégrante de la renommée incontournable de Paris : Cette chère Tour Eiffel ! (inclus un magnifique dépliant panoramique d'un mètre de long). A recommander pour la prouesse d' Eiffel, livre mis en valeur par les très nombreuses gravures d'une beauté époustouflante

Imprimer - - par Laure ANTUNES - 5 fév 2017 - Réagir

Ma vie à 2 balles - génération débrouille de S. Brändström & M. Gaudéchoux

 

La génération Y, une vie à 2 balles ... pas vraiment. Par les portraits présentés de tous ces jeunes tendant à vivre en adéquation avec leurs valeurs et l'idée qu'ils se font de la société, vous découvrirez peut-être des contrats précaires, des fins de mois difficiles mais aussi de nombreuses astuces de leur "survie" mais aussi ... une richesse de rencontres, la non-envie de travailler pour de l'argent comme les générations précédentes, une soif de liberté qui conjugue travail-projets-rencontres-solidarité-système économique revisité-vie commune ou mise en commun ...

Des trajectoires différentes, des jeunes ayant soif de ne plus se conformer à l'idée qu'être adulte c'est : travail-éloignement des parents-créer une famille ... avec la crise de ces 20 dernières années ils veulent encore être maîtres de leurs projets et ne pas être pressurisés comme les générations précédentes qui cherchaient à s'établir, une vie bien rangée, parfois sans grande surprise...

Ils souhaitent avant tout l'épanouissement personnel le job out (renoncer au confort de la grande entreprise, au CDI, au salaire sympa, pour découvrir d'autres formes de travail et souvent plus de précarité)... réinventer une autre société parallèle, résultante de cette crise face à cette jeunesse ... plein d'adresses, de conseils sont transcrits ... la crise n'est pas que négative, elle permet de réinventer une autre forme de "vivre" ...

 
 
Imprimer - - par ANTUNES Laure - 26 déc 2016 - Réagir

Un livre jeunesse pour Noël ? Zad, « C'était écrit comme ça »

C’est en rencontrant Zad au salon de Montreuil, ainsi que son conjoint Didier, que j’ai pu découvrir la maison d’édition Utopique. J’ai alors pu prendre conscience d’une autre forme de littérature jeunesse, celle qui parle aux enfants aussi bien qu’aux adultes.


 

«Les sujets abordés sont sérieux, afin d’amener le dialogue sur des sujets qui peuvent être sensibles. C’est quelque chose de nécessaire chez les enfants », m’avait expliqué alors Zad. Ne connaissant encore que peu d’albums venant de la maison, elle me conseilla « C’était écrit comme ça », ouvrage datant de 2010, qu’elle avait réalisé avec Didier. Je pu alors remarquer, rien qu’à la couverture, l’originalité graphique qui s’en dégageait, presque du caractère, ou une sorte de colère…


 

En effet, « C’était écrit comme ça » est avant tout un drame, dont l’intrigue repose sur le massacre perpétré en Juin 1944 dans la ville de Tulle. Sous prétexte de contrôle d’identité, les soldats nazis rassemblent près de 2 000 hommes dans le quartier de Souilhac pour procéder à un tri des plus sommaires : 99 d’entre eux sont pendus, 149 partent en déportation. 48 en reviendront vivants.

Mais qu’est ce qui rend ce livre diablement efficace ? Deux choses, selon moi. La première est le point de vue abordé, celui de l’enfant du couple dont il est question. La deuxième est le procédé de narration utilisé : l’histoire du même couple se déroule sous nos yeux, avec et sans élément perturbateur. On a alors un aperçu de ce qui aurait pu se passer si aucun mal n’était arrivé. L’émotion est alors à son comble, et la guerre est résumée à un seul mot : « gâchis ».

 



Sur Amazon : C'était écrit comme ça
 

vivre-a-chalon et la licence TAIS de l'IUT de Chalon-sur-Saône sont partenaires avec l'Espace des arts, Espace patrimoine, la bibliothèque de Chalon, le conservatoire de Chalon, la Bobine et RCF en Bourgogne

 

 

 

 

Imprimer - - par Yannis, étudiant TAIS - 23 déc 2016 - Réagir

Un livre jeunesse pour Noël ? Le villages des milles roses de P. Nessmann

Il y a des livres que l’on oublie... Et puis qui nous hantent ou plutôt qui nous marquent profondément par leur puissance. Je n’avais pas lu de livre pour enfant depuis, vous l’avez deviné, mon enfance. Rarement, par la suite, je n’avais lu de livres avec une morale, et je me retrouvé avec Le villages des milles roses de Philippe Nessmann… Je me suis replongée dans la légèreté de l’enfance avec l’empreinte morale d’une vraie fable poétique.


Pour votre enfant, pour les enfants que vous aimez, pour Noël, pour offrir et faire plaisir, c’est pour moi une valeur sûre ! Le livre permet d’aborder des thèmes durs et malheureusement contemporains avec la subtilité adaptée pour des enfants. En effet il a été pensé pour s’adapter et avoir différents niveaux de lecture : chacun y trouve ce qu’il peut comprendre, accepter, vivre…


A notre époque où les connaissances et le partage des valeurs humaines sont importants il me semble intéressant de passer par ce livre pour éveiller les consciences !

 

 

vivre-a-chalon et la licence TAIS de l'IUT de Chalon-sur-Saône sont partenaires avec l'Espace des arts, Espace patrimoine, la bibliothèque de Chalon, le conservatoire de Chalon, la Bobine et RCF en Bourgogne

 

 

 

 

Imprimer - - par Alexis, étudiant TAIS - 22 déc 2016 - Réagir

Un livre jeunesse pour Noël ? Les Fées de Cottingley

Entre mensonge et vérité, cette revisite de l’affaire des Fées de Cottingley offre une vision forte sur ces créatures ! Elle fait référence à une légendaire série de cinq photographies qui montrent deux fillettes, Elsie Wright et Francès Griffith, en compagnie de fées… Elles ont autre fois attiré l’attention de l’illustre écrivain écossais, Sir Arthur Conan Doyle, il mena une enquête et interpréta ces photographies comme une preuve concrète de la réalité des phénomènes surréaliste. Alors que cette affaire demeure encore un mystère, Sébastien Perez et Sophie de La Villefromoit, raconte cette légende sous l’angle d’une des fillettes Francès, la plus jeune des cousines.


 

L’auteur et l’illustratrice passionnés par le monde féerique, s’amusent à brouiller les pistes et nous entraînent dans un univers fantastique où tout semble possible.

Dans un style agréable à lire, Sébastien Perez par des faits, s’approprie le mythe et offre un nouveau regard sur ces créatures surnaturelles. Il ne se n’est pas contenté d’écrire cette histoire en s'appuyant sur l’imagination naïve des lecteurs. On remarque qu’il a voulu se rapprocher au plus vrai de la réalité pour mieux…


 

Sophie de La Villefromoit sublime le tout par ses illustrations. À travers celles-ci, elle accentue la magie véhiculée par le texte de Sébastien Perez.

Ce n’est pas seulement un livre jeunesse, c’est un livre pour tout âge. Lors de notre avancée dans le roman, on peut sentir la complicité entre l’illustratrice et l’auteur, ce qui ne nous offre pas seulement un roman accompagné d’images mais bien un roman illustré !

 


Sur Amazon : Fées de Cottingley
 

 


vivre-a-chalon et la licence TAIS de l'IUT de Chalon-sur-Saône sont partenaires avec l'Espace des arts, Espace patrimoine, la bibliothèque de Chalon, le conservatoire de Chalon, la Bobine et RCF en Bourgogne

 

 

 
 
Imprimer - - par Doriane (étudiante TAIS) - 21 déc 2016 - Réagir

Petite Philosophie des mots espiègles par Luc de BRABANDERE

Petite Philosophie des mots espiègles par Luc de BRABANDERE
avec la collaboration de Anne MIKOLAJCZAK
160 pages 14 €

> en librairie le 3 janvier 2017

Au plaisir du langage. Jouons avec les mots… autant qu’ils se jouent de nous !

 

Quelle relation chacun d’entre nous entretient-il avec les mots ?
De quelles manières la linguistique a-t-elle émergé en tant que discipline à part entière ? Signes, mots, phrases…
Quels en sont les concepts fondateurs et termes essentiels ?

Au sommaire :
-Du raisin et des groseilles
-Les mots se jouent de nous
-Le signe du départ
-Le mot chien n’aboie pas
-Le Copernic du langage
-Casse-toi, pauvre manant !
-Logiquement défectueux


Menant l’enquête en vulgarisateur hors pair, Luc de BRABANDERE nous convie à une balade initiatique, ludique autant que spirituelle, au fil des méandres de la linguistique. Sans s’encombrer de termes jargonnants ni de références absconses, Petite philosophie des mots espiègles promène un regard curieux et plein de malice aux détours des subtilités, énigmes et surprises du langage comme de ses mécanismes.

Philosophe d’entreprise et Fellow du Boston Consulting Group, Luc de BRABANDERE enseigne à CentraleSupélec Paris ainsi qu’à l’Université de Louvain. Fondateur de l’agence de communication CartoonBase où artistes et consultants œuvrent ensemble, il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’humour, aux erreurs de raisonnement, à la créativité ainsi qu’aux mathématiques.

Dans la même série, par Luc de BRABANDERE :
-Petite philosophie des mathématiques vagabondes, avec Christophe RIBESSE (2011)
-Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes, avec Anne MIKOLAJCZAK (NE / 2011)
-Petite philosophie des grandes trouvailles (2010)
-Petite philosophie des histoires drôles (NE / 2009)

 
Imprimer - - par PO - 20 déc 2016 - Réagir

LIRE : Le 4è mur de Sorj Chalandon

 Je l'avais découvert et bien apprécié avec "Une promesse" ... j'ai réitéré mon envie de découvrir cet auteur en ayant lu "Le 4è mur" ... et cet auteur m'invite vraiment à le lire désormais pour chacune de ses oeuvres.

Ce livre est une claque reçue. Il est magistral. Accéder au rêve d'un ami proche de la mort de permettre - en pleine guerre civile à Beyrouth - une trêve pour laisser place au théâtre ... à Antigone en prenant pour acteurs des combattants de chaque camp ... Un projet fou ... La guerre permettra-t-elle à ce rêve de se réaliser ...

Sorj Chalandon comme Khadra ont des puissances évocatrices qui vous transportent et vous bouleversent ... Comme Antigone, nous sommes plongés dans le drame total.

 

 
 

 

Imprimer - - par Laure ANTUNES - 16 déc 2016 - Réagir

Un livre pour Noël, oh oui ! Un nouveau choix...

Oui, les livres appartiennent bien à la catégorie des cadeaux qui restent, qui marquent, qui accompagnent, qui font grandir, qui font du bien et qui préservent la vie ! Il n’est donc plus temps d’hésiter entre cadeau et livre c’est le livre qui sera votre cadeau… Faudrait-il quand même bien le choisir et là avouons que ce n’est pas toujours si simple. Aussi, une fois encore, je me propose de vous accompagner… Cette fois-ci, ce sera au pays des héros de notre jeunesse !

 

Enfin, je vais parler large, très large, car les trois héros dont il va être question sont des héros trans-générationnels, ils ont accompagné tant d’enfants depuis 1929 – première apparition de Tintin – et aujourd’hui – dernière apparition en date de Mickey et inauguration de l’exposition Gaston au Centre Pompidou – que grands-parents, parents, enfants et petits-enfants peuvent se retrouver autour de ces trois ouvrages de qualité…

 

 

Pour Hergé et son Tintin, on peut prendre l’intégrale des aventures en albums, de Tintin au pays des Soviets à L’Alph-Art, l’album inachevé. Mais si on a déjà lu et relu ces albums, ce que je comprends très bien, alors, le catalogue de l’exposition du Grand Palais pourra vous apporter beaucoup de satisfaction et sera une source de partage entre toute la famille car nous avons tous des souvenirs de ce reporter à la houppe.

 

Pour moi Tintin est un personnage important car j’ai lu mes premiers albums dans mon enfance. Comme tout le monde j’ai mes petits chouchous, ceux que j’ouvre souvent et même celui que je reprends au moins une fois par an, Les bijoux de la Castafiore. Hergé a su mettre en place un grand nombre de canons de la bande dessinée franco-belge, de la ligne claire, de l’aventure pour les enfants… Je sais bien que certains aspects du personnage – je parle là de l’auteur lui-même – posent des questions mais il n’en demeure pas moins qu’il est et reste un des grands auteurs du vingtième siècle !

 

Le catalogue de l’exposition retrace le cursus entier de cet homme, ne laisse rien dans l’ombre et donne des éclairages pertinents sur certains pans de son œuvre. L’exposition va bientôt refermer ses portes et ce catalogue va la faire revivre chez vous… Que du bonheur ! Je dirais même plus, que du bonheur !

 

  TINTIN sur Amazon

 

Le second héros de notre sélection est né presque en même temps que Tintin mais de l’autre côté de l’Atlantique. En effet, en 1928, les premières ébauches de Mickey arrivent sur du papier… je ne vais pas vous raconter en détail la naissance de la souris mondialement connue, explorer pour vous les liens complexes entre Walt Disney et Ub Iwerks. Pourquoi ? Tout simplement parce que les éditions Glénat nous apportent sur un plateau un ouvrage d’une grande qualité sur ce personnage mythique : Mickey Mouse, icône du rêve américain de Garry Apgar.

 

Bien que n’ayant pas été lecteur assidu au départ du Journal de Mickey, comme tout le monde je n’avais pas échappé à certains dessins animés, à certaines bandes dessinées même si je préférais durant de longues années Picsou et Donald… J’avoue avoir été séduit cette année par le travail ouvert par les éditions Glénat. Des auteurs de bandes dessinées, reconnus et appréciés pour leur travail, reçoivent une carte blanche – ou presque – pour faire vivre « leur » Mickey durant un album… Trondheim, Keramidas, Tebo, Loisel, Cosey… Vous pourrez donc accompagner votre cadeau de quelques aventures pour montrer comment cette création survit largement à son créateur… Mon préféré est indiscutablement celui de Trondheim et Keramidas, Craziest Adventures, un album hommage extraordinaire, plein d’humour, déjanté à souhait et qui pousse le lecteur au bout de l’aventure… En plus, tout se termine autour d’un bon pique-nique !

 

 

 

 

 Enfin, pour terminer notre voyage au pays des grands héros intergénérationnels, comment ne pas parler de Gaston au moment où une grande exposition lui est consacrée au centre Beaubourg ? Gaston est un personnage plus récent car c’est en 1957 que l’auteur André Franquin l’a imaginé… Et alors, quel succès !

 

Le catalogue d’exposition, Gaston au-delà de Lagaffe, va retracer tout cela avec précision et on le dévore avec un plaisir incroyable même si on n’est pas un spécialiste de cette bande dessinée car elle a tellement pénétré nos vie que l’on s’y retrouve tout le temps… M’enfin !

 

  Lagaffe : sur Amazon

 

 

Les éditions Dupuis – celles qui ont aussi à leur actif Spirou et les Schtroumpfs – vont fêter en 2017 les 60 ans de Gaston. Ce jeune homme ne les fait pas du tout et il reste d’une grande jeunesse et continue à faire rire les plus jeunes, surtout si on fait l’effort de porter ses aventures aux jeunes lecteurs qui parfois peuvent encore l’ignorer… L’exposition va durer jusqu’au 10 avril et elle est une excellente porte qui s’ouvre sur l’œuvre majeure de Franquin…

 

Voilà donc trois ouvrages de luxe, entre beaux livres et livres d’art, qui remettent la bande dessinée au cœur de notre culture et qui assurent n’en doutons pas un grand partage intergénérationnel et familial et tout ce que l’on peut vous souhaiter juste avant ces fêtes de fin d’année !!!

 


Un livre pour Noël ?

 

Un livre pour Noël, oh oui ! Un nouveau choix...

Un livre pour Noël, oh oui ! Un premier choix...

 

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles - épisode 6

Je vois ai déjà parlé des rencontres et des petits éditeurs, attractions majeures d’un salon comme celui de Montreuil. Je fréquente ce salon du livre et de la presse jeunesse depuis plus de vingt-cinq ans… J’en ai arpenté les allées du temps où tout se passait en face de la mairie de Montreuil, sous un chapiteau… Dans cette configuration, je me souviens d’avoir rencontré Gabriel Vincent, artiste qui avait créé Ernest et Célestine et qui a aujourd’hui disparu… J’y ai fêté l’anniversaire de Martine, l’héroïne de Marlier et Delahaye, la fameuse Martine qui a accompagné tant de petites filles devenues mamans et grand-mère…

 

 

Lors du dernier salon, je discutais avec Zad, une amie artiste, dessinatrice, autrice – je sais certains préfèrent auteure ou auteur mais il semblerait que autrice soit plus conforme au fonctionnement de la langue française – et maintenant éditrice… On cherchait la date de notre première rencontre… Figurez-vous que c’était en 1992, autour de ses premiers personnages destinés aux enfants, Simon et Agathe !

 

 

Tout au long de ces années, j’ai vu son travail évoluer et se structurer avec des albums illustrés, des romans, avec la création d’une maison d’éditions puis avec le rôle d’éditrice à part entière… La maison Utopique de Zad et Didier Jean – anciennement 2 Vives Voix – est devenue une très belle maison – que dis-je, une cabane pour utiliser leurs mots – qui renferme des pépites, des richesses et des trésors à partager avec les enfants…

 

Si je devais résumer son cheminement avec quelques titres je prendrais tout d’abord le Parcours de santé, éditions Casterman, parce qu’il était hors normes et ouvrait un bel univers aux enfants, celui du sport vu autrement que par la télévision et la compétition ; je continuerais avec Voisin, voisine car il abordait le mieux vivre ensemble bien avant que le sujet soit à la mode ; puis j’irais voir du côté de L’heure des mamans parce que la scénariste Yaël Hassan – que j’aime beaucoup – ose poser la question de qui vient chercher l’enfant à l’école, avec ce qui du coup devient une réflexion sur notre société – travail des parents, familles monoparentales ou homoparentales, présence des grands-parents… – et tout cela pour les enfants et sans hypocrisie ; enfin, je prendrais Le plus beau jour de ma vie de Béatrice Ruffié Lacas et Zau, parce qu’il m’a touché et que je le trouve merveilleux… Deux livres comme autrice, deux livres comme éditrice… mais j’aurais pu en nommer beaucoup d’autres !

 

J’ai vu aussi Zad et Didier Jean – son coauteur et compagnon – évoluer sur des salons modestes, partageant de tout petits espaces, ici à Montreuil et ailleurs. Mais cette année grâce à une belle campagne de crowdfunding, appel au financement coopératif en quelque sorte, ils avaient à Montreuil un beau stand et leurs auteurs ont pu dédicacer dans de très bonnes conditions. Tout cela va très bien avec une maison qui porte le nom d’Utopique. N’oublions jamais que l’Utopie fait avancer le monde et le rend plus agréable à vivre comme les livres de chez Utopique !

 

 

L’avenir nous réservera certainement encore beaucoup de belles choses et des livres à découvrir par dizaines… J’espère que Zad et sa maison d’éditions ne tarderont pas à recevoir la consécration méritée avec très vite un prix à Montreuil, une Pépite, ce qui serait justifié et naturel tant les richesses du catalogue sont étonnantes !!!

 

 

Durant ce salon de Montreuil, nous avons pu nous entretenir, mes étudiants et moi-même, avec Zad et deux de ses auteurs, Emmanuel Bourdier et Béatrice Ruffié Lacas. Si jamais vous ne connaissez pas Zad ni la maison Utopique, alors foncez dans la cabane et dévorez sans modération tous ces livres… Bonne lecture !!!

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles - épisode 5

Le salon du livre et de la presse jeunesse a fermé ses portes et il est temps de faire un bilan. Si j’ai bien commencé à le faire d’une façon personnelle en parlant des rencontres effectuées, il faut aussi prendre un peu de distance et annoncer que 175000 visiteurs se sont précipités à cette 32ème édition. Il ne faut pas trop comparer avec le salon de l’année dernière qui était trop proche des attentats du 13 novembre, mais par rapport à l’édition de 2014 cela représente plus 10% de hausse dans la fréquentation ce qui est une très belle performance !

 

Alors, bien sûr, certaines mesures ont aidé à cela comme la gratuité totale du salon les trois premiers jours (mercredi au vendredi) et le chèque cadeau du week-end. Ceci a entrainé un grand nombre de familles dans le salon et c’était un véritable plaisir de voir les parents accompagnés de leurs enfants en train d’arpenter le salon et de rencontrer les auteurs…

 

On a pu voir que le livre n’était pas encore mort et les files d’attente d’adolescents devant certains romanciers démontrent amplement la vitalité des lecteurs de notre pays, à condition bien sûr que l’on continue à rechercher la qualité. Cette qualité était bien au rendez-vous de Montreuil avec un grand nombre d’auteurs qui avaient répondu présents !

 

Sans oublier qu’un salon réussi, aujourd’hui, ce n’est pas simplement installer des stands pour vendre des livres. Il faut proposer aux visiteurs des évènements, des rencontres, des prix, des débats, des expositions… Cette année, à Montreuil, il y eut tout cela et le public en a abondamment profité !

 

Il reste à se donner rendez-vous l’année prochaine, du 29 novembre au 4 décembre 2017, pour une nouvelle édition, la 33ème ! Mais d’ici là, nous serons allés à Saint-Rémy, au festival d’Angoulême, au salon du livre de Paris, à Cluny et sa bande dessinée… Tout un programme !!!

 

 

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 9 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles, épisode 4

Il arrive que des albums, des livres, des bandes dessinées, déclenchent en vous une joie extrême, une jubilation profonde et vous assurent de finir la semaine, le mois et même plus de parfaite humeur ! C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques jours en découvrant Le cheval qui ne voulait plus être une œuvre d’art d’Olivier Supiot… Après cette lecture courte mais intense, j’ai tout fait pour rencontrer l’auteur à Montreuil…

 

 

L’album est surprenant car il ne répond pas aux critères classiques de la bande dessinée jeunesse, c’est un peu un OVNI… Imaginez !  C’est l’histoire d’un cheval… Pas n’importe lequel ! C’est l’histoire, donc, d’un cheval, plus exactement de la tête du cheval blanc peinte par Théodore Géricault, tableau exposé au Louvre…

 

 

Vous pourriez donc vous attendre à un documentaire étonnant sur le peintre, le tableau, le Louvre et tous les peintres qui l’auraient copié ou qui s’en seraient inspirés… Que nenni ! En fait, c’est bien l’histoire de cette tête de cheval, de ce tableau, de ce cheval… Un jour, le cheval décide de se promener, de quitter son emplacement… Magritte a beau dire que ceci n’est pas une tête de cheval, allez faire comprendre cela à un cheval épris de liberté !

 

 

Avec ce cheval, Olivier Supiot nous fait visiter le Louvre sous l’angle du cheval car le cheval a une importance capitale dans ce palais devenu musée… C’est enjoué, dynamique, passionnant, artistique, plein d’humour et de tendresse, poétique et intelligent… Presque parfait !

 

De plus, alors que je désespérais de le voir devant mon micro, le voilà qui arrive et qui avec une énergie incroyable m’attire à sa suite dans son musée du Louvre… Il n’est pas que l’auteur de sa bande dessinée, il est le cheval, il est Géricault, il est le Louvre, il est tous les chevaux du Louvre, il est le guide, il est passionné et c’est tout simplement génial !!!

 

 

J’ai passé un moment de lecture remarquable, une interview superbe et inoubliable, cette rencontre va dater et je ne sais pas encore à qui je vais offrir cette bande dessinée mais cela va faire des heureux, c’est une certitude !!!

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 déc 2016 - 2 commentaires - Réagir





Rechercher dans cette rubrique  




 
 



 

LE FIL INFO EN DIRECT

EN UNE - SORTIR
NOUS CONTACTER

 agenda FOCUS 

HUMEURS, & DÉBATS 
Lettre d'information

Nos billets
PHOTOS  BD
CINÉMAS
 
TV Portraits FAQ  LIRE Revue de web



RÉGIE PUB : Contact ici


Nos partenaires : Votre site internet Communication événementielle