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Dominique Auduc curé de la paroisse de Notre Dame en Chalonnais : L'Evangile prié et médité en slam

 

Parution aux éditions salvator d'un ouvrage de Dominique Auduc : "L'Evangile prié et médité en slam".

 

Ce livre, préfacé par Mgr Rivière, couvre les Evangiles du dimanche des années A.B.C.

Dominique Auduc est curé de la paroisse de Notre Dame en Chalonnais.

 

Imprimer - - par AD - 21 mai 2019

4éme édition du Salon du livre jeunesse les 24-25 et 26 Mai, au Colisée

« Cette année, pour la quatrième édition, nous accueillerons, une quarantaine d'éditeurs mais aussi des auteurs, des illustrateurs et de nombreuses animations pour les petits et les familles » a commenté, Bénédicte Mosnier Gérante des Éditions Eveil et Découvertes, Cette maison d'édition est l'un des co-organisateurs aux côtés de la ville de Chalon , du Grand-Chalon, des bibliothèques de notre ville et de Chatenoy le Royal, de la prochaine édition du salon du livre jeunesse.


« CHALON RECONNU AU SALON DE MONTREUIL »
« Nous tissons des échanges tout au long de l'année et le salon de Chalon est connu à Montreuil » a complété Bénédicte Mosnier. A ces côtés avaient pris place, Gilles Platret, maire de Chalon, Sébastien Martin, président du Grand Chalon, Valérie Maurer, adjointe en charge des affaires scolaires et Fabienne Saint Arroman, vice présidente en charge de la petite enfance au sein de la communauté d'agglomération, ainsi que la directrice du comité des foires et salons, Christine Demoron..

 


 

« L'AVENTURE SE PROLONGE »
« L'aventure a débuté ,il y a quatre années déjà, elle se poursuit et c'est un peu plus pour la ville de Chalon et pour le Grand-Chalon . C'est un événement contribuant au rayonnement de la ville» a résumé, Gilles Platret, maire en soulignant l'importance du livre. « La direction de la petite enfance du Grand-Chalon est partenaire. Une douzaine d'agents de ce service seront présents » a noté, Sébastien Martin en relevant « le travail qui s'effectue dans les structures de la petite enfance, tout au long de l'année »...

 


 

 

DES ACTEURS CHALONNAIS  : Seront présents : les librairies de Chalon ( La Mandragore-Gibert Joseph- Develay- L'antre des Bulles- service petite enfance du Grand-Chalon

SUR LE SALON : Grand Salon : avec une quarantaine d'éditeurs, les librairies de Chalon. Espacé bébé au petit lecteur avec le service petite enfance du Grand-Chalon.


Espace conférence-numérique. Création d'une fresque avec Nathalie Janer sur le thème de « La ville de Chalon et son histoire ».
Atelier Pavillon : avec la maisob 'édition associative : « Les doigts qui rêvent »- Les mangas de Caro-Lyne- Mine de Carton ( petits bricoleurs de 5ans)- Bande dessinée par Mickaël Lebsetiau- Création Pop up avec Nathalie Janer. Les techniques de l'aquarelle avec Victoria Morel, illutratrice.


Jardin des mots d'éditions.
Des spectacles avec la compagnie Colibri de Besançon « Lorsque les poules avaient des dents »-La conteuse Emmanuelle Lieby «  Les histoires racontées »-Alice Waring avec « Le chant de la Tourterelle' »- L'enchanteur du monde des enfants de Gill Diss.
A L’extérieur : des spectacles avec « Slash un the air » et « dans la bulle de Slash ».


DE NOMBREUX PARTENAIRES : Avec notamment la fondation S.N.C.F qui œuvre dans les domaines de l’Éducation, la Culture , la Solidarité.


DU 24 AU 26 MAI :
- Lieu : au Colisée
- Dates : les vendredi 24 et samedi 25 Mai : de 9 H à 18 H- vendredi dédiée aux scolaires-samedi Tout Public.
Dimanche 26 Mai de 10 H à 18 H : Tout public
- Tarif : 2 Euros- Gratuit pour les enfants de moins de 16 ans.
- Restauration : Food culture Truck : restauration salée, sucrée en continu

N.D.R : Nous reviendrons sur cet important événement.


Nos photos : Lors de la présentation de la prochaine édition par Bénédicte Mosnier, Gilles Platret, Sébastien Martin, Christine Demoron avec Valérie Maurer et Fabienne Saint Arroman, ce mardi en début d'après midi.

 
 
 
 
 
Imprimer - - par Daniel DERIOT - 21 mai 2019

J'AI LU POUR VOUS : Le Jardin de Ciment d'Ian McEwan ...


Lors du désherbage organisé ce samedi par la bibliothèque municipale de Chalon-sur-Saône, j’ai fait le plein de livres proposés à 1€ pièce …


Et pour la plupart, d’auteurs inconnus … d’où aussi la découverte lors de cette foire aux livres déclassés.

Ce qui m’a attirée dans ce petit bouquin d’à peine 200 pages, c’est d’emblée, la couverture …

Je suis sensible aux couvertures … je craque souvent pour un croquis de Bretagne, un sous-bois, une reproduction de tableaux de maîtres … ou, tout simplement, une masure perdue dans la campagne.

Et là, c’est le gamin portant son sac de ciment sur le dos qui m’a émue.

Et là … l’auteur nous dit en 4è de couv. : « En Angleterre, on cimente souvent le jardin de la maison. Histoire de tenir la nature sous contrôle. Mais l’herbe passe à travers malgré tout ».

Et là … l’histoire : au cœur du Jardin de ciment, 4 enfants désormais seuls, dans une maison isolée, se retrouvent totalement libres et terriblement vulnérables.
Une malle, dans une cave, du ciment, tels sont les expédients que, d’instinct, avec cette logique imposée par les circonstances, les enfants choisiront pour se protéger du monde et de l’autorité des adultes.

Et là, moi : ces quatre enfants, à la mort de leurs parent, livrés à eux-mêmes, vivent seuls dans la maison familiale.
Ils vont faire moult expériences et franchir des interdits.
A savoir, que l’histoire est narrée par le fils aîné … mettant l’accent sur l’autorité parentale, l’affranchissement du passé, les tabous, la normalité de leurs actes.

Et là … un roman vu par moi qui aurait pu me déranger plus jeunes, j’ai beaucoup aimé l’ambivalence des adolescents … perturbés et obsessionnels …

C’est le premier roman de Ian Mc Ewan … qui parle de l’innocence des enfants mise à mal … qui formant, malgré eux, une famille unie et compacte.


Puis-ce t’elle les sauver de leurs égarements ???

Et là … je confirme : un livre étrange et touchant … sorti en 1982 … traduit de l’anglais par Claire Malroux, illustré par Rozier-Gaudriault, aux Editions VIRGULE.



Pour information : le prochain desherbage de la bibliothèque municipale de Chalon-sur-Saône aura lieu au mois de novembre …

A vos livres … PRETS !!

Article et photo : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 19 mai 2019

Parlons LIVRES : Louis XII et les autres...

Imaginez un instant un homme, fils de poète, proche du roi mais pas descendant direct de sa majesté, obligé d’épouser la fille du roi qui est sa cousine et qui est moche comme un pou… Ce pourrait être le portrait rapide et simpliste d’un certain Louis d’Orléans qui allait devenir Louis XII, roi de France et Père du peuple… Seulement, comme toujours, la vérité est peut-être plus complexe…

 

 

Je ne vais pas, ici et maintenant, vous parler de ce personnage et de la biographie signée Didier Le Fur que j’ai dévorée hier après l’avoir achetée hier matin à la vente de la bibliothèque municipale de Chalon-sur-Saône… Cet aspect-là sera réservé pour mes chroniques estivales « L’été c’est fait pour lire » ! Je vais me limiter à quelques éléments de réflexion de Didier Le Fur sur l’image d’un roi à travers les temps…

 

En effet, les rois ont connu bien souvent des notoriétés bonnes ou mauvaises de façon posthume. Louis XII qui n’était pas destiné au départ à être roi – si Charles VIII avait eu un garçon avec Anne de Bretagne, on l’aurait peut-être oublié – et très vite il a bien compris qu’il pouvait devenir le nouveau César… Enfin, c’est ce qu’il aurait souhaité après avoir triomphé dans les guerres d’Italie…

 

Du coup, le regard qui est porté sur son règne varie d’un auteur à l’autre, d’une période à l’autre… Il peut être à la fois le premier grand roi de la Renaissance, le roi qui ne réussit pas à gagner définitivement l’Italie et qui use son pays dans ces conflits, le roi qui gère bien son royaume sans être trop dépensier, le mari fidèle d’Anne de Bretagne qu’il n’avait épousé que pour conforter sa place ou garder la Bretagne attachée au royaume… Certains l’ont même traité d’obscur personnage, de rapiat, d’avare, de dégénéré…

 

Mais, ce que veut montrer Didier Le Fur, historien spécialiste de cette époque, c’est que l’image que l’on veut se faire d’un roi est portée avant tout par une période, une idéologie, une mode même… Quand on voulait pointer du doigt le pouvoir centralisateur et absolutiste du roi de Versailles, on chantait Louis XII modéré et proche de son peuple… Ainsi, Voltaire lui-même défendait l’image de Louis XII ! On s’est même servi de lui pour défendre le libéralisme économique au dix-neuvième siècle…

 

Didier Le Fur propose lui de regarder ce roi, son règne et ses actes, à la lumière des documents et en remettant tout cela dans le contexte de l’époque…

 

En lisant cet ouvrage, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au général de Gaulle. En effet, son image a changé dans le temps de son vivant et post mortem, en fonction des idéologies, des faits, de la nature de ses successeurs… J’entends beaucoup d’acteurs politiques se prétendre ses héritiers et parfois on manque de s’étouffer en voyant qui ose aller si loin… Pour rester dans l’actualité, il est toujours étonnant de voir sa présence dans le débat européen… Après tout, comme dans le cas de Louis XII, on fait dire à de Gaulle tellement de choses qu’on finit toujours par en faire son allié…

 

Comme il est bon de tenter d’y voir plus clair en se basant sur les faits, les actes, les documents historiques… Mais ce n’est pas si simple !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 19 mai 2019

CHALON : DESHERBAGE à la Bibliothèque Municipale


Ce samedi, dès 9h -et jusqu’à 13h-, la salle du Conseil Municipal de la mairie de Chalon-sur-Saône, a connu une grande affluence pour la vente de livres déclassés.



Pour cette 6ème édition, environ 1 200 ouvrages, dans tous les genres et pour tous les âges, sont proposés à la vente à 1€ pièce.

TOUT DOIT DISPARAITRE précise Evelyne Voisin, Agent de Maîtrise de la Bibliothèque.

Le prochain désherbage est prévu au mois de novembre prochain.


A suivre …


Article et photos : Christiane Chapé

 
 
Imprimer - - par christiane chapé - 18 mai 2019

Près Saint Jean :« Histoires de contes-Histoires de Vies », des tranches de vie d'habitants, et aussi des légendes

 

De mars à juillet dernier, Anne Prost-Cossio, conteuse en coopération avec les personnels de la bibliothèque des Prés Saint Jean,ont rencontré des habitants, mais aussi une multitude d'acteurs associatifs (régie de quartier, Laverie, Jardins Solidaires-Restos du Coeur-Association Pel-Mel) ainsi que des partenaires institutionnels (Ephad Roger Lagrange-Mission Locale, Ecoles, Caisse des Allocations Familiales, Maison de Quartier).


UN OUVRAGE COLLECTIF DE 48 PAGES
Objet de ces rencontres, écouter, collecter des contes, des légendes, des témoignages en provenance directe des habitants. Ces histoires ont été restituées avec une ballade contée intitulée « Il était une fois les près Saint Jean ». Elle s'est déroulée le 16 Juin, l'an dernier.

 

Puis,il y a eu un spectacle dénommé « On en raconte des histoires », un spectacle conçu par Anne Prost-Cossio avec la complicité de Vezio Cossio. Les élèves de deux classes de Cours moyens des écoles Maurice Cortot et Anne Franck ont écrit la légende des Près Saint Jean . Michèle Campana, une des conteuses de la Brigade constituée par Anne Prost-Cossio a rédigé une légende intitulée « Saône Jalouse et Gros Calin », autre légende, celle de Ruben et Wyssem dénomée : « L'histoire du Thanos, du corbeau et u sorcier de Glace ».


PRES DE 1500 PERSONNES RENCONTREES
Ces travaux ont été regroupés dans une publication d'une cinquantaine de pages, distribuées mercredi en fin d'après midi, aux acteurs du quartier, lors d'une rencontre ayant eu lieu dans les locaux de la Bibliothèque du quartier.
Près de 400 adultes et de 1100 enfants , ont été rencontrés lors des différentes initiatives soutenues par le contrat de ville. Outre les animations précitées, des visites de l’exposition « Le gentil facteur des contes » se sont déroulées ainsi qu'une animation « Jeu de l'oie » à la biibliothèque.


UNE PUBLICATION DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE
Elle a été présentée par Paul Thebault, représentant la ville de Chalon, président de la régie de quartier avec à ses côtés notamment Anne Prost Cossio mais aussi les personnels de la bibliothèque avec Sophie Fabre, responsable de la médiation culturelle, Christelle Grapin et Christelle Adnet respectivement Responsable et responsable adjointe des bibliothèques de quartier.


Alors que Julien Piffaut, a réalisé les photos de cette publication, c'est Vincent Depardon qui a conçu les dessins.
Aux côtés de la ville, la région , le Grand Chalon et le Commissariat Général à l'égalité des territoires ont contribué au financement de ce projet...Cette publication, « C'est le reflet de l'âme des habitants du quartier » a confié, Anne Prost-Cossio.


- Nos photos durant la présentation de la publication

Imprimer - - par Daniel DERIOT - 17 mai 2019

Le pric des Libraires pour l'excellent Franck BOUYSSE

Le jury du PRIX DES LIBRAIRES - créé en 1955 avec un réseau de quelque 1.600 libraires indépendants - présidé cette année par Cécile Coulon, décernera son prix à Franck Bouysse pour son roman « Né d’aucune femme » aux éditions La Manufacture de livres, ce soir, mercredi 15 mai à 19h, au CNL.

Il a été choisi parmi 5 finalistes :

- Terres fauves de Patrice Gain (Éd. Le Mot et le reste)

- Le Prix de Cyril Gely (Éd. Albin Michel)

- Loup et les hommes d'Emmanuelle Pirotte (Éd. Le Cherche-Midi)

- San Perdido de David Zukerman (Éd. Calmann-Lévy)

- Né d'aucune femme de Franck Bouysse (Éd. La Manufacture de Livres)

Franck Bouysse succède ainsi à Gaëlle Nohant, qui avait été récompensée pour son roman « Légende d’un dormeur éveillé » paru aux éditions Heloïse d’Ormesson l’année dernière.
 
Imprimer - - par PO - 16 mai 2019

Faut-il rire encore un peu... juste un peu ?

Je me souviens avoir lu dans ma jeunesse un texte qui disait en substance que l’homme était un animal qui riait et pleurait… De qui était la phrase ? Pascal ? William Hazlitt ? Un autre philosophe ? Peu importe… Ce qui était certain, c’est que cela plaçait le rire, entre autres, au premier plan de l’humanité…

 

Pourtant, quand on regarde bien, le rire n’est pas tant mis en valeur que cela de nos jours… Il n’est pas pris au sérieux, bien sûr… Pire, dans certains cas, il est suspecté et entaché de multiples bonnes intentions… D’ailleurs, il ne faut pas rire de tout ni rire avec tout le monde… La question qui me reste au cœur est simple : peut-on rire encore de nos jours ? Peut-on rire après Auschwitz, les Khmers rouges, le Rwanda, le Bataclan… et la liste n’est que très partielle et vous saurez bien la compléter de mille et une autres catastrophes humaines…

 

Alors, bien sûr, vous me direz que les humoristes cartonnent, qu’ils osent tout dire, qu’ils font rire… Vous n’avez pas tort mais, car il y a bien un mais, il se pourrait qu’ils ne fassent rire que dans les salles obscures et que le rire, lui, ait bien disparu de notre société… Mais de quel rire s’agit-il ?

 

Un dessinateur, ami de Jean Nohain, Claude Dauphin, avait dessiné une sorte de thermomètre du rire… L’échelle partait du plus froid, le rire glacial, pour allait vers le plus chaud, mort de rire. On passait ainsi par le sourire poli, le sourire, le rire étouffé, le rire, l’éclat de rire et le fou rire… On aurait pu glisser le rire de circonstance, le rire de politesse…

 

Aujourd’hui, bien souvent, dans les milieux professionnels, rire est synonyme de légèreté, de désintéressement, de faute de goût, de mauvaise éducation…  Je vous entends vous récrier mais réfléchissez un peu… Ce n’est peut-être pas si exagéré que cela car on ne rit pas souvent dans une réunion de travail, dans un conseil d’administration, dans un meeting…

 

Pourtant, on nous répète souvent qu’il faut rire au moins une fois par jour… Alors, certains rient en secret chez eux en lisant un album de Fabcaro ou en regardant un sketch d’Alex Vizorek… C’est d’ailleurs surprenant de voir que ces deux noms sont connus de beaucoup mais que peu osent dire que ça les fait rire, voire qu’ils atteignent ainsi le stade de « fou rire » sur l’échelle de Claude Dauphin…

 

Je me suis replongé dans l’ouvrage de Jean Nohain, Histoire du rire à travers le monde, un ouvrage de 1966. Jean Nohain était bien placé pour nous accompagner dans ce voyage de la mondialisation avant l’heure, mais une mondialisation du rire… Il faut dire que le fameux Alphonse Allais était le témoin de mariage de son père et Alfred Jarry son parrain…

 

Alphonse Allais envoie à son ami un télégramme le matin du mariage : « Ne partage pas votre bonheur Stop – Veux pas vous en prendre une miette Stop – Vous le laisse pleinement à tous deux… »

 

A cette époque, on riait peut-être plus, de tout et sans se poser trop de questions… Allez savoir !

 

Je ne vais pas vous raconter par le détail toutes les blagues et bons mots que l’on trouve dans cet ouvrage mais je précise quand même que certains chefs d’Etat, certains auteurs ou artistes furent plus drôles que d’autres… Retenons que le bon Henri IV était certainement un de ceux avec qui ont ne s’ennuyait pas… Drôle, vif, cru, direct et réactif, il avait tout d’un convive agréable pour passer un bon moment…

 

L’ouvrage de Jean Nohain, Histoire du rire à travers le monde est certainement un peu moins conceptuel que Le rire de Bergson, mais il est beaucoup plus drôle… A vous de choisir !
Imprimer - - par Bonnet Michel - 15 mai 2019

Parlons livres : Des Françaises, reines en Anglettre ?

Il est vrai que bien souvent, surtout quand on navigue dans le Moyen-âge lointain, on a tendance à croire que les femmes n’avaient aucune importance, aucune puissance, aucune valeur… Pourtant, quand on cherche un peu, on découvre qu’elles étaient bien là malgré la rusticité des temps, le machisme ambiant ou la loi salique…

 

 

Seulement, voilà, pour découvrir cela il faut d’une part trouver un ouvrage qui raconte cela, prendre le temps de lire malgré la poussière qui peut s’être déposée sur les pages, et tout cela n’est pas si simple que cela… C’est ainsi qu’au cours de mes séquences de recherches chez bouquinistes, brocanteurs et autres magasins Emmaüs, j’ai découvert un ouvrage de Micheline Dupuy, Françaises reines d’Angleterre

 

Cette historienne que je ne connaissais pas du tout – on oublie ces historiennes comme on oubliait jadis les reines – est morte en 2010. Même si tout le monde ne la connaissait pas elle avait quand même un certain renom au moins en Gironde… Malheureusement, ce n’est pas du tout ma région de cœur ni de vie…

 

Elle était la petite-fille de Jean Dupuy, créateur du « Petit Parisien », un des journaux connus de la III° République auquel elle avait consacré une étude : « Le Petit Parisien, le plus fort tirage des journaux du monde entier ». Mais elle est connue pour ses études historiques qui ont été récompensées par de nombreux prix comme le Prix du Cercle de l’Union (1971), le Grand prix littéraire de la ville de Bordeaux en 1976 ou le prix Rocheron de l’Académie française en 1978.

 

Là, dans ce bel ouvrage sur ces reines parfois inconnues, elle tente de montrer comment la France a donné à l’Angleterre dix-sept reines ! Or, elles sont souvent importantes et ont marqué durablement le pays comme cette Berthe la Mérovingienne qui a permis à la religion chrétienne de reprendre des forces au moment où elle avait presque entièrement disparu ou Aliénor d’Aquitaine qui a été Reine de France avant de devenir Reine d’Angleterre… Certaines n’ont pas été très chanceuses, comme Henriette-Marie dont le mari Jacques 1er Stuart a été décapité lors de la guerre civile…

 

Au moins, avec cet ouvrage synthétique et accessible à tous, hommage est rendu à ces femmes en montrant bien qu’elles ne furent pas des potiches mais bien des reines qui ont tenu leur place avec du positif et du négatif comme on en trouve chez tous les humains…

 

Il faudra un jour revoir toute l’histoire de l’humanité en n’oubliant pas les femmes… mais c’est une autre histoire ! Alors en attendant, participons à garder la mémoire de celles qui ont agi publiquement sans oublier toutes les femmes qui ont participé à l’épopée de l’humanité, au moins pour moitié car jusqu’à nouvel ordre les hommes n’étaient pas seuls !

 

Bonne lecture et à bientôt !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 14 mai 2019

J'ai lu pour vous (où plutôt relu) : LE PAPE DES ESCARGOTS d'Henri Vincenot ...


Alors, d’emblée, posons le contexte : vieille dijonnaise de souche, j’ai connu et rencontré Henri Vincenot avant ses parutions dans « le poste de télé », au travers de ses livres, de sa peinture et de ses sculptures …
D’autant qu’il faisait partie, comme mon père, de la « grande famille » des cheminots !!

Souvent, je suis allée visiter sa galerie de peinture située rue Vauban, tout près de l’hôtel de ville et ses sculptures au Musée de la Vie Bourguignonne à Dijon.

Car, Henri Vincenot, était « multi carte » comme l’on pourrait dire aujourd’hui …

Moi, je dirais : un artiste dans la panoplie de tous ses talents.

Le résumé de l’ouvrage (pour ne pas dire le pitch car il m’aurait engueulée) : «  Dans les Hauts forestiers de Bourgogne vit un chemineau truculent surnommé La Gazette. Paré d'attributs bizarres, il joue les prophètes et se dit "pape des escargots" et immortel. Il mendie mais apporte en échange sa bonne parole. La Gazette va être mêlé incidemment au destin de Gilbert, un jeune paysan qui se révèle exceptionnellement doué pour la sculpture. Ensemble et à l'écart du monde moderne ils vont vivre les aventures singulières réservées aux inspirés et aux poètes. La Gazette considère Gilbert comme son fils spirituel. Aussi essaie-t-il d'intervenir dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée. Dans cette histoire truculente, contée admirablement par Henri Vincenot, la Bourgogne et ses monuments spirituels reçoivent un éclairage nouveau qui nous les montre à la fois dans leur grandeur mystique et dans leur beauté populaire et quotidienne ».

Pour moi LE PAGE DES ESCARGOT est le PAPE DE LA NATURE.
Dans les années 60, l’étrange Gazette, un peu vagabond, un peu mendiant, un peu pipelette, un peu druide, un peu devin … grand marcheur devant l’Eternel, armé de son bâton sculpté, dénichant les courants telluriques, traverse les villages bourguignons, de Châteauneuf-en-Auxois à Sombernon, de Commarin à Bessey-en-Chaume … propageant les ragots des villageois et prodiguant l’avenir sombre de ces belles communes préservées qui vont bientôt connaître le bouleversement avec le chantier de l’A6 qui va défigurer le paysage de ce magnifique coin de Bourgogne.

Une belle balade joliment écrite et décrite avec amour et passion, dans les Hauts de Bourgogne, mystique et poétique … qui m’a permis de me balader -de me re-balader- sur les chemins de ma belle région … jusqu’à « la Peurie », une bâtisse abandonéne, devenue aujourd’hui un lieu de paix dans les bois de La Bussière, qu’Henri Vincenot a restaurée avec sa femme et ses enfants,abritant aujourd’hui, les tombes celtes de l’auteur, de sa femme chérie et de son fils, parti trop tôt.

Je trouve que ce livre -pour ne pas dire ce roman- est un ouvrage extraordinaire, populaire et « paysan » … écologiste et de bon sens, avant l’heure.

Permettant de remettre les pieds dans la terre et la tête dans les étoiles ... de Compostelle !!

A lire et relire … sans modération.


Article : Christiane Chapé
Imprimer - - par christiane chapé - 12 mai 2019

LIRE ! Revenons-en au Moyen-âge...

Il fut un temps – et le temps passe très vite – où j’interviewais régulièrement Georges Minois. C’est un historien breton qui a été enseignant d’histoire et qui a écrit de nombreux ouvrages. Spécialiste du Moyen-âge, il a toujours eu le talent pour raconter avec sobriété et efficacité l’histoire de cette période avec soit un thème, soit un personnage, soit un évènement particulier… C’est ainsi qu’il a été pour moi un guide dans de nombreux voyages dans le temps…

 

Lors de ma visite du musée de Cluny, j’ai découvert que son dernier opus, Histoire du Moyen Âge, venait de sortir en format poche, et je me le suis offert… Il m’arrive parfois de manquer de lecture…

 

C’est ainsi que tout en poursuivant mes petites vacances, à Paris puis en Bretagne, je dévorais à pleines dents cet ouvrage très sympathique…

 

Il s’agit tout d’abord, d’une synthèse. Donc, il y aura des frustrations si vous cherchez à tout savoir sur Marguerite de Provence, Otton III ou Boniface VIII. Certes ! Mais, tous ces personnages – et tous les autres – ne seraient rien sans une incarnation dans une époque et c’est là que la synthèse – exigeante quand même ne serait-ce que par sa taille (quasiment 700 pages de lecture) – de Georges Minois se révèle être passionnante. Elle donne du sens aux évènements, elle explique les choix de certains personnages, le contexte de certains évènements qui sont bien dans nos mémoires mais que l’on ne comprend pas toujours très bien…  

 

Alors, bien sûr, on survole plus d’un millier d’années à grande vitesse mais en construisant intérieurement une grande fresque d’une époque à la fois lointaine et en même temps proche car l’être humain n’a pas tant changé que cela… On part en gros de l’an 400 pour finir en 1500, on voyage de l’Occident à l’Orient, on vit des guerres, des périodes politiques et artistiques, on voit les sociétés évoluer, on voit la France – elle est bien là même si on ne se focalise pas sur elle – naître, grandir, se consolider et se fragiliser, au gré des ans… Un vrai régal que ce menu varié et solide !

 

Non, le Moyen-âge n’est pas une période sombre et austère, archaïque et dont il faudrait avoir honte… Les clichés sont nombreux sur cette époque et Georges Minois tente de nous montrer une autre réalité… Mais cette vaste période ne fut pas non plus une sorte de vie au paradis… D’ailleurs, à cette époque-là, il fallait gagner son paradis sur terre ce qui n’allait pas toujours de soi… On parlera donc aussi de pèlerinages, de croisades, de L’Eglise, de ses papes, de ses divisions… Et tous les acteurs ne furent pas des saints !

 

Voilà, cet ouvrage est pour moi une référence à avoir chez soi. Il ne faut pas nécessairement vouloir le dévorer d’un coup – sauf si vous êtes aussi un passionné – mais il peut servir pour reprendre les faits après un roman, un film, une série TV, un jeu vidéo… Il y a tellement de références au Moyen-âge dans nos vies !  

 

C’est dans la Voix du Jura qu’un critique a écrit : « Georges Minois réussit l’exploit d’écrire une synthèse à la fois dense et agréable » et comme je partage entièrement ce point de vue, ce sera mon mot de la fin aussi !

 

Bonne lecture donc de cette Histoire du Moyen Âge de Georges Minois !

Imprimer - - par Bonnet Michel - 12 mai 2019

CHALON : « ETES-VOUS LIVRE, SAMEDI ? » avec la bibliothèque municipale ...


« Etes-vous livre, samedi ? » est un moment d’échange entre lecteurs et lectrices, passionnés, pour parler livres-toquade, livres-passion, documentaires surprenants, BD légères ou autres … où simplement écouter les récits donnant envie de lire …

Rencontre ce samedi, autour de la littérature, dans la jolie petite salle de l’Esperluette de la Bibliothèque Municipale de Chalon.

L’échange ce samedi a porté sur « 90 secondes » de Daniel Picouly, « Nous avons toujours vécu au château » de Shirley Jackson, « La femme aux cheveux roux » d’Orane Pamuk, les mangas Black Burtier, la BD de Fred « Le corbac aux baskets », « Octobre » de Soren Sveistrup, « Des orties et des hommes » de Paola Pagani et d’ « Un jardin en Australie » de Sylvie Tanette.

* 90 SECONDES de Daniel Picouly : raconte d’éruption de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 à 7h52 où 30 000 personnes ont trouvé la mort en … 90 secondes. Ce livre quelque peu caustique et acide, est aussi original par sa construction, car il donne la parole à la montagne qui raconte son éruption qui a anéanti la ville de Saint-Pierre. Peut-être trop peu regardée ou respectée, la montage à lâché ses nerfs …

* NOUS AVONS TOUS VECU AU CHATEAU de Shirley Jackson : le pitch : « Je m'appelle Mary Katherine Blackwood. J'ai dix-huit ans, et je vis avec ma sœur, Constance. J'ai souvent pensé qu'avec un peu de chance, j'aurais pu naître loup-garou, car à ma main droite comme à la gauche, l'index est aussi long que le majeur, mais j'ai dû me contenter de ce que j'avais. Je n'aime pas me laver, je n'aime pas les chiens, et je n'aime pas le bruit. J'aime bien ma sœur Constance, et Richard Plantagenêt, et l'amanite phalloïde, le champignon qu'on appelle le calice de la mort. Tous les autres membres de ma famille sont décédés » …

* LA FEMME AUX CHEVEUX ROUX d’Orane Pamuk : résumé : « Alors qu'il passe quelques semaines auprès d'un maître puisatier pour gagner un peu d'argent avant d'entrer à l'université, le jeune Cem rencontre une troupe de comédiens ambulants et, parmi eux, une femme à la belle chevelure rousse. Il s'en éprend immédiatement, et, malgré leur différence d'âge, se noue entre eux l'esquisse d'une histoire d'amour. Mais les promesses de cet été sont soudainement balayées lorsque survient un accident sur le chantier du puits ».

* MANGAS BLACK BUTLER : résumé : «Ciel Phantomhive est l'héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. C'est sur les épaules de ce jeune garçon d'une grande beauté, très intelligent et mature pour son âge, que repose l'empire familial commercialisant entre autres des jouets et des friandises.
Ciel fait également partie des "chiens de garde de la reine", ces membres de la gentry travaillant pour le gouvernement en vue d'éradiquer le crime du pays. Ce qui ne manquera pas de le placer dans des situations plutôt périlleuses ». 

* LE CORBEAU AUX BASKETS de Fred : le résumé : « Un matin, Armand se réveille, se regarde dans la glace et s'aperçoit, en se rasant, qu'il est devenu corbeau. Corbeau avec un bec, des plumes, et en plus, qu’il a des baskets aux pieds … Le corbeau à taille humaine sonne chez le docteur Verlé Corbo, le psychiatre » … Le corbeau, nouvel peau de son état … est engagé comme maître d’hôtel par une baronne, grâce à son habit noir » … Voilà !!!

* OCTOBRE de Soren Sveistrup (scandinave) : le résumé : «Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons. L’on confie l’’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess. Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte ».

* DES ORTIES ET DES HOMMES : de Paola Pagani : l'enfance de Pia, c'est courir à perdre haleine dans l'ombre des arbres, écouter gronder la rivière, cueillir l'herbe des fossés. Observer intensément le travail des hommes au rythme des saisons … L’histoire de passe dans les Charentes dans les années 1970. C’est l’histoire d’une petite fille qui aime vivre à la ferme avec sa grand-mère italienne qui lui apprend la façon de cueillir les orties et leurs vertus. Ce livre est un magnifique hommage au monde paysan et aux territoires de l'enfance.

* UN JARDIN EN AUSTRALIE de Sylvie Tanette : «Quelque part vers le centre de l’Australie, la cité minière de Salinasburg s’étale en bordure du désert. Tout au bout, une petite maison de bois se cache dans un jardin à l’abandon. Deux femmes se racontent depuis cet endroit que les Aborigènes nommaient « le lieu d’où les morts ne partent pas ».

Bel échange littéraire ce samedi, avec une dizaine de participants, autour d’un café ou d’un thé … et découvertes permettant de découvrir des ouvrages d’auteurs, dans tous les domaines …

Prochain rendez-vous « ETES-VOUS LIVRES, SAMEDI » le 8 juin à 14h30 à l’Esperluette … dans la cour de la bibliothèque municipale.


Article et photos : Christiane Chapé

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Imprimer - - par christiane chapé - 12 mai 2019

Vient de paraître : « Embrasements fertiles » nouveau recueil de poèmes de Jean Louis Hivernat

Jean Louis Hivernat, n'a pas été seulement un professeur ayant exercé un temps au collège de Verdun sur le Doubs, il a été professionnellement, inspecteur de la jeunesse et des sports et des loisirs.


UN TROISIÈME RECUEIL DE POÈMES
Il est aussi un citoyen engagé , un observateur attentif et ce Docteur en Lettres modernes ayant soutenu une thèse de 3éme cycle en 2007 à l'Université de Bourgogne : «  Les figures emblématiques de l'idéal sportif. Le héros, le champion, l'idole : mythe et réalité est aussi un poète.
« Embrasements Fertiles », le troisième recueil de cet habitant de Crissey, vient de paraître aux éditions « France Libis ».


DES MOTS AU SERVICE DE LA REFLEXION ET DE L'OBSERVATION
Pas moins de 123 pages, pour cette nouvelle publication, dont la préface rédigée par Daniel Claustre, évoque le travail sérieux de l'auteur mais aussi les pointes d'humour glissées au fil des textes. Jean Louis Hivernat, est aussi un homme de foi, un chrétien engagé en qualité de diacre permanent au sein du diocèse d'Autun . Certains de ses textes, se réfère à l'image du Christ, à sa parole ou à ses faits et gestes.


AU PROFIT DE L'A.S.T.I
Certains poèmes sont aussi le reflet du jeune retraité, de celui apportant ses réflexions à la vie spirituelle et sociétale, profondément attaché à ses racines des bords de Saône. Ce cri du cœur, est vendu au profit de l'association de Solidarité avec les travailleurs immigrés ( A.S.T.I ),bien connue dans la région chalonnaise.
- Jean Louis Hivernat a publié aussi : « Arrimages » en 2013- Éditions Thierrry Sajat, Bourges : 101 Pages- Ce recueil a reçu le prix du terroir à 2016. «Cher lauréat, il n'est pas facile d'être poète en 2016, dans le monde matérialiste qui nous entoure...

Il nous reste un privilège, celui de rêver » relevait M. Chapelle, de Santenay, lors de la remise de ce prix, le 5 novembre 2016.


- « De la Brousse au Firmament », paru en 2014- 132 Pages, éditions Thierry Sajat-Paris.
« Le poète à ce souci de nous faire aimer la vie malgré tout », relevait Monique Shuck lectrice ou encore « Il y a un style Hivernat qui se retrouve de façon éclatante » notait Jean Aubelle, de la pastorale tourisme en Saône et Loire. 3Éme au concours 2018, Stephen Liégeard.

 

 

- Pour commander le recueil :L'exemplaire 9 euros plus 3,50 euros port (écopli) : Jean Louis Hivernat-15, rue de Perrey 71530 Crissey.

Imprimer - - par Daniel DERIOT - 7 mai 2019

Littérature : « A la recherche du mot perdu » de Colette Andriot


« A la recherche du mot perdu », un opus au « joli petit » format, est le dernier ouvrage de Colette Andriot, illustré par Matthieu Louvrier.



Les textes courts, sont doux, apaisants … nous invitant à un beau voyage hors du tumulte.

Editions : L’Atelier des Noyers – Claire Delbard à Perrigny-les-Dijon.

« Faire les cent mots
à travers la page
pour rêver d’infini
entre les quatre bords
entre les quatre Nords »

« Le dernier sentier de broussailles
il me faut tailler
faucher
dessiner un passage
pour le poème »

* Colette Andriot est née à Paris, elle a grandi entre cette ville et le Bugey, et vit en Bourgogne de nombreuses années.
D’abord institutrice, elle a participé à la préfiguration de la Maison de la Culture de Chalon-sur-Saône avec Francis Jeanson.
Elle fait partie de l’équipe de la Maison de la Culture jusqu’en 1978, puis a ensuite, été bibliothécaire.
Membre du collectif Impulsion, devenu Nouvelle Impulsion.
Elle a publié dans de nombreuses revues de poésie et chez plusieurs éditeur.
Elle nous avait offert en 2017 : « Au gré du gris des jours », une subtile réflexion sur le temps qui passe et sur l’engagement aussi.
Elle nous revient cette année avec « A la recherche du mot perdu », magnifiquement mis en images par Matthieu Louvrier, un beau voyage sur le chemin de la vie.

* Matthieu Louvrier est un artiste plasticien, peintre et illustrateur.
Il vit à Dijon.
Des études aux Beaux Arts, puis au fil du temps, une passion, qui se précise pour le partage des Arts avec tous, avec toujours l’envie de croire que le Beau peut porter le monde.
Matthieu est aussi amoureux des papiers peints, des papiers collés, des collages et des univers imaginaires, c’est un romantique pictural, alors, il a choisi pour ce livre pour notre plus grand bonheur, un chemin original et inédit : celui de travailler sur une base de différentes matières pour laisser émerger un univers d’émotions : le sien, qu’il partage avec le texte de Colette.
Une autre façon, après « Ame papier » l’an dernier, de nous livrer une nouvelle facette de son âme secrète, toujours en quête.

* L’Atelier des Noyers propose à des créateurs (plasticiens et auteurs) de relever le défi de jouer ensemble la parution de l’émotion d’une première rencontre dans cette collection : autour du texte ou d’un univers graphique.
Ici, Colette et Matthieu ont tissé à quatre mains textes et images … suite à une rencontre à Dijon au printemps dernier, et après un échange chaleureux sur leurs goûts et leur admiration commune (que nous partageons à l’Atelier des Noyers) pour Elzbieta …
Découvrons ensemble « A la recherche du mot perdu » … un univers sensible et délicat.

« Le poème donne une langue
pour secouer les mots
les empêcher de se mettre en rang »


Article et photos : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 24 avr 2019

J'ai lu pour vous : « BEREZINA » de Sylvain Tesson ...


De Sylvain Tesson, je connaissais le fils du journaliste Philippe Tesson … enfant doué, turbulent et gâté … qui n’avait pas spécialement retenu, pendant longtemps, mon attention.

Et … depuis son accident de « grimpe » … un malheur pour un bonheur, peut-être ? J’adore cet écrivain, sensible, profond, toujours doué et turbulent … mais tellement attachant.

Depuis, j’ai lu « Sur les chemins noirs », qui m’a bouleversée et aidée à m’introspecter et me remettre en question.

A séparer l’utile et l’inutile.

 


La 4è de couv. de Berezina nous dit : « « Octobre 1812, Napoléon entame la retraite de Russie. 4 000 kilomètres d’une course mortelle contre la faim et la neige, où les hommes, harcelés par les cosaques, devenaient fous.
Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson décide de mettre ses pas dans ceux de l’Empereur. Pour cela, il lui faut : de la neige, du froid, le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque, deux amis russes, trois side-cars soviétiques et beaucoup, beaucoup d’humour.
Un récit très drôle, où l’on galope à 80 km/h (l’Oural ne va pas plus vite) » ».

Bon … bien sûr j’ai aimé ce récit qui m’a plongée au sein d’un pays, la Russie, que je ne visiterai sans doute jamais (faute de temps, d’argent … aussi) … narré grâce à l’amoureux qu’est Sylvain Tesson pour ce pays … qui a vu naître de grands hommes comme Tolstoï, Dostoïevski, Rudolf Noureev, Aleksandr Ovetchkine ou Piotr Tchaïkovski … mais …

Bon … parfois, quand même, il m’énerve un peu ce surdoué de l’écriture avec sa part d’orgueil et sa façon de nous envoyer à la figure sa grande culture littéraire et ses leçons d’histoire/géo … genre je vais t’instruire petit lecteur !!!

Le tout, quand même, arrosé à outrance de la boisson locale … qu’il a stockée dans sa demeure provisoire !!

Malgré tout, j’ai aimé au fil des pages, bien qu’il se soit plus attaché à l’histoire des grands hommes qu’à ses congénères, rencontrés au gré de ses pérégrinations.

Je suis partagée sur cet ouvrage, entre l’admiration que je porte à ce voyageur moderne et le fond du coeur de l’humain … celui qui passe sur son passage !!

S’il fallait lui donner une note … je dirais « mi figue-mi raisin » …

Néanmoins je reste son « idole », car il est doué « le petit » …il a le sens de la formule, il écrit bien et nous trimbale à merveille entre émotion et humour.

Ce livre, je me dois de le signaler, je l’ai emprunté à la bibliothèque de l’hôpital de Chalon où je suis bénévole … est imprimé en « gros caractères » … « large vision » comme l’on dit dans mon association … imprimé aux Editions « La Loupe » …

J’apprécie la démarche qui consiste à penser aux personnes vieillissantes qui lisent avec de plus en plus de difficulté, à cause d’une vision diminuant au fil du temps … et qui ne les prive pas, ainsi, de se distraire avec la lecture … une de leur activité préférée.

Merci pour ce geste d’amour.

 

Article et photo : Christiane Chapé
 
 
 
 
Imprimer - - par christiane chapé - 21 avr 2019





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