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Entre-nous : parlons livres

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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

L'été c'est fait pour lire (et comprendre) Martin Luther !

L’été c’est fait pour lire mais reconnaissons que, bien souvent, nous recherchons, dans ces périodes estivales, des livres faciles, car l’été c’est bien connu, on ne veut pas faire trop d’efforts. J’entends bien mais je ne suis pas entièrement d’accord et l’été est aussi fait pour entreprendre des lectures que l’on aurait ni le temps ni l’énergie de réaliser en plein hiver… Par exemple, en octobre, on fêtera l’anniversaire, les cinq-cents ans pour être précis, de la proclamation des 95 thèses de Martin Luther. Un demi-siècle de protestantisme, ce n’est pas rien !

 

Voici donc une occasion d’aborder le sujet à travers des ouvrages divers, je pense en particulier aux bandes dessinées et aux ouvrages historiques, sans oublier bien sûr, les œuvres de Luther et Calvin eux-mêmes…

 

Je vous propose donc tout l’été de consacrer une chronique régulièrement à cette question et à ceux qui s’interrogeraient sur le bien-fondé de ce choix, j’espère que l’ensemble des chroniques répondra à la question : oui, le protestantisme a marqué l’histoire de notre pays et de l’humanité en général et c’est important d’en parler de temps en temps…

 

Il me semble judicieux de commencer par jeter un œil rapide sur Luther lui-même. En effet, comme il a été traité de révolutionnaire, d’hérétique, de débauché, de prétentieux, et j’en passe et des meilleurs, on s’attendrait à trouver dans ses œuvres, dans ses thèses, des textes extraordinairement osés et agressifs envers l’Eglise. Et c’est une surprise quand on ose lire Martin Luther lui-même…

 

En effet, Martin Luther vit une époque où le christianisme est en train de sombrer dans la facilité, dans l’argent, dans les querelles de pouvoir et sa première demande est tout simplement de revenir à un christianisme des origines. Rien de très scandaleux dans cette volonté d’autant plus que beaucoup sont témoins de la débauche de Rome, du pape, de la curie…

 

Alors, bien sûr, on a tous en tête la volonté terrible de Martin Luther de faire disparaitre le système des indulgences. Je rappelle pour ceux qui ne connaissent pas le sujet : l’Eglise dit que chaque fois qu’un homme fait une faute sur terre, même s’il se confesse et demande pardon, il reste une tâche sur son âme. Cette tâche entraine un séjour au Purgatoire – le lieu où l’âme se purifie – et que ce séjour peut être raccourci grâce à des indulgences. Ces dernières sont accordées par l’Eglise, par exemple, lorsque le chrétien fait un pèlerinage à Jérusalem, à Saint-Jacques de Compostelle… Seulement la papauté de la Renaissance, en particulier Alexandre VI Borgia, a institué un grand commerce des indulgences pour financer le budget pontifical qui explose à causes des constructions, des œuvres d’art et du rythme endiablé des fêtes de toute nature…

 

Luther se révolte contre ce système pour deux raisons. D’une part parce que le commerce des indulgences n’a rien de très évangélique, parce qu’un riche pourrait se voir protégé par Dieu à cause de ses versements à l’Eglise, une église pourrie jusqu’aux os et, d’autre part, parce que Luther propose de revenir aux fondamentaux sur la grâce et le salut : ce n’est ni notre argent, ni nos mérites qui nous sauvent mais bien le Christ !

 

 

Finalement, Martin Luther propose bien une révolution mais une révolution portée par l’Evangile et non par les désirs des hommes, leurs envies et leurs besoins de pouvoir ou d’argent… Mais nous verrons la prochaine fois, avec une bande dessinée, comment cette belle idée va être utilisée par certains politiques… en particulier en France. En attendant, puisque l’été c’est fait pour lire, pourquoi ne pas lire ou relire le Sermon de Luther sur les indulgences et la grâce, texte que l’on trouve dans l’Intégrale tome des œuvres de Luther mais aussi en extraits dans de nombreux ouvrages qui parlent des thèses de martin Luther…

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 26 juin 2017 - Réagir

Parlons LIVRES : Le petit achat du jour...

On a donné le nom d’Immortel à celui qui se fait élire à l’Académie française mais beaucoup de ces académiciens ont été très vite oubliés et parfois on est surpris de retrouver leurs traces un peu par hasard…

 

 

 

Hier, lors de la vente spéciale chez Emmaüs à Chalon-sur-Saône, j’ai acheté pour un petit euro deux ouvrages reliés d’un certain Jules Lemaître, élu à l’Académie française le 20 juin 1895. Il n’a pas marqué les esprits par ses poésies et ses pièces de théâtre, il a été membre de l’Action française de Charles Maurras dès sa création et jusqu’à sa mort (décédé en 1914). Nationaliste pendant l’affaire Dreyfus, membre de l’extrême droite et petit auteur, je n’avais aucune raison de m’attacher à ce personnage… Pourtant, il fut un critique de théâtre très lu de son vivant et c’est justement deux tomes de ses critiques théâtrales que j’ai trouvés hier et que j’ai commencé à lire dès hier soir…

 

On trouve dans ces deux volumes des critiques et articles sur Euripide, Musset, Labiche, Dumas, Victorien Sardou, Déroulède, Courteline, Eschyle… et, franchement, c’est passionnant surtout si vous aimez le théâtre, l’histoire du théâtre… Le tout est bien écrit avec plein de petits détails sur les acteurs de cette époque (1888-1898).

 

Voilà, c’est peut-être cela l’éternité des Académiciens, avoir des livres qui retombent dans les mains d’un lecteur attentionné… Allez savoir ?

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 25 juin 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et Manger mieux !

L’été c’est fait pour lire, certes, mais c’est aussi une période privilégiée pour faire à manger à ceux que l’on aime, pour prendre aussi le temps de manger avec eux. Manger est une chose mais prendre le temps de la convivialité est aussi capital pour entretenir les liens familiaux, amoureux, amicaux, sociaux… Or, trop souvent, on croit que recevoir à notre table exige des plats précieux, des produits nobles, des coûts excessifs… Non, cela demande de l’envie, de la motivation, du temps, de la préparation, de l’attention… et cela nous en avons bien souvent suffisamment !

 

 

 

Je vous invite donc aujourd’hui à découvrir un ouvrage qui pourra peut-être vous aider à mieux recevoir. Le choix est parti d’un constat : il y a aujourd’hui de plus en plus de personnes qui ont des restrictions alimentaires suite à des intolérances au gluten ou au lactose, qui ne doivent pas manger trop de graisses ou de sucres, bref, si on veut les recevoir il faut faire attention avant…

 

Or il se trouve que dans ma famille certains produits interdits on fait leur apparition et je me suis demandé s’il était possible de faire à manger sans sucre, sans gluten et sans lactose. Je relève le défi avec un ouvrage de la bloggeuse suédoise Hanna Goransson qui propose dans son ouvrage Manger mieux sans gluten, ni sucre, ni lactose, 75 recettes qui font envie…

 

La première question que je me suis posée fut dans la facilité – ou pas – à se procurer certains produits. En effet, c’est bien beau de nous annoncer une recette avec de la farine de teff blanche mais je n’avais jamais entendu parler de ce produit… Alors, était-il possible d’en trouver en France ?

 

Oui, première réponse et très claire. On trouve en France une multitude de produits sans gluten, lactose ou sucre, à commencer par cette fameuse farine de teff blanche. Il ne s’agit pas non plus d’un produit pour bobo parisien improbable et cher car il s’agit d’une céréale ancestrale, cultivée dès le cinquième millénaire avant Jésus-Christ dans la corne nord-est de l’Afrique et en Arabie. Ce produit est par ailleurs riche en fer et protéines…

 

On peut d’ailleurs préciser que l’on trouve maintenant une multitude de produits comme l’amidon de maïs, le quinoa, l’amande, la noix de coco… qui sont autant de produits sans aucune trace de gluten et qui permettent de magnifiques recettes…

 

Cela ne signifie pas que l’on va tout trouver du premier coup dans le commerce au pied de chez soi, mais cela montre qu’aujourd’hui beaucoup de ces produits sans gluten et sans lactose sont accessibles y compris d’un point de vue financier. Reste néanmoins que, pour moi, certains produits sont difficiles à remplacer, histoire de goût bien sûr ! Je me souviens d’avoir fait des crêpes sans lactose lors d’une soirée et ce n’était pas une réussite totale…

 

Mais puisque je parle de crêpes, sachez – tout le monde ne le sait pas – que la farine de sarrasin est un produit sans gluten et nous voilà donc prêts à mettre en place de belles galettes bretonnes sans être obligé de trouver une farine de substitution… Par contre, on utilisera quand même du beurre car cuisiner breton sans beurre serait pour moi une hérésie ! Non mais…

 

Pour revenir à l’ouvrage d’Hanna Goransson, beaucoup de recette sont attrayante et je ne peux que vous proposer de réaliser et déguster toutes ces recettes même si certaines ne m’ont pas fait rêver comme les blinis aux pommes car il faut de la farine de pois chiches et que cela me laisse un peu dubitatif… Je changerai peut-être d’avis un jour mais plus tard !

 

En attendant, je vous souhaite bonne lecture et bon appétit avec ce Manger mieux sans gluten, ni sucre, ni lactose… A très bientôt !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 25 juin 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire Stefan Zweig... et même le relire !

L’été c’est fait pour lire et c’est une période pour moi de prédilection pour prendre le temps de plonger dans les classiques sans se soucier de l’actualité littéraire, des sorties et des grands prix… Enfin, en théorie car parfois c’est grâce à une réédition ou une compilation que l’on peut découvrir ou redécouvrir un classique !

 

 

 

D’ailleurs, qui pourrait bien me définir avec précision ce qu’est un classique ? Comme la définition est très complexe, comme elle divise depuis des lustres les experts de toutes natures, j’ai décidé de prendre ma définition et de m’y tenir ! Pour moi, un classique est un écrivain qui a compté pour moi, qui m’a permis de me construire et que j’ai souvent découvert sous l’influence d’un maitre, que ce soit un de mes enseignants et trois ont particulièrement compté dans ma vie, ou des relations qui ont été influentes… A ces trois enseignants, je dois de connaître Corneille, Edgar Poe, Chénier, Lamartine, Brasillach, Zola… A ma mère, je dois Balzac… A mon père Rabelais… A certains amis, Camus, Montherlant, Sartre, Kessel… Tous ces auteurs sont pour moi des classiques et la liste est en fait très longue. Nous ne croiserons cet été que quelques-uns de ces grands et nous commencerons aujourd’hui par Stefan Zweig !

 

Stefan Zweig est un écrivain que l’on considère aujourd’hui comme un des maîtres de la nouvelle longue. En moins de pages que pour un roman classique il plante des personnages, décrit une scène d’action et nous raconte une grande histoire, voire deux ou trois car il est le roi des récits imbriqués…

Quand la bonne société voit une femme partir au bras d’un amant en laissant tout tomber sur son chemin, quand les mauvaises langues commencent à se délier et porter des jugements abrupts et quand on sent que le drame n’est pas très loin… Stefan Zweig commence le véritable récit de la vie de cette femme, plus exactement les fameuses vingt-quatre heures qui l’ont transformée, qui lui permettent de voir le départ de madame Henriette avec d’autres yeux que ceux qui se contentent des apparences…

Ce récit est d’une force incroyable car il permet de voir une femme tomber sous la fascination intégrale d’un homme. Cet homme est aussi un grand «fasciné», il est joueur au casino et l’histoire se passe à Monte-Carlo.


Mais le plus fort est dans les pages qui suivent, quand la femme devient le Saint Bernard du joueur, puis l’obstacle au jeu, quand elle aime au point de se détruire, quand elle est comme convalescente pour retrouver un sens à sa vie… Vingt-quatre heures à Monte-Carlo ont failli l’emporter dans le néant et elle n’en est pas revenue indemne. Par contre, son cœur qui a souffert s’est ouvert et elle est plus à même de comprendre les autres. Ce n’est pas de l’empathie ni de la charité, non seulement une expérience qui lui donne la capacité à comprendre, de façon neutre sans justifier, pardonner ou condamner…


 

Une magnifique nouvelle que je ne peux que conseiller à tous ceux qui ne l’auraient pas encore lue, ou qui auraient envie de profiter de l’ouverture et la légalisation des jeux d’argent sur Internet pour connaître le grand frisson…


 

En lisant ces « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » on plonge dans l’univers du jeu excessif, voire pathologique. Comme «Le joueur d’échec» du même auteur, «La dame de Pique» de Pouchkine ou «Le joueur» de Dostoïevski, la littérature en dit beaucoup plus que les essais les plus savants car elle ne théorise pas, elle fait partager l’expérience, la vie, les passions…

Et tout cela est profondément humain… comme dans toutes les nouvelles de Stefan Zweig que l’on peut découvrir, par exemple, dans le tome 1 qui est sorti dans la collection La Pléiade, Romans, nouvelles et récits… Il y en aurait pour presque tout l’été et comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture et à très bientôt…

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 24 juin 2017 - Réagir

Et si on parlait bibliothèque ?

Je sais que depuis quelques mois il est de bon ton de critiquer tout le programme d’Emmanuel Macron ou de le défendre à 100% sans l’avoir lu… Il n’en demeure pas moins que certaines mesures, dans son programme comme dans celui des autres d’ailleurs, peuvent représenter de réels avantages pour notre Nation comme cette envie de faire changer les choses pour les ouvertures des bibliothèques en France…

 

 

Attention, je ne dis pas que tout doit changer demain matin, je dis qu’il me semble très important de réfléchir sur cette question dès aujourd’hui. Chacun sait ma passion du livre, de la lecture, mon engagement dans la défense des auteurs et mon envie de transmettre à tous cette envie de lire… Mais j’ai constaté bien des fois la difficulté de trouver le livre dont on a besoin à un moment donné… Les choses ont un peu changé, progressivement mais beaucoup trop lentement…

 

 

Le premier constat concerne les bibliothèques universitaires qui sont beaucoup trop peu ouvertes quand les étudiants n’ont pas cours, c’est-à-dire au moment où ils sont libres et peuvent avoir besoin de ces bibliothèques… Les bibliothèques universitaires devraient être accessibles, comme c’est bien le cas dans certains pays, les soirs et le week-end… L’idée fait son chemin mais seulement dans les très grosses universités alors qu’il y a des étudiants dans les petites villes… Oui, à Chalon, il y a bien des étudiants !

 

Quant aux bibliothèques municipales, elles restent encore, pour la plus grande partie d’entre elles, ouvertes sur des plages horaires très limitées. Très souvent, à partir du samedi 16h, l’affaire est close jusqu’au mardi… Or, quand est-ce que la famille est libre de venir chercher quelques ouvrages paisiblement sans faire la course ? Le dimanche après-midi, bien sûr !

 

 

J’entends bien que tout cela doit changer avec du dialogue à tous les niveaux mais au moment où nous sommes tous dans l’interrogation face à une certaine perte quantitative des lecteurs, voilà une nouvelle piste à étudier…

 

Attention, je ne suis pas dupe ! Ouvrir les bibliothèques le dimanche après-midi ne « fabriquera » pas instantanément des lecteurs en nombre ! Il faudra beaucoup de pédagogie, d’incitation, d’accompagnement pour ne pas voir le dimanche que les boulimiques de lecture venir changer leurs ouvrages… Il n’en demeure pas moins, chers amis, que cette mesure portée par la ministre de la culture Françoise Nyssen me convient parfaitement…

 

Lors du dernier salon du livre jeunesse de Chalon-sur-Saône, on a pu constater que le dimanche les familles ne rechignaient pas à se déplacer pour le livre, la lecture et les auteurs… Les animations organisées par les bibliothécaires ont eu beaucoup de succès et devraient nous pousser à tous réfléchir ensemble pour que les bibliothèques (re)deviennent des lieux accueillants et accessibles au moment où les familles ont du temps libre !

 

 

Alors, puisque l’été c’est fait pour lire, prolongeons bien cette réflexion et bonne lecture !

 

[La photographie de Françoise Nyssen est du Figaro]

 
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 24 juin 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire Arsène Lupin !

L’été c’est fait pour lire et dans les romans populaires on trouve de très bonnes lectures estivales qui ont fait leurs preuves pourrait-on dire depuis des générations. C’est indiscutablement le cas des aventures d’Arsène Lupin, personnage créé par Maurice Leblanc au début du vingtième siècle…

 

Quand j’ai lu pour la première fois une nouvelle de Maurice Leblanc mettant en scène de gentleman cambrioleur comme le chante Dutronc, j’avoue ne pas avoir été séduit. Je n’ai aucunement eu le sentiment de découvrir une lecture extraordinaire, plutôt l’envie de dire « tout ça pour ça ! ». Puis, quelques mois après, j’ai eu la chance d’avoir en mains Le bouchon de cristal et ce fut la révélation : les romans de Maurice Leblanc pouvaient produire un grand bonheur au lecteur !

 

Immédiatement, je devais être en troisième approximativement, j’ai dévoré – il n’y a pas d’autre mot – plusieurs romans qui m’ont tous séduit : L’aiguille creuse, L’éclat d’obus, 813, L’île aux trente cercueils, La comtesse de Cagliostro… Indiscutablement, je préfère les romans aux nouvelles et j’aime tout particulièrement le fait de mélanger l’histoire et le policier, d’être immergé dans une période précise – le début du vingtième siècle –, d’intégrer régulièrement les faits de cette période – troubles, manifestations, personnages politiques et guerres – et, enfin, j’adore cette écriture feuilletonesque avec une multitude de personnages, d’actions, de lieux… On pourrait presque s’y perdre !

 

Quelques années plus tard, j’ai grandement apprécié de découvrir et lire, toutes les reprises du personnage par d’autres auteurs et il y en eut beaucoup même si comme beaucoup c’est le duo d’auteurs Boileau-Narcejac qui a eu mes préférences. Je crois même me souvenir que j’ai lu leurs cinq romans au fur et à mesure de leurs sorties…

 

Enfin – et c’est ce roman que je veux vous inviter à lire aujourd’hui – j’ai lu très récemment Les héritiers, un texte de Benoît Abtey et Pierre Deschodt. Comme le tout est présenté avec le titre générique : Les nouvelles aventures d’Arsène Lupin, on pourrait se mettre à espérer que cet ouvrage est bien le premier roman de ce qui deviendra – qui sait – une grande série !

 

Certains pourront être déstabilisés par ce roman puissant, touffu et profondément ancré dans l’histoire. En effet, nous sommes à la fin du dix-neuvième siècle et de nombreux personnages historiques feront leur apparition comme Georges Clemenceau…

 

J’ai le sentiment d’un Arsène Lupin un peu plus pour adultes, encore plus concerné par l’histoire du monde, aussi menteur et roublard, un peu moins cambrioleur et tout aussi intéressé par les jeunes femmes, enfin, surtout une plus que les autres… Lupin quoi !

 

 

 

Le roman est très bien écrit et il s’inscrit parfaitement dans cette tradition du feuilleton populaire avec des rebondissements surprenants, des déplacements très nombreux car on n’hésite pas à aller au Maroc durant une période substantielle, de multiples actions impliquant plus ou moins Arsène Lupin lui-même, enfin, une pointe d’humour bien que les auteurs aient visiblement longtemps hésité entre humour et drame… Il faut dire que lorsque l’on parle de vengeance, on n’est pas dans la grande rigolade…

 

 Un bon roman d’été avec un personnage légendaire, Les héritiers de Benoît Abtey et Pierre Deschodt et grande chance pour vous, le roman vient de sortir en version poche dans la remarquable collection Grands détectives des Éditions 10/18…

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 22 juin 2017 - Réagir

Le long des rives basses de la Saône : flaneries autour de Chalon

C'est la nouvelle publication de Pascal Grapin alias "JeeP" inspiré par ses promenades sur les bords de Saône de Chalon.

Après les livres "Chalon coins de rues", "Mes promenades à Chalon" et d'autres écrits plus confidentiels, l'auteur propose dans ce petit recueil quelques flâneries intérieures prolongées de pensées spirituelles ou philosophiques célébrant en toute simplicité l'évanescence et la beauté du monde qui nous entoure...


Le choix d'un pseudo est une fantaisie pour démarquer cet ouvrage atypique du genre historique des précédents (et de ceux à venir...)


En vente à Chalon en librairie (Mandragore, Develay et Gibert).

 
Imprimer - - par Pascal Grapin alias - 21 juin 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire... et nous sommes en été !

L’été c’est fait pour lire !

 

Avoir la prétention de vous présenter tous les jours de l’été – ou presque – un livre différent peut en surprendre plus d’un. Qui suis-je pour avoir un avis sur autant de livres ? Pourquoi tenter chaque été depuis plusieurs années – je devrais dire en toute simplicité plusieurs décennies – de relever un tel défi car il s’agit bien je le concède d’un défi fou…

 

L’origine est à chercher loin dans mon histoire et il est normal de préciser que depuis l’âge de 12/13 ans je lis presque un livre par jour. Pas par volonté d’en lire plus que les autres, non, juste par envie de découvrir et c’est parce que je prends beaucoup de plaisir à lire que je lis. Ma bibliothèque s’est considérablement agrandie et remplie – bien que je donne régulièrement des livres aux uns et aux autres – et quand je parle d’un livre je le fais plus à partir de mon ressenti de lecteur que des notes scientifiques, techniques ou culturelles…

 

Pourtant, je le concède, j’ai bien fait des études littéraires, j’ai eu d’excellents enseignants en littérature et j’ai eu l’occasion de croiser – souvent avec mon micro de radio – des experts extraordinaires qui m’ont ouvert de nouveaux champs littéraires. Si je voulais les citer tous, je serais immédiatement fâché avec tous ceux que j’aurais oublié et donc je ne vais rien préciser pour le moment. Ce que je peux dire, malgré tout, c’est que parmi ceux qui ont le plus compté pour moi, certains commencent à disparaitre et c’est bien la preuve que je vieillis mais cela n’est que très normal…

 

Mais si chaque été je prends le temps et l’énergie de vous présenter autant de livres c’est parce que depuis 1988 j’ai des radios qui me demandent ce travail sous forme chroniques courtes – 3 à 4 minutes – et donc ce sont des devoirs calibrés et méthodiques que je dois transformer en chroniques radio, d’où un style plus oral qu’écrit, plus léger qu’universitaire, plus ouvert au grand public que réservé aux experts…

 

Pourquoi l’été ? Parce que l’été c’est fait pour lire, tout simplement… Magnifique période où les jours sont assez longs, la lumière et le soleil revigorants, le temps libre très présent surtout pendant les périodes de congés… moment où prendre un livre en mains ne fait pas perdre du temps comme on le croit trop souvent, comme on voudrait nous le faire croire aussi…

Imprimer - - par Michel Bonnet - 21 juin 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire, J-1

Voilà, demain, ce sera le premier jour de l’été, ce sera aussi la fête de la musique et ce sera aussi le jour où traditionnellement, en tous cas depuis quelques années, je commence ma chronique estivale « L’été c’est fait pour lire ».

 

J’ai commencé cette chronique il y a maintenant plus de 25 ans sur Radio Jérico Nancy sous le titre « Le livre du jour » car au départ, je n’avais peur de rien et je présentais un livre tous les jours de l’année, pas seulement durant l’été…

 

Maintenant, je propose cette émission tous les étés et on peut écouter « L’été c’est fait pour lire » sur RCF en Bourgogne, Radio Jérico Metz et Radio Déclic Toul… On peut aussi lire les chroniques sur ma page Facebook, sur le site vivre-a-chalon.com et sur le site critiqueslibres.com. Il en faut pour tous les publics…

 

Il n’y a là aucune prétention universitaire et il ne s’agit pas de présenter le meilleur de la littérature contemporaine ou classique. Je ne cherche pas non plus à vous culpabiliser sur vos lectures car, pour moi, chacun a bien le droit de lire ce qu’il veut, quand il veut, où il veut et même en dehors de l’été si cela lui chante… Pour moi, il s’agit de réveiller ou susciter vos envies de lectures du livre d’Histoire au livre de cuisine en passant par l’ouvrage illustré, la bande dessinée, la philosophie, le roman policier, le roman populaire, les grands classiques et tout ce qui me passera dans les mains et sous les yeux… Une seule règle ferme et définitive, je ne parle que de livres que je prends le temps de lire ou relire…

 

Cette année, il y aura deux petites particularités. En effet, comme cette année sera le 500ème anniversaire de la proclamation des 95 thèses de Martin Luther et que je suis persuadé qu’il s’agit d’un évènement important pour notre Europe, j’ai décidé de consacrer au sujet une chronique par semaine à chaque fois en m’adossant sans scrupules à des livres, des bandes dessinées, des livres d’art… J’évite ainsi le hors sujet !

 

Deuxième thème spécifique, d’une toute autre nature, ce sera l’exploration des Enquêtes de sir Malcolm Ivory, série policière écrite par Frederik Tristan sous le nom de Mary London. En effet, depuis que j’ai appris que le romancier avait écrit ces romans en suivant une trame, tel le chasseur, je me suis mis à la recherche de cette trame d’où de nombreuses chroniques policières sur ces romans, au nombre de 19 au demeurant mais dont j’ai déjà commencé les recensions…  

 

Voilà donc les quelques petites précisions que je voulais vous donner avant le démarrage demain de cette chronique « L’été c’est fait pour lire » !

 

Enfin, les grilles d’été n’étant pas toutes identiques sur les radios, je suivrai mon rythme sur les sites Internet et ma page Facebook, sans me préoccuper des programmations radio, chaque radio restant libre de ses diffusions, de l’ordre de passage des chroniques…

 

Donc, dès demain, vous trouverez ici la chronique de lancement de « L’été c’est fait pour lire » et après-demain le premier choix de lecture !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 20 juin 2017 - Réagir

LIRE : L'oiseau de feu

Comme vous le savez, régulièrement, je glisse dans mes bulles, c’est-à-dire dans les bandes dessinées dont je vous parle, quelques livres illustrés destinés plus généralement à la jeunesse. Enfin, de beaux livres sont destinés à tous et pas seulement aux enfants mais je pense que vous le savez bien… Parfois, il vous faut juste un alibi, alors si c’est le cas, vous avez juste à dire que vous allez vous offrir « L’oiseau de feu » de Charlotte Gastaut d’après Igor Stravinsky pour vérifier s’il pourrait plaire à votre enfant, votre nièce, votre filleul ou votre petit-fils… Après tout, personne ne viendra vérifier !

 

 

L’histoire du prince Ivan n’a aucune importance et personne ne soucie réellement de savoir si la princesse Hélène va bien être délivrée… Se marièrent-ils et eurent-ils beaucoup d’enfants ? Qu’importe et en fait un ou deux pourraient bien suffire sans que l’on soit obligé de collectionner les enfants… Enfin, sur ce sujet, je vais être un peu plus prudent ou mes enfants vont me poser des questions…

 

 

En fait, le conte russe de départ a surtout servi à Igor Stravinsky pour produire un de ses meilleurs morceaux de musique et sur cette musique, au fur et à mesure qu’elle était écrite, Michel Fokine a mis en place une chorégraphie qui n’allait pas laisser indifférent… Certains criaient au génie tandis que d’autres restaient hermétiquement fermés à une telle musique définitivement moderne, contemporaine dirait-on aujourd’hui…

 

Ok, je suis un inconditionnel ou presque d’Igor Stravinsky mais je ne suis pas dans une émission musicale et donc je vais revenir très rapidement au théâtre de papier ou danse de papier pour être plus exact !

 

En effet, Charlotte Gastaut a traduit son ballet sur papier mais comme la danse est un art en 3 D et que c’est un mouvement perpétuel et éphémère, elle a produit un livre en mouvement dont chacun pourra interpréter le mouvement à son rythme en suivant son propre tempo, voire même en écoutant la musique du grand maître…

 

Comment faire une image unique pour chaque lecteur ? Tout simplement en proposant des illustrations mais aussi des pages découpées – illustration en dentelle de papier – ce qui permet à chaque lecteur de jouer sur les ombres, la lumière, les effets… Assez magique que l’on soit lecteur ou lecteur pour un enfant…

 

J’avoue que je suis complètement séduit par ce type d’illustration et que cela transforme réellement chaque conte illustré en spectacle vivant avec des conséquences étonnantes pour les jeunes lecteurs qui ont le sentiment de vivre un moment très fort…

 

 

Alors tout cela nous ramène à tous ces livres illustrés, de la bande dessinée au conte pour enfants en passant par toutes ces magnifiques œuvres d’art : à chaque fois il s’agit d’une histoire racontée par le texte, le dessin, la voix, les effets spéciaux… Ces histoires font grandir les enfants mais aussi ceux qui leur racontent ces histoires… Donc, le livre fait grandir l’humanité tout simplement !

 

L’oiseau de feu de Charlotte Gastaut, aux éditions Amaterra, un beau livre à lire et faire lire, un livre à raconter et faire vivre…
 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 13 juin 2017 - Réagir

LIRE : Il est bon de faire un peu d'histoire de la République...

Je viens de terminer « Le triomphe de la République, 1871-1914 » d’Arnaud-Dominique Houte. C’est un volume qui appartient à l’Histoire de la France Contemporaine sous la direction scientifique de Johann Chapoutot… et ce triomphe n’est pas venu dans l’indifférence ou la facilité…

 

 

 

J’entends bien les discours depuis que je suis les discussions d’adultes : tout allait mieux autrefois ! Tout ! Sans exception ! Pourtant, les débuts de la troisième République n’ont pas été si simples. Tout a commencé par un désastre militaire et une invasion prussienne. L’armée française est balayée et les soldats étrangers se promènent dans Paris. On y voit des Prussiens, des Russes…

 

C’est alors que la Commune éclate et provoque une sorte de guerre civile dans Paris. Il va y avoir encore des morts et des exécutions car non seulement on se divise mais on va réprimer dans le sang et envoyer des pauvres gens en exil en Algérie, en Nouvelle Calédonie…

 

Alors, établir un régime dans ces conditions, ce n’est pas simple ! La République ! Mais même les premiers acteurs de cette République n’y croient pas. Certains ne se cachent même pas de magouiller pour établir une restauration monarchique… Heureusement, le Comte de Chambord est si bête qu’il s’obstine à vouloir rétablir le drapeau blanc et la République va finir par s’installer définitivement…

 

Enfin, définitivement est un mot excessif car plusieurs fois la menace sera forte comme avec le général Boulanger…

 

Alors, si la République a bien du mal à s’installer dans la stabilité, on doit au moins pouvoir compter sur les grandes valeurs républicaines, vous savez celles dont on parle toujours… Là encore, il faut le dire vite car les premières années sont marquées par des scandales financiers, des trafics d’influence, des ventes de Légion d’honneur, l’Affaire Dreyfus, et encore d’autres scandales financiers, une colonisation qui fait encore réfléchir aujourd’hui, un anti germanisme puissant qui débouche sur un nationalisme fort, une lutte entre laïcistes et cléricaux… et je n’ai même pas le temps de tout lister !

 

Pourtant, cette période est capitale pour comprendre l’histoire de notre pays. Elle montre la démarche de scolarisation du pays avec ces Hussards de la république qui partent dans tous les villages pour apprendre à tous la lecture, l’écriture, le calcul, l’histoire… C’est aussi l’époque de grandes épopées industrielles avec des hommes qui ont construit des empires techniques, scientifiques, industriels, financiers dont certains ne sont même pas complètement morts aujourd’hui…

 

L’auteur ne cherche pas à présenter uniquement les grands de cette République et les « prolétaires » sont bien présents, les mineurs comme les ouvriers des usines. Même des ouvrières ! On croise aussi ceux qui se retrouvent sur le bord des routes car dès cette époque il y a bien des personnes exclues de la société, on ne les nomme pas encore SDF mais plutôt vagabonds avant de parler de clochard…

 

Doucement, de façon progressive, cette société va se rapprocher de la guerre de 14-18, cette Première Guerre mondiale qui va pousser tous ces pauvres gens vers l’abattoir. Ils iront même en chantant persuadés que la victoire allait être au rendez-vous en quelques semaines…

 

Un excellent ouvrage qui nous montre que cette époque ne fut pas la plus belle et que l’expression « La Belle Epoque » n’est certainement pas à prendre au sens propre, certainement pas pour tous les Français qui peuplaient cette République qui se construisait dans la douleur…

 

Un livre que beaucoup devraient lire avant de parler avec tant d’assurance de la République, des valeurs de cette République… mais qui prend encore le temps de lire ?    

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 juin 2017 - Réagir

Du bon polar à la française... et à la bretonne !

J’ai découvert, il y a quelques années, un auteur et une série policière. Il s’agissait de Jean Failler et de son héroïne Mary Lester. J’ai donc découvert Mary Lester dans une première enquête, Les bruines de Lanester, à l’époque où elle était débutante dans la police. Je la trouvais plutôt attachante et je décidai de la suivre… et cette lecture se poursuit de livre en livre, d’enquête en enquête… et je dirais même de village breton en village breton !

 

Bon, j’exagère un peu car certains villages sont carrément des villes et parfois Mary s’éloigne de la Bretagne… Mais ce qui est vrai c’est que Jean Failler a choisi de prendre la Bretagne comme carde de ses enquêtes en installant Mary au commissariat de Quimper où elle a maintenant le grade de  commandant ! Comme Quimper n’est pas la ville où se commettent les délits les plus criminels, Mary enquête un peu partout, l’auteur inventant mille petits détails pour justifier son intervention loin de ses bases… Renfort ponctuel, coup de main à des gendarmes, affaires personnelles…

 

Après avoir lu plusieurs épisodes, j’ai eu l’opportunité d’interviewer l’auteur Jean Failler lui-même. Il faut dire qu’il habite en Bretagne à l’Île-Tudy, dans le Finistère. Comment pouvais-je ne pas accepter une invitation à venir déguster des langoustines chez lui ? Une belle rencontre qui permettait de mieux appréhender cet auteur qui a commencé par exercer d’autres métiers avant de se consacrer à l’écriture… Il se dit qu’il fut poissonnier ce qui explique bien le choix de faire déguster des crustacés locaux…

 

En tant qu’auteur, il a réussi assez vite à se construire un lectorat local ou passionné de la Bretagne, ce qui a suscité quelques jalousies qui ont pris des formes pas très sympathiques après un roman qui entraina quelques séances judiciaires… On l’accusait, ce pauvre auteur, de s’être inspiré de faits réels, d’avoir mis un personnage réel dans son roman et d’en avoir dressé un portrait assez noir – ou trop réaliste, allez savoir – ce qui avait ému ladite personne… Bon, il promit de ne plus se faire prendre au piège… En même temps, une bonne fiction policière est toujours portée par une petite dose de faits divers…

 

Le temps passant – Mary Lester a déjà réalisé plusieurs dizaines d’enquêtes racontées en 47 volumes – on a pu constater que l’inspiration de Jean Failler était inégale…Christophe Arleston – le très grand scénariste de la bande dessinée contemporaine – me disait un jour avec beaucoup de réalisme que si certains albums étaient meilleurs que d’autres, cela voulait dire que certains autres albums étaient moins bons ! Donc, oui, il m’est arrivé d’être déçu par certains romans dont Avis de gros temps pour Mary Lester, une enquête à mon avis très moyenne, trop délayée et sans intérêt…

 

Par contre, les deux dernières enquêtes, Les mécomptes du capitaine Fortin et Mary Lester et la mystérieuse affaire Bonnadieu, m’ont complètement convaincu. Je ne dis pas réconcilié car je ne m’étais jamais fâché avec mon enquêtrice préférée de la police bretonne, euh, non, police nationale…

 

Dans le premier de ces deux romans, le capitaine Fortin se trouve confronté à une machinerie peu élégante alors que lui avait foncé pour aider un ami… Rappelons que Fortin est l’équipier de Lester et qu’il est très physique, qu’il ne réfléchit pas toujours avant d’agir et que sa source philosophique est le quotidien L’Equipe… Néanmoins, toujours généreux et chaleureux, il aide la veuve et l’orphelin… Cette fois-ci, Mary mettra tout en œuvre pour l’aider… Bon roman qui se déroule aux alentours de Quimper…

 

Enfin, la dernière enquête parue a pour cadre la magnifique ville balnéaire de Dinard et rien que pour cela de nombreux lecteurs seront séduits… Quant à l’enquête proprement dite, on a d’autant plus envie de suivre Mary qu’il s’agit d’empêcher une injustice… Petite particularité de cette histoire, Mary Lester est accompagnée de Gertrude Le Quintrec, lieutenant de police, une ancienne gendarme que l’on connait bien maintenant qu’elle a intégré le commissariat de Quimper… Une enquête menée par deux femmes compétentes et pleines d’humour car dans ces ouvrages on sourit plus d’une fois…

 

Voilà donc deux enquêtes à découvrir et peut-être une série à découvrir pour ceux qui aiment le roman policier, la Bretagne et les femmes…  

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 juin 2017 - Réagir

Lire à l'ombre des Montgolfiades...

J’ai toujours aimé l’esprit de la littérature de Jules Verne. Certains me disent qu’il s’agit de livres essentiellement pour les garçons et je suis assez sceptique sur cette vision de la littérature. Par contre, si on fait lire – enfin, faisait lire – des romans de Jules Verne qu’aux garçons et pas aux filles, pas étonnant de parler ensuite de livres pour garçons ce qui ne me plait pas… D’autant plus que certaines filles ont beaucoup aimé les romans de Jules Verne qu’elles avaient « empruntés » à leurs frères…

 

 

 

Reste à savoir si tout cela a bien vieilli et si les enfants d’aujourd’hui peuvent apprécier cette littérature… Et là, je vous dis que Jules verne peut encore déclencher beaucoup de plaisir ! La preuve ? Toutes les adaptations – films, bandes dessinées et dessins animés – fonctionnent remarquablement bien !

 

Il est donc de circonstance de vous parler très rapidement aujourd’hui d’un roman adapté aux Montgolfiades de Chalon-sur-Saône… Cinq semaines en ballon !

 

Histoire d’un savant-inventeur qui veut traverser l’Afrique – que l’on ne connait pas encore et dont on n’a pas de photographie aérienne ou satellitaire – avec un ballon. Le ballon existe déjà mais on n’avait pas encore réussi à maitriser le gaz. Là, ce Samuel Fergusson a bien travaillé et il peut ne pas avoir besoin de faire le plein en gaz toutes les heures, il peut monter et descendre sans avoir à jeter ses affaires par-dessus bord… Bref, c’est le côté science-fiction, il maitrise le vol en ballon… et ils partent ainsi à trois personnes au-dessus de l’Afrique !

 

 

Il s’agit en fait d’un des premiers romans de Jules Verne et on voit là un des thèmes qu’il fréquentera beaucoup, le vol dans l’espace des êtres humains, une sorte d’exploration complète du mythe d’Icare qui se terminera en quelque sorte pour jules Verne sur la Lune !

 

Aujourd’hui, l’espace est devenu une réalité du moins pour les cosmonautes, astronautes, spationautes, aérostiers, parachutistes, adeptes du planeur, du vol à voile… et sans oublier les pilotes d’avions pour qui décoller est aussi banal que démarrer sa voiture et bien sûr ceux qui ont décidé un sport plus dangereux, le vol sans aucune machine, le vol en wingsuit !!!

 

C’est quand même plus sûr de rester dans son fauteuil – ou assis à la prairie Saint-Nicolas – avec Cinq semaines en ballon !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 juin 2017 - Réagir

Ne pas oublier ce que fut la Syrie et l'aider à être encore...

Puisque la barbarie, la guerre, le fondamentalisme, les extrémismes et la bêtise humaine nous privent pour le moment de ce magnifique pays, puisque nous ne sommes pas certains de pouvoir encore profiter des ruines antiques des anciennes civilisations de cette région, il ne nous reste plus qu’à nous réfugier dans les livres pour qu’au moins le souvenir demeure de la beauté de la Syrie !

 

Cet ouvrage d’Alain Chenevière est de toute beauté. Il nous guide en Syrie, pays qu’il présente bien comme un des lieux de naissance de la civilisation. Même si tout peut sembler toujours un peu relatif et subjectif, j’aime à voir les choses ainsi…

 

Visiteur, touriste ou lecteur, chacun découvre la Syrie avec des images, des couleurs, des odeurs… et les images et couleurs sont bien là dans le livre. Cela ne vous dispensera pas de vous précipiter en Syrie dès que ce sera possible, mais en attendant, vous commencerez à vous approprier le pays, les paysages, les monuments, la culture, l’esprit, même de cette région, tout simplement…

 

Finalement, toute proportion gardée et sans exagérer, lire cet ouvrage c’est participer à une forme de résistance, et aider à la survie d’une civilisation…

Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 juin 2017 - Réagir

Petit retour sur le salon du livre jeunesse de Chalon-sur-Saône...

Le 2ème Salon du livre de Chalon-sur-Saône a pris fin et il est encore trop tôt pour en tirer toutes les leçons. Y a-t-il eu plus de visiteurs que l'année dernière, plus d’achats de livres, plus d’enfants dans les différentes animations ? Ce qui semble certain, c’est que de nombreux visiteurs et lecteurs auraient aimé plus de dessinateurs et même certains auteurs de bandes dessinées… Oui, de belles pistes d’amélioration…


 

Une dizaine de stands vous attendaient avec d’incroyables collections à vous faire découvrir. Ils avaient pour vous des livres, des BD et même des mangas et cela pour tous les âges et dans tous les styles. Mais le salon ne s'arrêtait pas là. Autour de ces stands, gravitaient une multitude d'activités basées sur le livre et qui avaient pour but d'enrichir cette expérience littéraire de tout un chacun, du plus petit au plus grand !

On pouvait ainsi profiter de lectures, d’applications numériques, de la réalité augmentée…

Quelques exemples pour vous faire regretter de ne pas y être allés !

Le Speed Booking :

Savez-vous ce qu'est un speed booking ? Et oui ça existe. Cela part sur le même principe qu'un speed dating. Toutes les 10 minutes, à chaque son de cloche, changer de table et découvrez de nouveaux ouvrages présentés par des passionnées. Pour le peu qu'on a pu entendre, les histoires y sont bouleversantes. C'est une activité à ne pas négliger qui est une belle source de partage et de transmission...


 

Atelier Booktubers :

Comment devenir un booktuber ? Ce fut l'occasion pour les lecteurs de 12 à 15 ans, de présenter leurs coups de cœur littéraires, quels que soient les goûts. Il suffisait d’avoir lu et de venir dans cette toute petite régie transformée pour l'occasion en un studio de tournage. En seulement 10 minutes on pouvait ainsi s’exprimer et donner envie aux autres de lire ! Encore un bel exemple de transmission de la culture…


 

Ateliers créatifs :

Créer est-il réservé aux enfants ? Non, et les ateliers pop-up et manga, ont permis à des enfants d’entrainer leurs parents dans des univers qu’ils ne connaissaient pas… Il parait que certaines mamans continuent de dessiner avec leurs enfants des personnages plein d’énergie avec des gros yeux… Bon, il faudra encore quelques séances pour arriver à écrire une histoire et la dessiner, mais quand même en attendant elles peuvent jouer avec leurs enfants…

 


Spectacle de marionnettes :

Durant ce salon, on pouvait aller de surprise en surprise. C'est certainement l'activité qui a le plus suscité d’intérêt, notamment auprès des plus petits : le spectacle de marionnettes. Et pas n'importe lequel… Voici ''Bonne nuit les petits'' avec les biens aimés Nounours, Oscar, Nicolas et Pimprenelle. On pouvait même se demander qui venaient en priorité : grands-parents, parents ou enfants ? Il faut dire que ces personnages ont fait le lien entre toutes les générations et tous étaient heureux de ces grandes retrouvailles !


 

 

 

Quoi qu'il en soit, on pourra dire que cette deuxième édition du salon du livre aura été riche en surprises et en émotions. On attend maintenant la troisième édition en mai 2018 !!!

 
Imprimer - - par Sylvain, journaliste stagiaire - 4 juin 2017 - Réagir





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