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Ma vie à 2 balles - génération débrouille de S. Brändström & M. Gaudéchoux

 

La génération Y, une vie à 2 balles ... pas vraiment. Par les portraits présentés de tous ces jeunes tendant à vivre en adéquation avec leurs valeurs et l'idée qu'ils se font de la société, vous découvrirez peut-être des contrats précaires, des fins de mois difficiles mais aussi de nombreuses astuces de leur "survie" mais aussi ... une richesse de rencontres, la non-envie de travailler pour de l'argent comme les générations précédentes, une soif de liberté qui conjugue travail-projets-rencontres-solidarité-système économique revisité-vie commune ou mise en commun ...

Des trajectoires différentes, des jeunes ayant soif de ne plus se conformer à l'idée qu'être adulte c'est : travail-éloignement des parents-créer une famille ... avec la crise de ces 20 dernières années ils veulent encore être maîtres de leurs projets et ne pas être pressurisés comme les générations précédentes qui cherchaient à s'établir, une vie bien rangée, parfois sans grande surprise...

Ils souhaitent avant tout l'épanouissement personnel le job out (renoncer au confort de la grande entreprise, au CDI, au salaire sympa, pour découvrir d'autres formes de travail et souvent plus de précarité)... réinventer une autre société parallèle, résultante de cette crise face à cette jeunesse ... plein d'adresses, de conseils sont transcrits ... la crise n'est pas que négative, elle permet de réinventer une autre forme de "vivre" ...

 
 
Imprimer - - par ANTUNES Laure - 26 déc 2016 - Réagir

Un livre jeunesse pour Noël ? Zad, « C'était écrit comme ça »

C’est en rencontrant Zad au salon de Montreuil, ainsi que son conjoint Didier, que j’ai pu découvrir la maison d’édition Utopique. J’ai alors pu prendre conscience d’une autre forme de littérature jeunesse, celle qui parle aux enfants aussi bien qu’aux adultes.


 

«Les sujets abordés sont sérieux, afin d’amener le dialogue sur des sujets qui peuvent être sensibles. C’est quelque chose de nécessaire chez les enfants », m’avait expliqué alors Zad. Ne connaissant encore que peu d’albums venant de la maison, elle me conseilla « C’était écrit comme ça », ouvrage datant de 2010, qu’elle avait réalisé avec Didier. Je pu alors remarquer, rien qu’à la couverture, l’originalité graphique qui s’en dégageait, presque du caractère, ou une sorte de colère…


 

En effet, « C’était écrit comme ça » est avant tout un drame, dont l’intrigue repose sur le massacre perpétré en Juin 1944 dans la ville de Tulle. Sous prétexte de contrôle d’identité, les soldats nazis rassemblent près de 2 000 hommes dans le quartier de Souilhac pour procéder à un tri des plus sommaires : 99 d’entre eux sont pendus, 149 partent en déportation. 48 en reviendront vivants.

Mais qu’est ce qui rend ce livre diablement efficace ? Deux choses, selon moi. La première est le point de vue abordé, celui de l’enfant du couple dont il est question. La deuxième est le procédé de narration utilisé : l’histoire du même couple se déroule sous nos yeux, avec et sans élément perturbateur. On a alors un aperçu de ce qui aurait pu se passer si aucun mal n’était arrivé. L’émotion est alors à son comble, et la guerre est résumée à un seul mot : « gâchis ».

 



Sur Amazon : C'était écrit comme ça
 

vivre-a-chalon et la licence TAIS de l'IUT de Chalon-sur-Saône sont partenaires avec l'Espace des arts, Espace patrimoine, la bibliothèque de Chalon, le conservatoire de Chalon, la Bobine et RCF en Bourgogne

 

 

 

 

Imprimer - - par Yannis, étudiant TAIS - 23 déc 2016 - Réagir

Un livre jeunesse pour Noël ? Le villages des milles roses de P. Nessmann

Il y a des livres que l’on oublie... Et puis qui nous hantent ou plutôt qui nous marquent profondément par leur puissance. Je n’avais pas lu de livre pour enfant depuis, vous l’avez deviné, mon enfance. Rarement, par la suite, je n’avais lu de livres avec une morale, et je me retrouvé avec Le villages des milles roses de Philippe Nessmann… Je me suis replongée dans la légèreté de l’enfance avec l’empreinte morale d’une vraie fable poétique.


Pour votre enfant, pour les enfants que vous aimez, pour Noël, pour offrir et faire plaisir, c’est pour moi une valeur sûre ! Le livre permet d’aborder des thèmes durs et malheureusement contemporains avec la subtilité adaptée pour des enfants. En effet il a été pensé pour s’adapter et avoir différents niveaux de lecture : chacun y trouve ce qu’il peut comprendre, accepter, vivre…


A notre époque où les connaissances et le partage des valeurs humaines sont importants il me semble intéressant de passer par ce livre pour éveiller les consciences !

 

 

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Imprimer - - par Alexis, étudiant TAIS - 22 déc 2016 - Réagir

Un livre jeunesse pour Noël ? Les Fées de Cottingley

Entre mensonge et vérité, cette revisite de l’affaire des Fées de Cottingley offre une vision forte sur ces créatures ! Elle fait référence à une légendaire série de cinq photographies qui montrent deux fillettes, Elsie Wright et Francès Griffith, en compagnie de fées… Elles ont autre fois attiré l’attention de l’illustre écrivain écossais, Sir Arthur Conan Doyle, il mena une enquête et interpréta ces photographies comme une preuve concrète de la réalité des phénomènes surréaliste. Alors que cette affaire demeure encore un mystère, Sébastien Perez et Sophie de La Villefromoit, raconte cette légende sous l’angle d’une des fillettes Francès, la plus jeune des cousines.


 

L’auteur et l’illustratrice passionnés par le monde féerique, s’amusent à brouiller les pistes et nous entraînent dans un univers fantastique où tout semble possible.

Dans un style agréable à lire, Sébastien Perez par des faits, s’approprie le mythe et offre un nouveau regard sur ces créatures surnaturelles. Il ne se n’est pas contenté d’écrire cette histoire en s'appuyant sur l’imagination naïve des lecteurs. On remarque qu’il a voulu se rapprocher au plus vrai de la réalité pour mieux…


 

Sophie de La Villefromoit sublime le tout par ses illustrations. À travers celles-ci, elle accentue la magie véhiculée par le texte de Sébastien Perez.

Ce n’est pas seulement un livre jeunesse, c’est un livre pour tout âge. Lors de notre avancée dans le roman, on peut sentir la complicité entre l’illustratrice et l’auteur, ce qui ne nous offre pas seulement un roman accompagné d’images mais bien un roman illustré !

 


Sur Amazon : Fées de Cottingley
 

 


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Imprimer - - par Doriane (étudiante TAIS) - 21 déc 2016 - Réagir

Petite Philosophie des mots espiègles par Luc de BRABANDERE

Petite Philosophie des mots espiègles par Luc de BRABANDERE
avec la collaboration de Anne MIKOLAJCZAK
160 pages 14 €

> en librairie le 3 janvier 2017

Au plaisir du langage. Jouons avec les mots… autant qu’ils se jouent de nous !

 

Quelle relation chacun d’entre nous entretient-il avec les mots ?
De quelles manières la linguistique a-t-elle émergé en tant que discipline à part entière ? Signes, mots, phrases…
Quels en sont les concepts fondateurs et termes essentiels ?

Au sommaire :
-Du raisin et des groseilles
-Les mots se jouent de nous
-Le signe du départ
-Le mot chien n’aboie pas
-Le Copernic du langage
-Casse-toi, pauvre manant !
-Logiquement défectueux


Menant l’enquête en vulgarisateur hors pair, Luc de BRABANDERE nous convie à une balade initiatique, ludique autant que spirituelle, au fil des méandres de la linguistique. Sans s’encombrer de termes jargonnants ni de références absconses, Petite philosophie des mots espiègles promène un regard curieux et plein de malice aux détours des subtilités, énigmes et surprises du langage comme de ses mécanismes.

Philosophe d’entreprise et Fellow du Boston Consulting Group, Luc de BRABANDERE enseigne à CentraleSupélec Paris ainsi qu’à l’Université de Louvain. Fondateur de l’agence de communication CartoonBase où artistes et consultants œuvrent ensemble, il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’humour, aux erreurs de raisonnement, à la créativité ainsi qu’aux mathématiques.

Dans la même série, par Luc de BRABANDERE :
-Petite philosophie des mathématiques vagabondes, avec Christophe RIBESSE (2011)
-Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes, avec Anne MIKOLAJCZAK (NE / 2011)
-Petite philosophie des grandes trouvailles (2010)
-Petite philosophie des histoires drôles (NE / 2009)

 
Imprimer - - par PO - 20 déc 2016 - Réagir

LIRE : Le 4è mur de Sorj Chalandon

 Je l'avais découvert et bien apprécié avec "Une promesse" ... j'ai réitéré mon envie de découvrir cet auteur en ayant lu "Le 4è mur" ... et cet auteur m'invite vraiment à le lire désormais pour chacune de ses oeuvres.

Ce livre est une claque reçue. Il est magistral. Accéder au rêve d'un ami proche de la mort de permettre - en pleine guerre civile à Beyrouth - une trêve pour laisser place au théâtre ... à Antigone en prenant pour acteurs des combattants de chaque camp ... Un projet fou ... La guerre permettra-t-elle à ce rêve de se réaliser ...

Sorj Chalandon comme Khadra ont des puissances évocatrices qui vous transportent et vous bouleversent ... Comme Antigone, nous sommes plongés dans le drame total.

 

 
 

 

Imprimer - - par Laure ANTUNES - 16 déc 2016 - Réagir

Un livre pour Noël, oh oui ! Un nouveau choix...

Oui, les livres appartiennent bien à la catégorie des cadeaux qui restent, qui marquent, qui accompagnent, qui font grandir, qui font du bien et qui préservent la vie ! Il n’est donc plus temps d’hésiter entre cadeau et livre c’est le livre qui sera votre cadeau… Faudrait-il quand même bien le choisir et là avouons que ce n’est pas toujours si simple. Aussi, une fois encore, je me propose de vous accompagner… Cette fois-ci, ce sera au pays des héros de notre jeunesse !

 

Enfin, je vais parler large, très large, car les trois héros dont il va être question sont des héros trans-générationnels, ils ont accompagné tant d’enfants depuis 1929 – première apparition de Tintin – et aujourd’hui – dernière apparition en date de Mickey et inauguration de l’exposition Gaston au Centre Pompidou – que grands-parents, parents, enfants et petits-enfants peuvent se retrouver autour de ces trois ouvrages de qualité…

 

 

Pour Hergé et son Tintin, on peut prendre l’intégrale des aventures en albums, de Tintin au pays des Soviets à L’Alph-Art, l’album inachevé. Mais si on a déjà lu et relu ces albums, ce que je comprends très bien, alors, le catalogue de l’exposition du Grand Palais pourra vous apporter beaucoup de satisfaction et sera une source de partage entre toute la famille car nous avons tous des souvenirs de ce reporter à la houppe.

 

Pour moi Tintin est un personnage important car j’ai lu mes premiers albums dans mon enfance. Comme tout le monde j’ai mes petits chouchous, ceux que j’ouvre souvent et même celui que je reprends au moins une fois par an, Les bijoux de la Castafiore. Hergé a su mettre en place un grand nombre de canons de la bande dessinée franco-belge, de la ligne claire, de l’aventure pour les enfants… Je sais bien que certains aspects du personnage – je parle là de l’auteur lui-même – posent des questions mais il n’en demeure pas moins qu’il est et reste un des grands auteurs du vingtième siècle !

 

Le catalogue de l’exposition retrace le cursus entier de cet homme, ne laisse rien dans l’ombre et donne des éclairages pertinents sur certains pans de son œuvre. L’exposition va bientôt refermer ses portes et ce catalogue va la faire revivre chez vous… Que du bonheur ! Je dirais même plus, que du bonheur !

 

  TINTIN sur Amazon

 

Le second héros de notre sélection est né presque en même temps que Tintin mais de l’autre côté de l’Atlantique. En effet, en 1928, les premières ébauches de Mickey arrivent sur du papier… je ne vais pas vous raconter en détail la naissance de la souris mondialement connue, explorer pour vous les liens complexes entre Walt Disney et Ub Iwerks. Pourquoi ? Tout simplement parce que les éditions Glénat nous apportent sur un plateau un ouvrage d’une grande qualité sur ce personnage mythique : Mickey Mouse, icône du rêve américain de Garry Apgar.

 

Bien que n’ayant pas été lecteur assidu au départ du Journal de Mickey, comme tout le monde je n’avais pas échappé à certains dessins animés, à certaines bandes dessinées même si je préférais durant de longues années Picsou et Donald… J’avoue avoir été séduit cette année par le travail ouvert par les éditions Glénat. Des auteurs de bandes dessinées, reconnus et appréciés pour leur travail, reçoivent une carte blanche – ou presque – pour faire vivre « leur » Mickey durant un album… Trondheim, Keramidas, Tebo, Loisel, Cosey… Vous pourrez donc accompagner votre cadeau de quelques aventures pour montrer comment cette création survit largement à son créateur… Mon préféré est indiscutablement celui de Trondheim et Keramidas, Craziest Adventures, un album hommage extraordinaire, plein d’humour, déjanté à souhait et qui pousse le lecteur au bout de l’aventure… En plus, tout se termine autour d’un bon pique-nique !

 

 

 

 

 Enfin, pour terminer notre voyage au pays des grands héros intergénérationnels, comment ne pas parler de Gaston au moment où une grande exposition lui est consacrée au centre Beaubourg ? Gaston est un personnage plus récent car c’est en 1957 que l’auteur André Franquin l’a imaginé… Et alors, quel succès !

 

Le catalogue d’exposition, Gaston au-delà de Lagaffe, va retracer tout cela avec précision et on le dévore avec un plaisir incroyable même si on n’est pas un spécialiste de cette bande dessinée car elle a tellement pénétré nos vie que l’on s’y retrouve tout le temps… M’enfin !

 

  Lagaffe : sur Amazon

 

 

Les éditions Dupuis – celles qui ont aussi à leur actif Spirou et les Schtroumpfs – vont fêter en 2017 les 60 ans de Gaston. Ce jeune homme ne les fait pas du tout et il reste d’une grande jeunesse et continue à faire rire les plus jeunes, surtout si on fait l’effort de porter ses aventures aux jeunes lecteurs qui parfois peuvent encore l’ignorer… L’exposition va durer jusqu’au 10 avril et elle est une excellente porte qui s’ouvre sur l’œuvre majeure de Franquin…

 

Voilà donc trois ouvrages de luxe, entre beaux livres et livres d’art, qui remettent la bande dessinée au cœur de notre culture et qui assurent n’en doutons pas un grand partage intergénérationnel et familial et tout ce que l’on peut vous souhaiter juste avant ces fêtes de fin d’année !!!

 


Un livre pour Noël ?

 

Un livre pour Noël, oh oui ! Un nouveau choix...

Un livre pour Noël, oh oui ! Un premier choix...

 

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles - épisode 6

Je vois ai déjà parlé des rencontres et des petits éditeurs, attractions majeures d’un salon comme celui de Montreuil. Je fréquente ce salon du livre et de la presse jeunesse depuis plus de vingt-cinq ans… J’en ai arpenté les allées du temps où tout se passait en face de la mairie de Montreuil, sous un chapiteau… Dans cette configuration, je me souviens d’avoir rencontré Gabriel Vincent, artiste qui avait créé Ernest et Célestine et qui a aujourd’hui disparu… J’y ai fêté l’anniversaire de Martine, l’héroïne de Marlier et Delahaye, la fameuse Martine qui a accompagné tant de petites filles devenues mamans et grand-mère…

 

 

Lors du dernier salon, je discutais avec Zad, une amie artiste, dessinatrice, autrice – je sais certains préfèrent auteure ou auteur mais il semblerait que autrice soit plus conforme au fonctionnement de la langue française – et maintenant éditrice… On cherchait la date de notre première rencontre… Figurez-vous que c’était en 1992, autour de ses premiers personnages destinés aux enfants, Simon et Agathe !

 

 

Tout au long de ces années, j’ai vu son travail évoluer et se structurer avec des albums illustrés, des romans, avec la création d’une maison d’éditions puis avec le rôle d’éditrice à part entière… La maison Utopique de Zad et Didier Jean – anciennement 2 Vives Voix – est devenue une très belle maison – que dis-je, une cabane pour utiliser leurs mots – qui renferme des pépites, des richesses et des trésors à partager avec les enfants…

 

Si je devais résumer son cheminement avec quelques titres je prendrais tout d’abord le Parcours de santé, éditions Casterman, parce qu’il était hors normes et ouvrait un bel univers aux enfants, celui du sport vu autrement que par la télévision et la compétition ; je continuerais avec Voisin, voisine car il abordait le mieux vivre ensemble bien avant que le sujet soit à la mode ; puis j’irais voir du côté de L’heure des mamans parce que la scénariste Yaël Hassan – que j’aime beaucoup – ose poser la question de qui vient chercher l’enfant à l’école, avec ce qui du coup devient une réflexion sur notre société – travail des parents, familles monoparentales ou homoparentales, présence des grands-parents… – et tout cela pour les enfants et sans hypocrisie ; enfin, je prendrais Le plus beau jour de ma vie de Béatrice Ruffié Lacas et Zau, parce qu’il m’a touché et que je le trouve merveilleux… Deux livres comme autrice, deux livres comme éditrice… mais j’aurais pu en nommer beaucoup d’autres !

 

J’ai vu aussi Zad et Didier Jean – son coauteur et compagnon – évoluer sur des salons modestes, partageant de tout petits espaces, ici à Montreuil et ailleurs. Mais cette année grâce à une belle campagne de crowdfunding, appel au financement coopératif en quelque sorte, ils avaient à Montreuil un beau stand et leurs auteurs ont pu dédicacer dans de très bonnes conditions. Tout cela va très bien avec une maison qui porte le nom d’Utopique. N’oublions jamais que l’Utopie fait avancer le monde et le rend plus agréable à vivre comme les livres de chez Utopique !

 

 

L’avenir nous réservera certainement encore beaucoup de belles choses et des livres à découvrir par dizaines… J’espère que Zad et sa maison d’éditions ne tarderont pas à recevoir la consécration méritée avec très vite un prix à Montreuil, une Pépite, ce qui serait justifié et naturel tant les richesses du catalogue sont étonnantes !!!

 

 

Durant ce salon de Montreuil, nous avons pu nous entretenir, mes étudiants et moi-même, avec Zad et deux de ses auteurs, Emmanuel Bourdier et Béatrice Ruffié Lacas. Si jamais vous ne connaissez pas Zad ni la maison Utopique, alors foncez dans la cabane et dévorez sans modération tous ces livres… Bonne lecture !!!

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 10 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles - épisode 5

Le salon du livre et de la presse jeunesse a fermé ses portes et il est temps de faire un bilan. Si j’ai bien commencé à le faire d’une façon personnelle en parlant des rencontres effectuées, il faut aussi prendre un peu de distance et annoncer que 175000 visiteurs se sont précipités à cette 32ème édition. Il ne faut pas trop comparer avec le salon de l’année dernière qui était trop proche des attentats du 13 novembre, mais par rapport à l’édition de 2014 cela représente plus 10% de hausse dans la fréquentation ce qui est une très belle performance !

 

Alors, bien sûr, certaines mesures ont aidé à cela comme la gratuité totale du salon les trois premiers jours (mercredi au vendredi) et le chèque cadeau du week-end. Ceci a entrainé un grand nombre de familles dans le salon et c’était un véritable plaisir de voir les parents accompagnés de leurs enfants en train d’arpenter le salon et de rencontrer les auteurs…

 

On a pu voir que le livre n’était pas encore mort et les files d’attente d’adolescents devant certains romanciers démontrent amplement la vitalité des lecteurs de notre pays, à condition bien sûr que l’on continue à rechercher la qualité. Cette qualité était bien au rendez-vous de Montreuil avec un grand nombre d’auteurs qui avaient répondu présents !

 

Sans oublier qu’un salon réussi, aujourd’hui, ce n’est pas simplement installer des stands pour vendre des livres. Il faut proposer aux visiteurs des évènements, des rencontres, des prix, des débats, des expositions… Cette année, à Montreuil, il y eut tout cela et le public en a abondamment profité !

 

Il reste à se donner rendez-vous l’année prochaine, du 29 novembre au 4 décembre 2017, pour une nouvelle édition, la 33ème ! Mais d’ici là, nous serons allés à Saint-Rémy, au festival d’Angoulême, au salon du livre de Paris, à Cluny et sa bande dessinée… Tout un programme !!!

 

 

 

Imprimer - - par Michel Bonnet - 9 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles, épisode 4

Il arrive que des albums, des livres, des bandes dessinées, déclenchent en vous une joie extrême, une jubilation profonde et vous assurent de finir la semaine, le mois et même plus de parfaite humeur ! C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques jours en découvrant Le cheval qui ne voulait plus être une œuvre d’art d’Olivier Supiot… Après cette lecture courte mais intense, j’ai tout fait pour rencontrer l’auteur à Montreuil…

 

 

L’album est surprenant car il ne répond pas aux critères classiques de la bande dessinée jeunesse, c’est un peu un OVNI… Imaginez !  C’est l’histoire d’un cheval… Pas n’importe lequel ! C’est l’histoire, donc, d’un cheval, plus exactement de la tête du cheval blanc peinte par Théodore Géricault, tableau exposé au Louvre…

 

 

Vous pourriez donc vous attendre à un documentaire étonnant sur le peintre, le tableau, le Louvre et tous les peintres qui l’auraient copié ou qui s’en seraient inspirés… Que nenni ! En fait, c’est bien l’histoire de cette tête de cheval, de ce tableau, de ce cheval… Un jour, le cheval décide de se promener, de quitter son emplacement… Magritte a beau dire que ceci n’est pas une tête de cheval, allez faire comprendre cela à un cheval épris de liberté !

 

 

Avec ce cheval, Olivier Supiot nous fait visiter le Louvre sous l’angle du cheval car le cheval a une importance capitale dans ce palais devenu musée… C’est enjoué, dynamique, passionnant, artistique, plein d’humour et de tendresse, poétique et intelligent… Presque parfait !

 

De plus, alors que je désespérais de le voir devant mon micro, le voilà qui arrive et qui avec une énergie incroyable m’attire à sa suite dans son musée du Louvre… Il n’est pas que l’auteur de sa bande dessinée, il est le cheval, il est Géricault, il est le Louvre, il est tous les chevaux du Louvre, il est le guide, il est passionné et c’est tout simplement génial !!!

 

 

J’ai passé un moment de lecture remarquable, une interview superbe et inoubliable, cette rencontre va dater et je ne sais pas encore à qui je vais offrir cette bande dessinée mais cela va faire des heureux, c’est une certitude !!!

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 déc 2016 - 2 commentaires - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles, épisode 3

Montreuil, comme tous les salons et les festivals, c’est l’occasion de rencontres. Parfois, nous les journalistes et critiques, on enchaine tellement ces rencontres calibrées et réalisées à la chaine, que l’on finirait presque par oublier les personnes qui viennent devant nous, timides, prudentes et qui peinent à parler devant un micro… Heureusement, il arrive que l’on rencontre un auteur que l’on a déjà interviewé, dans le passé, un passé lointain même, et qui s'en souvient, dont on se souvient aussi, parce que certaines rencontres laisses des souvenirs qui ne disparaissent pas…

 

 

 

Cette année, j’avais coché Lylian sur ma liste. Lylian, vous ne connaissez pas ? C’est un auteur de bandes dessinées qui travaille depuis longtemps… Je me souviens de ma première rencontre avec lui, c’était autour de sa première bande dessinée, L’éveil du Kurran, il en était le coscénariste avec Nori et c’était Dune qui était au dessin. Il s’agissait d’une histoire parue dans la collection Tohu Bohu, un label que j’aimais beaucoup et dont je regrette la disparition… C’était sa première interview sur sa première bande dessinée… et il s’en souvenait bien !

 

Après on retrouve Lylian dans une série qui est restée – si je ne me trompe pas – sans suite, Mina Loween, toujours avec Nori en coscénariste et Lillycat au dessin. Cet album n’a pas dû lui laisser un souvenir impérissable car il ne le cite plus dans sa bibliographie sur son site. Il faut attendre quelques années pour le relire dans une histoire que j’ai beaucoup aimée, Le révérend (2 volumes), un western assez classique mais diablement efficace…

 

 

 

Enfin, Lylian devient l’adaptateur en bande dessinée des romans de Pierre Bottero, une proposition qui lui a été faite et qu’il a acceptée sans se douter que ce travail allait lui prendre beaucoup de temps… Les satisfactions sont grandes, certes, puisque cette œuvre est elle-même grandiose et que la réception par le public est excellente. Le premier album de La quête d’Ewilan sort en 2013 et le quatrième vient de sortir aux éditions Glénat. Parallèlement, il s’attaque à un autre cycle de Pierre Bottero, Le pacte des Marchombres, avec Ellana… Je pense que Lylian va rester longtemps encore en compagnie des personnages de Bottero et je ne vais pas m’en plaindre car je trouve que l’adaptation est de qualité…

 

 

 

Heureusement, Lylian trouve encore le temps de lancer quelques autres projet et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert quelques jours avant le salon de Montreuil son adaptation de Blanche-Neige dessinée par Nathalie Vessillier. Un travail basé sur l’histoire des Frères Grimm et pas celle de Walt Disney, une reine mère cruelle à souhait, des nains égaux à eux-mêmes et un tout fascinant qui fait redécouvrir Blanche-Neige… Un dessin qui ne laissera personne indifférent !

 

Donc, pendant ce salon, j’ai interviewé dans un premier temps Nathalie Vessillier pour son dessin de Blanche-Neige, puis Lylian pour toutes ses bandes dessinées d’adaptation… Et, il se souvenait de notre rencontre autour de sa première BD, L’éveil du Kurran. C’était sa première interview, en fait… et pour Nathalie Vessillier, ce fut cette année, à Montreuil, sa première interview… S’en souviendra-t-elle dans 12 ans ? Allez savoir !

 

Mais pour moi, deux belles rencontres en 2016 !!!

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 7 déc 2016 - Réagir

Des livres qui sont sortis pour les 50 ans de la Guerre d'Algérie

Quand j'étais collégienne, lycéenne puis étudiante ... à mon époque ... on a passé sous silence la Guerre d'Algérie. Je me suis pas mal documentée à travers des films mais j'y ai trouvé proportionnellement à d'autres guerres très peu d'écrits.

 Dans un magasin chalonnais qui brade du neuf je suis tombée sur 2 petits écrits qui se complètent très bien. Le 1er s'intitule "L'exode des Pieds-noirs (1962-2012) aux éditions Michel de Maule où 8 personnalités connues (Bacri, Benguigui, Cardinali, Garel, Donnersberg, Giuily, Macias, Villalonga) relatent leurs blessures, cette déchirure profonde à devoir quitter Alger, Oran ou Constantine. La fin d'une période heureuse dans un pays qu'ils considéraient comme le leur. Revenir en métropole et devoir tout quitter, tout laisser, la fin d'une jeunesse insouciante.


A ce livre s'est rajouté un 2nd La Torture aux aveux, Guerre d'Algérie : l'appel à la reconnaissance d'un crime d'état (Editions Au Diable Vauvert). En octobre 2000, dans l'Humanité et sur France-Inter, 12 témoins, ont appelé l'état français à la vérité, à la reconnaissance de ses actes. Le témoignage des généraux français et le point de vue d'une rescapée Louisette Ighilabriz ... un moment fort et intense de lecture qui me renseigne enfin sur la violence coloniale. A ne pas oublier pour mieux comprendre l'Histoire et leurs conséquences

Imprimer - - par ANTUNES Laure - 6 déc 2016 - Réagir

Emmanuel Mère présente son dernier ouvrage : "Désintégration des abîmes" ...


Après les deux « Gaillardises », qui nous ont bien amusés avec ses jeux de mots, Emmanuel Mère fait le grand écart avec son dernier ouvrage : « Désintégration des abîmes ».

Un petit livre de poésies plutôt sombres, résultante d’un mal-être ... passager ou profond … lui seul peut le dire … que tout un chacun peut traverser …

Soit.

Mais chez Emmanuel, qui pratique l’introspection avec lucidité et honnêteté, les mots, les phrases, les paragraphes de son ouvrage, sont forts car ils puisent dans sa propre expérience pour livrer le meilleur de son ressenti, sans compromission ni illusion.

« Ecrire c’est exorciser … exorciser les vieux démons et peut-être … éloigner les nouveaux », confie t’il …

La poésie se prête bien aux états d’âme car elle permet de creuser le fond de l’âme et de synthétiser la pensée … La poésie aide à la réflexion et percute : les mots, les idées, le travail sur soi … et dérange.

La 4ème de couv. nous dit : « une pensée dévorante, marécageuse, qui suinte de ce que l’homme a de plus sombre, et se dévoile au fil d’une introspection dans les profondeurs abyssales de l’âme et de ses déprimants méandres ».


 

A lire à coup sur … mais pas lorsque l’on déprime … parole d’Emmanuel.


Article et photos : Christiane Chapé

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* infos pratiques :

* en vente au prix de 10€
* presses numériques à Ahuy en Côte d'Or
* Emmanuel Mère : page Facebook
* sera présent au marché de noël à Givry le 11 décembre
* en projet avec une photographe : "Détours en Saône et Loire"

 
 
Imprimer - - par christiane chapé - 5 déc 2016 - Réagir

LIRE : L'homme qui haïssait les femmes d'Elise Fontenaille

Avant de tomber sur ce titre qui a titillé ma curiosité, je n'avais jamais entendu parler de cette histoir e issue d'un fait réel de 1989 à Montréal. Un homme décide de tuer des femmes de Polytechnique, futures ingénieures ... "qui vont prendre la place des hommes".

Elles seront 14 à être tuées. Flash back et histoire d'enfance du tueur. Divers points de vue seront abordés selon qu'on est jeune homme de polytechnique, ami/soeur/mère du tueur ou parent d'une victime. Comment ont-ils vécu l'événement, le traumatisme ... Classe séparée en 2, le tueur ne voulait que "les filles",les hommes de la classe auront pris rapidement la fuite, laissant l'homme armé, seul avec ses futures victimes féminines ... un même événement, une vision différente : ont-ils été lâches d'abandonner "les filles" face à ce tueur?

L'instinct de survie est le plus fort. Il y en a qui arriveront à la résilience et ceux qui finiront par se suicider bien après cette date fatidique... victimes collatérales. Nous comprendrons l'élément déclencheur, la petite goutte d'eau féminine, la souffrance du futur tueur mis en échec dans les 5 dernières pages ... ça n'excuse en rien ces morts inutiles mais nous entrevoyons sa logique destructrice toute personnelle. En ce sens ça me rappelle le livre d'Agnès Grossmann "l'enfance des criminels" (tueurs en série qui ont défrayé la chronique en France).

Nous arrivons au même constat derrière chaque tueur il y a un être en souffrance où la clé se trouve dans l'enfance... d'où l'importance de réagir quand nous sommes témoins de maltraitance parentale !

Imprimer - - par ANTUNES Laure - 5 déc 2016 - Réagir

Montreuil, le salon des merveilles, épisode 2

Certains me disent parfois : « Pourquoi aller dans un salon comme Montreuil ? Une bonne librairie ne suffit-elle pas pour trouver de bons livres ? »

 

 

J’entends bien la remarque d’autant plus que pour aller à Montreuil il faut prendre le TGV – et c’est cher – et qu’il faut trouver les bons horaires pour perdre le moins de temps possible dans la journée – alors que le TGV commence pas être en retard…

 

 

Montreuil, c’est un lieu de rencontre extraordinaire et c’est surtout la plus grande librairie jeunesse de France. Cela signifie que pour une fois on ne se limitera pas à vous présenter les meilleures ventes du moment – et certains de ces livres peuvent être de très bonne qualité – mais on vous ouvre les portes de la diversité du livre jeunesse… et cela devient tout simplement exceptionnel !!!

 

Il y en a pour tous les âges – même pour les grands-parents – et pour tous les goûts – sans aucune exception – de la bande dessinée au livre illustré, du cartonné au livre d’art, du roman policier au recueil de poésie… Les auteurs, les dessinateurs, les coloristes, les traducteurs, les éditeurs, ils sont tous là ! Ce n’est pas pour faire la publicité de leur produit, c’est pour expliquer leur démarche, partager leurs émotions, écouter vos retours, aider un enfant à choisir ce qui lui correspond… Que du bonheur !

 

Un exemple ? Une maison d’éditions dirigée par une jeune femme franco-bulgare qui propose des ouvrages jeunesse en français mais tous écrits par des auteurs jeunesse bulgares, les illustrations, elles, sont par des artistes français, la maison est installée en Alsace et les livres sont de toute beauté… Improbable, non ? Et pourtant, Elitchka existe bien depuis trois ans et les ouvrages sont déjà là en librairie. L’éditrice, Elitza Dmitrova m’explique tout cela avec passion et une des illustratrices, Elisabeth Hamon me parle de ses ouvrages, Marichka et Marie d’une part et d’autre part du petit dernier, un recueil de trois contes consacré à Noël… En, même temps, n’oublions pas que le mot Elitchka en bulgare signifie petit arbre vert… presqu’un sapin de Noël !

 

 

 

Donc, de livre en livre, de rencontre en rencontre, on passe une journée sans voir le temps passer et on oublie le prix du billet SNCF, les retards, le bruit, la foule… On repart de là avec plein d’étoiles dans les yeux même si on n’a pas pu acheter tous les livres que l’on a admirés !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 déc 2016 - Réagir





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