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A Chalon l'été c'est (aussi) fait pour lire !

L'été c'est fait pour lire !

En fait, ce n'est ni un souhait, ni un cri du cœur, ni une publicité pour un libraire ou un autre, c'est un fait objectif et amical que nous fait partager Michel Bonnet depuis quelques années et qu'il va reprendre encore durant cette période estivale...

Lacie Slezak
   Photo Lacie Slezak

La lecture est l'occasion de se détendre, de découvrir, d'apprendre, de passer le temps, de trouver une activité ludique, lucrative, hygiénique, éducative, familiale, touristique... Bref, de vivre, tout simplement !

A travers la présentation d'un ouvrage par jour durant tout l'été, Michel Bonnet vous emmène dans son univers livresque avec simplicité. Laissez-vous tenter et accompagner, vous ne risquez rien, si ce n'est de passer quelques heures à lire...

Tous les livres ne seront pas des nouveautés car Michel nous a appris à dépoussiérer certains auteurs, à mélanger les genres, à oser ouvrir un livre pour enfant, à lire de la bande dessinée. Bien sûr, chaque présentation sera suivie de vos commentaires et vous pouvez même relever le défi et présenter vous-mêmes vos lectures d'été, qui sait, Michel Bonnet sera peut-être le premier à les lire...

Allez savoir ?

Attention, l'été c'est fait pour lire, c'est à partir du 21 juin, évidemment !

Certains lisent les chroniques, d'autres préfèrent les écouter... A chacun selon ses goûts et ses habitudes !

Il semblait assez logique de vous permettre de l'écouter de temps en temps.
Une des radios qui la diffuse vous donne la possibilité d'écouter la chronique sur Internet :

http://www.rcf.fr/radio/rcf21/emission/636200

Pour envoyer un conseil de lecture vous aussi cliquer sur "Envoyer VOS INFOS ICI"  à droite de ce texte - Pour réagir à un message cliquer sur "Réagir" sous chaque article

 

 

L'été c'est fait pour lire et découvrir des oeuvres d'art

L’été c’est fait pour lire et aussi réfléchir à l’art. Je dis cela car bien souvent durant l’été nous visitons des musées, des châteaux, des basiliques et autres amphithéâtres romains, ce qui nous ouvre à l’art sous toutes ses formes et permet de se poser quelques grandes questions comme : qu’est-ce que l’art, à quoi sert un artiste, pourquoi conserver des œuvres de toutes les époques, pourquoi investir de grosses sommes d’argent pour conserver notre patrimoine… ? Je ne vais pas chercher un livre pour répondre à toutes ces questions et à toutes celles que j’ai oubliées, mais j’ai lu ces derniers jours un remarquable ouvrage qui parle de l’art et des artistes, un livre que j’ai eu envie de vous présenter : Le faux dans l’art de Jean-Jacques Breton.

 

 

Jean-Jacques Breton est à la fois un spécialiste de la littérature – monsieur en est docteur – et un amateur d’art plus que confirmé – collectionneur et chargé de mission de la Réunion des Musées nationaux. Auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation comme L’Histoire de l’art illustrée pour les nuls, il nous propose là de partir au pays des faussaires, du faux et de l’approximation… Oui, de tout cela car quand on parle de faux, il faut ratisser large et il le fait remarquablement bien !

 

Il faut dire que certains peintres sont experts en faux. Quand René Magritte peint une pipe en nous disant que ce n’en est pas une, il démontre que tous les peintres sont des faussaires en nous faisant croire que ce qu’ils peignent est la réalité… Non ? Il se trouve qu’en plus René et son frère Paul ont été plus loin dans l’art du faussaire avec une histoire sombre et drôle de faux billets de banque… et quelques années plus tard, la Belgique rendra hommage à René Magritte avec un billet de banque…

 

Jean-Jacques Breton va nous aider à y voir clair avec les différents types de faux. Cette partie du livre est la plus importante car au-delà des anecdotes toujours passionnantes à lire, il nous instruit totalement… Oui, il y a des faux par approximation car certaines œuvres sont difficiles voire impossibles à attribuer à un artiste. Du coup, elles portent parfois un nom qui n’est pas le bon et il arrive qu’après certaines découvertes on change le nom de l’artiste.   

 

Mais il arrive que certains œuvres soient des copies comme par exemple une grande partie des statues de l’antiquité grecque qui ont été copiées par les Romains et dont les originaux n’existent plus depuis des lustres… Dans le même domaine, il y a des œuvres antiques ou plus récentes qui ont été restaurées par des artistes qui ont dénaturé les originaux comme un certain Viollet-Le-Duc… Cet homme a souvent cru bien faire mais il a beaucoup fait de faux… à commencer par la cathédrale de Paris… Jean-Jacques Breton nous raconte que dans certaines situations on est obligé de dé-restaurer pour se rapprocher du vrai…

 

Enfin, il y a des faussaires qui ont copié des chefs-d’œuvre. Parfois c’était pour se faire la main, ce pouvait être aussi pour garder sous les yeux certaines œuvres, et dans certains cas c’était pour de l’argent, pour répondre à une commande… La motivation du faussaire reste bien l’argent en tout premier lieu et il y a une multitude de marchands d’art et de collectionneurs pour participer directement ou non à ce qui est une forme de business !

 

De la simple étude d’un étudiant aux beaux-arts à la mystification la plus totale, Jean-Jacques Breton nous propose un ouvrage richement illustré, très documenté, à la fois artistique, historique et policier. Je l’ai lu avec beaucoup de plaisir et il permet de revoir aussi au passage son histoire de l’art… Que du bonheur !

 

Alors puisque l’été c’est fait pour lire et visiter des musées et expositions, c’est bien l’occasion de découvrir cet auteur, grand vulgarisateur de l’art… Belles découvertes et bonne lecture avec Le faux dans l’art !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 16 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et voyager dans l'espace, du moins en rêver

L’été c’est fait pour lire mais aussi pour regarder les étoiles et rêver à de grands voyages à travers l’espace. C’est d’autant plus facile à faire que les livres sur l’espace sont de plus en plus beaux, que les films sortent comme l’adaptation de Valerian par Luc Besson et que les manifestations autour des étoiles sont de plus en plus nombreuses et bien animées… Enfin, cette année, nous venons d’avoir une éclipse partielle de lune sans oublier, bien sûr, le voyage de Thomas Pesquet dans l’espace…

 

Donc, pour vous aider à bien prendre la direction de l’espace, je viens de lire une Histoire de la conquête spatiale de Jean-François Clervoy et Frank Lehot aux éditions Deboek qui mérite largement une lecture assidue…

 

J’y suis entré sur la pointe des pieds en n’attendant rien de particulier. La conquête de l’espace, je l’ai vécu en direct, je connais tout ça et cela n’allait être qu’un rappel avec quelques belles photos… Sauf que…

 

En fait, dès les premières pages on a le sentiment de décoller et de partir pour un monde inconnu. On vit la conquête de l’espace avec des étapes humaines, techniques et internationales. Chaque chapitre, chaque évènement, chaque territoire conquis, est accompagné de clichés fantastiques, d’explications complètes et très précises, le tout étant mis en situation globale… Du coup le lecteur est mis en mouvement, on ne veut plus refermer l’ouvrage, on voyage, on découvre, on comprend, on se rappelle et on est heureux !

 

Il est bon de conforter dans un premier temps ses souvenirs ou les éléments que l’on a appris à l’école sur les planètes, les astres, les voyages humains dans l’espace… Même si tout le monde sait que Youri Gagarine fut le premier cosmonaute, on a là quelques précisions sur sa famille d’origine très modeste et la façon dont le pouvoir soviétique va utiliser cette grande première que fut le premier voyage d’un être humain dans le cosmos… Magnifiques photos pour revivre cela et explication sur les choix américains car ne l’oublions jamais c’est là que tout va basculer d’une certaine façon : les Américains sont vexés, ils perdent le premier chapitre de l’histoire de l’espace, il faudra donc qu’ils soient les premiers à aller sur la Lune !

 

Puis, justement, on va suivre la conquête de la Lune par les Américains et la mise en orbite d’une station spatiale par les Russes… Puis, les choses évolueront et Russes et Américains pourront vivre ensemble quelques étapes de ces recherches et découvertes…

 

C’est en lisant cet ouvrage que j’ai réalisé que deux navettes américaines avaient connu un drame, à chaque fois lors des opérations de décollage… En fait, j’avais oublié le premier accident… Si je me souvenais bien de la disparition de Columbia avec son équipage, au décollage, le 1er février 2003, j’avais oublié le drame de Challenger en janvier 1986… Mais il y eut aussi de nombreux autres accidents et incidents et cet ouvrage permet de revivre cette conquête de l’espace, voyage par voyage, nation par nation, avec fusée et navette, satellite et station spatiale… Tout y est sans oublier bien sûr des éléments pour nos astronautes français, y compris le petit dernier, Thomas Pesquet…

 

Un excellent livre au moment où nous pouvons voir tant d’étoiles dans le ciel, alors que l’on parle de plus en plus de voyage vers la planète Mars et que l’on peut visiter une exposition Valerian à Paris…  Alors, comme l’été c’est fait pour lire, vous pouvez prendre votre envol avec cette Histoire de la conquête spatiale, une aventure dont il reste encore de nombreuses belles pages à vivre puis écrire…

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 15 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et se ploinger dans ce crime trop parfait

L’été c’est fait pour lire et nous allons continuer à explorer aujourd’hui les romans policiers de Mary London, donc les enquêtes de Sir Malcolm Ivory… En fait, ce n’est plus un secret, surtout si vous suivez régulièrement cette chronique, il s’agit d’une série de 19 romans policiers signés Frederik Tristan. A travers cette série, le romancier français rend hommage à toutes ces femmes anglaises qui ont bercé ses lectures et les nôtres : Agatha Christie, Patricia Wentworth, P D James, Anne Perry…

 

Donc, je ne fais plus les présentations, vous connaissez maintenant bien Douglas Forbes et son supplétif de luxe Sir Malcolm Ivory. Mais dans ce roman, Un crime trop parfait, Sir Malcolm annonce à Douglas qu’il va arrêter car il en a un peu marre de courir après les criminels, il est temps pour lui de se consacrer plus aux échecs, aux orchidées, aux livres et même aux whiskies… Bon, disons que Scotland Yard pourra compter sur lui seulement en cas d’affaires exceptionnelles… Douglas est assommé par la nouvelle, un peu triste mais il se console quand sir Malcolm lui confirme qu’il sera quand même toujours invité une fois par mois à Falcon Manor, la propriété de Sir Malcolm Ivory !

 

Sir Malcolm s’achemine donc vers une sorte de retraite méritée même si son travail n’a jamais été rémunéré – il n’avait pas besoin de cela pour vivre – mais c’était sans compter sur un pari stupide qui allait venir perturber sa vie…

 

Peter Greenaway le pousse à résoudre un meurtre parfait qui n’a pas encore eu lieu… et s’il y arrive, alors, il recevra la page qui manque dans son ouvrage – Château des trente – et qu’il cherche depuis des années… C’est finalement l’aspect bibliophile de Sir Malcolm Ivory qui le pousse dans cette affaire qui finalement est assez sympathique… Enfin, sympathique, c’est beaucoup dire car il s’agit quand même bien d’un meurtre, celui du gendre de sir Peter Greenaway, Jeremy Thompson…

 

Soyons maintenant assez clairs et précis : Jeremy meurt assassiné empoisonné par un verre de whisky, poignardé une fois décédé et tous les acteurs potentiels de l’histoire ont un alibi béton à commencer par sir Peter Greenaway qui fait une conférence sous les yeux de Sir Ivory Malcolm… D’autres sont chez le psy, en courses, au spectacle, à table et tous avec de nombreux témoins pour attester d’un alibi en béton armé !

 

Pour démêler les fils de cette intrigue étonnante, sir Malcolm Ivory sera contraint à entrer au plus profond de la psychologie des personnages et cela offre au lecteur un excellent roman de cette série, un des meilleurs peut-être…

 

Reste à savoir si j’aurais été plus malin que sir Malcolm Ivory ? Le coupable, très rapidement, on sait qui il est. Reste à savoir comment il a œuvré et pourquoi… Là c’est plus complexe et il y a une partie que j’avais bien captée mais pas l’autre… Oui, une fois de plus, Sir Malcolm Ivory a été plus brillant que moi, enfin, surtout Frederik Tristan qui nous manipule bien avec son talent de romancier…

 

Voilà, l’exploration de cette série va encore continuer au moins pour deux romans mais j’ai du mal à trouver les derniers… D’ici la fin de l’été, ce sera peut-être trouvé… Il faut espérer ! Restera alors à mettre mes notes au propre pour retrouver la trame – ou pas – qui aurait servi à Frederik Tristan pour écrire ses romans de la série…

 

En attendant, puisque l’été c’est fait pour lire, ne vous privez pas de cette bonne série policière et à très bientôt !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 14 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et manger du poulet

L’été c’est fait pour lire, les livres de cuisine pour apprendre de nouvelles choses dans les arts culinaires et en été cela permet d’essayer de nouveaux plats… Mais à quoi cela servirait-il d’habiter en Bourgogne si on ne s’intéressait pas aux produits locaux de notre terroir : vin, poulet, bœuf ? Franchement, ce serait un peu triste… Non ?

 

 

Aujourd’hui, nous allons nous focaliser sur le poulet et les volailles, d’abord parce que j’aime beaucoup cela, puis parce que j’ai trouvé un beau et bon livre, puis, enfin, parce que certaines recettes sont parfaitement adaptées à notre vie familiale…

 

Mais, commençons par un peu d’histoire… On dit que la volaille existe dans nos assiettes depuis plus de 3500 ans et que l’origine serait le coq bankiva qui nous viendrait de l’Asie du Sud Est… Les Gaulois aimaient bien le coq qui rythmait la vie du village, que l’on mangeait aussi et dont le nom restera jusqu’au XIIIème siècle (le nom de la poule est alors géline du latin gallina). En fait, le coq gaulois est une invention tardive même si Jules César compare la vitalité sexuelle du coq avec celle du Gaulois…

 

Dans la ferme française, la volaille est gérée par la femme et elle mange tous les restes de la ferme. C’est la source de viande mais on ne mange pas de viande tous les jours, pas même toutes les semaines. Henri IV et son ministre Sully vont justement parler de la poule au pot une fois par semaine comme une façon de pointer la reconstruction de la France après une quarantaine d’années de guerres de religion… C’est le retour de l’opulence !

 

La viande de volaille, revenons-en à nos moutons, enfin, à nos poulets, est une chaire saine et bonne pour la santé à condition de ne pas se gaver avec la peau grasse et grillée… Enfin, chacun ses goûts car je ne supporte pas de jeter la peau… Voilà donc la recette de poulet que j’ai choisi pour vous donner envie… de manger et de lire ce livre aussi !

 

Il s’agit d’un poulet de Bresse – ça, c’est moi qui le précise mais il fallait le faire quand même – mariné au vinaigre balsamique. Facile à faire ! Une marinade avec de l’huile d’olive, de la sauce soja et du vinaigre balsamique. Vous agrémentez cette marinade avec un petit oignon de Roscoff, de la ciboulette hachée, un peu de miel, du citron vert et du gingembre. Le livre dit de saler, je ne le fait jamais ! Quant au poivre, à votre goût les amis ! Laissez mariner au moins 4 heures, une nuit c’est carrément la perfection… Il est bon de bien badigeonner à l’intérieur du poulet avec un pinceau et faire en sorte de retourner le poulet dans la marinade une ou deux fois… d’où l’intérêt d’avoir quelques insomnies dites culinaires ou gastronomiques…

 

Faites rôtir votre poulet de façon assez classique, avec de l’ail en chemise tout autour, ou quelques piments. Au bout d’une quarantaine de minutes arroser le poulet avec le reste de marinade et quarante minutes après avec son propre jus de cuisson. C’est le minimum syndical car plus vous arrosez le poulet, meilleur il sera ! Compter environ 1h30 de cuisson à 180° pour un poulet pour 6 personnes…

 

Pour les légumes, je pense que le meilleur est un plateau de légumes cuits au four et à l’huile d’olive, c’est de saison et il y en a pour tous les goûts. De plus, ils peuvent cuire dans le même four, économie d’énergie !

 

Voilà, dans l’ouvrage d’Annecé Bretin et Amélie Roche, Poulets et volailles, vous trouverez une multitude d’autres recettes à côté de ce poulet mariné au vinaigre balsamique… Bonne lecture, bonne cuisine et n’oubliez pas de m’inviter pour la dégustation !

 
 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 13 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire l'histoire des Médicis

L’été c’est fait pour lire et comme voyage, visite et lecture vont très bien ensemble, j’ai eu envie de vous parler de Laurent le Magnifique. En effet, je vous ai présenté la série Médicis en bande dessinée – deux volumes sont déjà parus – et je ne voulais pas en rester là concernant cette famille. D’autant plus, si vous vous souvenez bien que la série raconte la famille Médicis en se mettant à la place de la ville de Florence, d’où une allusion certaine au voyage et à la découverte de l’architecture…

 

 

Laurent le Magnifique, probablement le plus connu de cette auguste lignée, n’a pas vécu si longtemps que cela pour marquer autant l’histoire. Né en 1449, juste avant l’imprimerie, il est décédé de la goutte en 1492, juste au moment de la découverte des Amériques. Dans les deux cas, ce n’est pas lui le découvreur ou inventeur, mais cela facilite grandement la mémorisation de ses dates de naissance et mort…

 

La famille Médicis était une famille de banquiers mais à force de prêter de l’argent aux acteurs d’une ville, on les approche, on les fréquente, les côtoie et on finit par être si proche que l’on est tenté de prendre leur place ! Garder la place, ce n’est pas simple non plus car les jalousies sont très nombreuses quand on a de l’argent, du pouvoir et de belles relations… Il faut dire que Laurent épousa en 1469 Clarisse Orsini, une femme d’une des plus grandes familles romaines, une famille qui le soutiendra jusqu’au bout y compris dans ses conflits avec le pape…

 

Laurent de Médicis régna sur Florence de 1469 à sa mort. Régna ? Un mot qui semble à la fois très proche de ce qui s’est passé et en même temps très éloigné car il s’agissait, en fait, du chef d’état d’une république, la République florentine… Mais il avait aussi des aspects de despote éclairé…

 

Si Laurent est resté le plus connu de cette dynastie de banquiers et hommes d’état, c’est que Laurent a été aussi un mécène étonnant ce qui pendant la Renaissance était un signe de pouvoir et de richesse… Dis-moi quels artistes sont à tes côtés et je te dirai si tu comptes dans ce monde… On ne peut pas citer tous les artistes avec qui il a été en contact ou qui ont travaillé pour lui tant la liste serait longue mais on peut quand même dire que Botticelli, Vinci, Lippi et Michel-Ange en firent partie !

 

Il fut aussi écrivain et fortement intéressé par les questions religieuses. N’oublions pas que Savonarole a prêché à Florence sous Laurent de Médicis. Pourtant ce dominicain a critiqué très sévèrement Laurent et il y a même une polémique pour savoir si au moment de mourir Laurent aurait reçu ou pas l’absolution de la part de Savonarole… Le moine ne survivra pas très longtemps à Laurent car il sera brûlé en 1498…

 

Malgré tous les aspects pas toujours sympathiques, les Médicis laissent une grosse empreinte dans la vie de Florence, de l’Italie et même de l’Europe. Jean, l’un des fils de Laurent sera pape (Léon X) et aura à gérer – plutôt mal d’ailleurs – la naissance de la Réforme… Catherine de Médicis, reine de France puis régente, est l’arrière-petite-fille de Laurent le Magnifique… Une femme qu’il faut redécouvrir bien au-delà de sa Légende noire ! Elle n’a pas été que cruelle, machiavélique, tyrannique, possessive et calculatrice… mais c’est une autre histoire dont je vous reparlerai certainement une autre fois…

 

 

Deux ouvrages pour mettre en valeur l’apport culturel, artistique et architectural des Médicis et poser un regard complet sur leur politique florentine : Les Médicis, histoire d’une dynastie européenne de Franco Cesati et Le clan des Médicis de Jacques Heers. Deux ouvrages assez accessibles, disponibles en format de poche et comme l’été c’est fait pour lire… Bonne lecture !

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 12 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et comprendre les images historiques

L’été c’est fait pour lire mais comme nous sommes maintenant dans une société de l’image – du moins c’est ce que j’entends dire très souvent – il est bon de temps en temps de ne plus lire mais de regarder les images… Bon, enfin, soyons honnêtes, je vais plutôt vous inviter à lire des ouvrages qui nous parlent de l’image et de la      photographie en particulier…

 

 

Il y a quelques années, alors que je suivais un séminaire à l’université de Saint-Quentin en Yvelines, le responsable de ce séminaire, Christian Delporte, nous a poussés et accompagnés à une exposition qui se déroulait au Musée d’histoire contemporaine-BDIC. Le thème était sur l’image et sa déformation politique et c’était tout simplement passionnant…

 

Oui, l’image fixe – pour se limiter à cela aujourd’hui – n’est pas vérité absolue. Elle peut être manipulée, orientée, déformée, truquée, falsifiée et elle peut carrément mentir à celui qui la regarde ! On ne va pas passer ici en revue tous les ouvrages sur l’image des philosophes grecs jusqu’à nos jours mais je pense qu’il est bon de ne pas être dupes et de réfléchir sur l’image de temps à autre…

 

Laurent Gervereau, celui qui dirigeait ce musée et qui avait préparé cette exposition a écrit de nombreux ouvrages sur l’image et je vous conseille  Les images qui mentent, un texte de 2000 qui n’a pas perdu de sa pertinence, que dis-je qui n’a que gagné de la force d’année en année… Plus on s’enferme dans cette société de l’image et plus ce qu’il dit est fort !

 

Le sujet est complexe car dans cette catégorie de l’image fixe, on va retrouver pêle-mêle, de l’art, de la publicité, de la propagande, de l’information et du souvenir familial… Comment tout cela se met-il en place ? Y a-t-il un langage unique et universel de l’image ? Une image nous influence-t-elle réellement ou pas ? Comment se construit notre imaginaire et notre mémoire collective à partir de ces images qui nous entourent ? Et dire qu’un 2000, il ne pouvait même pas imaginer ce qu’allaient devenir les échanges de photos entre internautes sur les réseaux sociaux ?

 

Les images vont jusqu’à falsifier l’histoire, enfin, ceux qui les réalisent ou font réaliser. C’est ce que montre très bien l’ouvrage d’Alain Jaubert avec Les photos qui falsifient l’histoire, sorte de catalogue de l’exposition du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, exposition qui se déroula du 30 octobre 1986 au 11 janvier 1987… On trouve encore ce catalogue passionnant d’occasion pour des prix raisonnables… enfin, parfois !

 

 Là, de façon très illustrée, on va mesurer comment les dictatures – ce sont elles les plus grosses manipulatrices d’images, mais pas les seules – vont enlever des personnages devenus en disgrâce, ajouter des personnages pour qui on veut créer une antériorité, changer un décor, un fond… parfois en détruisant toute traces du premier cliché ! Oui, on peut dire alors que l’image a falsifiée l’histoire !

 

C’est vrai que pendant des siècles, on avait des expressions à la Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois… puis maintenant, même ce que l’on voit… allez savoir… ce n’est pas la vérité vraie… On est donc bien dans une société de l’image – par la quantité d’images échangées, vues, commentées – et en même temps on peut voir d’immenses précautions d’usages se développer autour de ces images… Que tout cela est complexe mais que ces deux ouvrages sont passionnants !

 

 

Comme l’été c’est fait pour lire, belle occasion de réfléchir autour de l’image et de notre histoire humaine avec ces livres mais aussi d’autres de Sartre, Debray, Delporte… Les bons livres ne manquent pas !

 

Bonne lecture et ne croyez pas tout ce que l’on vous montre !

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 11 août 2017 - Réagir

Encore plus de romans noirs avec Gérard Delteil

L’été c’est fait pour lire et comme je le dis souvent, une chronique sur un livre évoque un autre livre et une envie de compléter la chronique initiale… Donc, quand j’ai écrit la chronique sur le roman Une ville en mai, j’ai parlé du roman noir à la française et fil en aiguille, dans ma tête, j’ai pensé à un roman de Gérard Delteil, Les années rouge et noir

 

Comment cet ouvrage est-il arrivé dans mes mains ? Tout simplement parce qu’après une de mes critiques sur un de ses romans policiers, une critique où je n’avais pas fait preuve d’une satisfaction totale, l’auteur est entré en contact avec moi. Il a accepté une rencontre pour une interview et j’ai lu son dernier roman sans à priori, juste pour voir où il en était dans son travail. C’est ainsi que j’ai plongé dans ces années des trente glorieuses en suivant ses personnages, Anne, Alain, Aimé et tous les autres…

 

Première remarque, il ne s’agit pas d’un roman policier, mais plus d’un roman noir politique ce qui le rapproche de Une ville en mai. Gérard Delteil a choisi de suivre des personnages de l’occupation jusqu’à l’élection de François Mitterrand, des personnages qui n’avaient au premier abord rien à faire ensemble : une gaulliste, un collaborateur, un milicien, un communiste… Chacun a évolué, chacun a été happé par la vie, l’amour, la haine, le travail, l’argent… Et parfois les aléas de la vie les ont remis en présence les uns des autres… On est obligé dans certaines circonstances de travailler avec ses ennemis, il faut faire avec…

 

Exil, condamnations, compromis, réhabilitations, trahisons, promotions, corruptions… finalement tout est réuni pour nous plonger dans la grande tragédie humaine, celle que nous vivons tous les jours, chacun à notre niveau. Ici, il arrivera que nous soyons dans les hautes sphères de l’Etat, dans les bureaux des ministères, comme nous pourrons nous retrouver dans l’intimité des personnages, dans les restaurants et les chambres à coucher à Paris comme sur la Côte d’Azur…

 

Nous aurons des plongées précises dans le monde du syndicalisme, côtoierons le milieu gay parisien, aborderons les transactions financières d’un capitalisme renaissant, surprendrons quelques actions sombres de la guerre d’Algérie, fréquenterons le service d’ordre de la campagne de Valery Giscard d’Estaing… bref, un très grand voyage au cœur des trente glorieuses en France !

 

Il ne s’agit pas d’un petit roman mais bien d’une œuvre capitale où le romancier Gérard Delteil s’est livré à fond. Il a voulu écrire un roman qui dépasse les catégories habituelles, qui est un astucieux mélange entre roman noir, roman classique, enquête journalistique, roman historique et essai sur l’histoire de la naissance de la cinquième république… oui, il y a un peu de tout cela dans Les années rouge et noir ! Delteil lui-même est très clair sur son projet, pour lui, il s’agit bien d’un roman historique, tout simplement. Je crois qu’il a raison car pour moi le roman historique est bien plus qu’un simple roman ayant pour toile de fond l’histoire…

 

Très bien écrit, avec des personnages attachants – même dans le cas de ceux qui ont fait les choix les plus dramatiques – ce roman devrait correspondre idéalement à la littérature qui peut accompagner les vacances estivales… J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et je vous en souhaite autant ! Ainsi, avec le roman de Raynal, celui de Jonquet et maintenant celui de Delteil, nous aurons fait une belle promenade dans le monde du roman noir à la française… Et comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture à tous !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 9 août 2017 - 1 commentaire - Réagir

L'été c'est fait pour lire des romans noirs de Raynal

L’été c’est fait pour lire et le roman noir à la française – c’est ainsi que je le nomme dans mes cours et conférences – mérite toute notre attention. Certes, le roman noir américain des années trente fut remarquable et je le fréquente avec une certaine assiduité mais les romans de Fajardie, Daeninckx, Raynal, Croquet ou Delteil – pour n’en citer que quelques-uns – sont très forts, bien écrits et passionnants à lire.

 

Souvent, on me demande quel est le lien commun, s’il y en a un, entre ces romans ou romanciers ? En effet, les romanciers américains dont il était question plus haut avaient tous décrit une Amérique bouleversée par la crise économique, des Américains désespérés et chômeurs, une société perdue en quête de sens… Qu’en est-il pour les Français ?

 

En fait, c’est presque la même chose mais avec un contexte très différent. La France a connu plusieurs crises de suite entre 1940 et 1968. Soit 28 ans ce qui est très peu pour les générations qui ont vécu cela. On peut énumérer rapidement : défaite, invasion, occupation, collaboration et résistance, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie, fin de l’Empire colonial et émeutes urbaines… Tout cela a fracassé un grand nombre de jeunes et ce sont souvent ces paumés que l’on va retrouver dans ces romans noirs en position de héros ou anti-héros…

 

Patrick Raynal, dans son dernier roman, Une ville en mai, va complètement s’insérer dans ce modèle-là. Il prend comme cadre la ville de Nice en 1968. Je précise que le roman est sorti quelques mois avant la soirée meurtrière du 14 juillet 2016. Dans ce mai 1968, une mère s’inquiète de ne plus voir sa fille et fait appel à son ex-mari pour l’aider à la retrouver… Jusque-là, c’est très classique…

 

Seulement, ce père est en Afrique depuis 10 ans et il va quitter une Afrique postcoloniale pour retrouver une ville méditerranéenne qu’il avait oubliée en tant « qu’expat »! Deuxièmement, pour l’aider dans sa recherche, il fait appel à un ami des RG – renseignements généraux pour les jeunes qui ne connaissent pas ce sigle – qui est en pleine « lutte » contre le « fléau » marxiste qui pourrit la jeunesse de France… Enfin, un personnage sera confronté à son passé, un passé qui prend ses sources nauséabondes durant l’occupation… C’est clair, on y est, on est bien dans un roman noir à la française…

 

Je ne vais, bien sûr, pas vous en dire beaucoup plus sur le scénario du roman, ni sur les autres personnages que l’on va croiser, ni sur les détails de tous les mouvements révolutionnaires d’extrême gauche qui sévissaient à cette époque… Patrick Raynal a milité dans sa jeunesse au sein de la Gauche prolétarienne et il en a gardé quelques éléments en mémoire ce qui rend très crédible le discours de certains personnages… Quant à ceux qui ne se sont pas engagés dans les extrêmes quand ils avaient 20 ans, ils auront un peu de mal à comprendre mais tant pis !

 

Enfin, dernier point fort de ce roman, il est très bien écrit car qui dit roman noir ne dit pas sous-littérature, loin de là ! Oui, voilà donc un beau texte noir à la française que vous pourrez compléter avec des romans comme La manière douce – Frédéric Fajardie – ou Itinéraire d’un salaud ordinaire – Didier Daeninckx – ou encore Dernier tango à Buenos Aires – Gérard Delteil.

 

Vous avez donc de quoi lire et comme l’été c’est fait pour lire… Bonne lecture !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 9 août 2017 - Réagir

J'ai lu pour vous : « ELDORADO » de Laurent Gaudé


Laurent Gaudé, dramaturge et romancier, est notamment l’auteur de « La mort du roi Tsongor », prix Goncourt des lycées 2002, « Le soleil des Scorta », prix Goncourt 2005, « Dans la nuit Mozambique », « Ouragan », « Les oliviers du Négus », « Pour seul cortège » ou encore « Danser les ombres ».

D’après l’Express, ce livre « ELDORADO » est un voyage initiatique, sacrifice, vengeance, rédemption : le romancier au lyrisme aride, manie les thèmes de la tragédie antique avec un souffle toujours épique ».

La quatrième de "couv." nous dit : « pour fuir leur misère et rejoindre l’Eldorado, les émigrants risquent leur vie sur les bateaux de fortune … avant d’être impitoyablement repoussés par les gardes-côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules.
Le commandant Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade.
Mais la mort est-elle pire que le rêve brisé ?
En recueillant une jeune survivante, Salvatore laisse la compassion et l’humanité l’emporter sur ses certitude ».

D’après moi : le travail du commandant Salvatore Piracci est lourd à supporter : il intercepte les migrants qui arrivent en bateau en Sicile.
Il est partagé entre sa mission de « sauveteur » et le résultat minime à l’arrivée.

Il est notamment remis en question par l’arrivée d’une femme qui a perdu son bébé lors d’une traversée en bateau, et qui lui confie le récit de sa vie, au retour sur l’ile, et son obsession de tuer le passeur malhonnête responsable de la mort de son enfant.

Ce livre, que j’ai mis longtemps à finir, non pas parce qu’il ne m’a pas passionnée, mais parce que je lis moins, à mon grand regret, depuis que mes doigts sont scotchés à l’ordinateur … m’a bouleversée.

Certes, l’immense problème que les immigrants rencontrent et qui attendent TOUT de leur nouvelle vie, me touche au plus haut point, me démuni souvent, mais le lire, le sentir, le ressentir de plus près au travers du récit de Laurent Gaudé, m’a ébranlée ...

… Et la remise en question du commandant Piracci, qui semble devenir plus « humain » que « sauveur », avec la compassion comme compagne, lui qui passé sa vie à naviguer pour arrêter les clandestins, m’a confortée dans le fait que l’on peut toujours, à n’importe quel âge et dans l’importe quelle circonstance, réfléchir et fonctionner autrement.

Mieux … souvent.


Christiane Chapé

Merci à Carole.
 
Imprimer - - par christiane chapé - 8 août 2017 - 1 commentaire - Réagir

L'été c'est fait pour lire et écouter les Rolling Stones

L’été c’est fait pour lire mais aussi écouter de la musique. Je suis né dans la deuxième partie des années cinquante et il n’est donc pas étonnant que dans mes groupes musicaux préférés on trouve les Rolling Stones ! Il y a quelques jours, j’ai appris qu’ils avaient décidé d’écrire, composer et enregistrer un nouvel album et, aussitôt, j’ai eu envie de modifier les livres de ma chronique pour vous parler d’un album étonnant et merveilleux, Gus & moi de Keith Richards…

 

Oui, je vous entends déjà parler de cocaïne et de relations sulfureuses car qui dit Keith Richards dit obligatoirement produits illicites, prises de risques et danger ! Certes, vous n’avez pas entièrement tort – quoi que les médias lui aient prêté plus que ce qu’il avait vécu – mais je vais certainement en surprendre plus d’un en vous disant que le livre dont nous allons parler est un album jeunesse !

 

Oui, il s’agit bien de Keith Richards mais dans un registre surprenant, celui qui rend hommage à son grand-père Gus avec des dessins de sa fille Theodora. Ceci étant posé, oubliez un instant le personnage de Keith Richards et sa renommée pour me suivre dans cette très belle histoire fortement autobiographique…

 

Le petit Keith a un grand-père qui se nomme Gus. Gus est un passionné de musique, il joue de plusieurs instruments dont le piano et le saxophone. Quant à la guitare, c’est une passion, un talent et une belle pratique…

 

Keith et son grand-père Gus établissent une belle relation, ils se promènent ensemble, rencontrent des artisans, visitent Londres… Keith écoute son grand-père jouer du piano mais n’a d’yeux que pour la guitare posée sur le piano, d’autant plus que le fameux Gus lui a dit un jour : « quand tu seras assez grand pour l’atteindre, tu pourras l’essayer ». Keith est patient, il n’insiste pas et prend le temps de grandir un peu…

 

« Un jour, enfin, je me suis dit que j’étais assez grand pour la saisir, mais je n’ai même pas eu besoin de tendre le bras. Gus me l’a présentée en disant simplement : elle est à toi ».

 

On sait que Keith fera un bon usage de la guitare en devenant un excellent compositeur et interprète… Il collectionnera les guitares – plus de 350 dit-on – et il a toujours cette relique familiale et le souvenir de son grand-père chaque fois qu’il monte sur scène…

 

Keith est devenu grand-père et il dit que le plus important pour lui est de pouvoir être un grand-père aussi génial que Gus l’a été pour lui et c’est bien tout ce que l’on souhaite aux petits enfants de Keith qui sont au moins cinq… Orson ou Otto seront-ils des guitaristes aussi brillants que leur grand-père ? Allez savoir !

 

Par contre l’album qui est très touchant et profond a été illustré avec délicatesse, poésie et douceur par Theodora la fille de Keith Richards car dans cette famille, quand on parle de transmission intergénérationnelle on va jusqu’au bout !

 

Encore une petite précision, Keith Richards est un gros lecteur, un passionné de livres, de littérature et d’histoire… Alors, comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture !

Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 août 2017 - Réagir

Décès de deux grands écrivains que j'aimais...

Rude, cet été 2017 ! Deux écrivains que j’avais lus, appréciés mais que j’avais aussi rencontrés et avec qui j’avais tissé des liens relevant indiscutablement de l’amitié disparaissent… Max Gallo et Gonzague Saint Bris.

 

 

Max Gallo est entré chez moi un peu par hasard, à travers un roman, en 1995, Le fils de Klara H., un roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir. Après cette lecture, j’ai souhaité l’interviewer et cela s’est fait très vite, chez lui, dans d’excellentes conditions. Après l’entretien, notre discussion s’est prolongée et il y eut par la suite plusieurs autres rencontres à son domicile, toujours dans la même bonne ambiance !

 

Son retour au catholicisme en 2001, avec l’accompagnement du curé de Saint-Sulpice à Paris, a donné une autre dimension à ce personnage hors normes qui aura été à la fois un historien et un romancier, un acteur politique et un communicant, un gaulliste et un bonapartiste… Son soutien à Nicolas Sarkozy en 2007 m’a surpris mais, en fait, il est toujours resté assez cohérent avec lui-même… Toujours en 2007, au mois de mai, il est élu à l’Académie Française…

 

 

Il a beaucoup écrit sur l’Histoire de France durant ses dernières années en tentant de donner du sens à cette histoire. Pour rester dans ce domaine, voici quelques ouvrages qui mériteraient d’être lus pour ceux qui ne connaissent pas Max Gallo : Maximilien Robespierre, histoire d’une solitude, biographie historique, psychologique et humaine, Le roman des rois, roman historique qui rappelle l’importance des Capétiens dans la construction de notre royaume de France et Une histoire de la 2ème guerre mondiale parce qu’il s’agit d’un ouvrage capital qui mérite d’être laissé et oublié dans les mains de tous ceux qui continuent de s’exprimer sur cette guerre sans la connaître !

 

En 2015, il annonçait officiellement sa maladie de Parkinson et le 18 juillet 2017, il décédait…

 

Quant à Gonzague Saint bris, il est entré dans ma vie depuis beaucoup plus longtemps car j’ai lu et aimé son ouvrage Le romantisme absolu dès sa sortie en 1978, époque où je l’écoutais régulièrement sur Europe 1. Mais à cette époque, je ne faisais pas encore de radio et donc pas de rencontre personnelle ou d’interview. Juste la lecture de ses ouvrages avec des points forts comme Les septennats évanouis, Les Egéries russes, Les Egéries romantiques, Sur les pas de Georges Sand

 

C’est à l’occasion de la sortie de ce dernier, que j’ai eu enfin l’occasion de le rencontrer pour la première fois. Magnifique rencontre avec un illuminé qui rayonnait de toute sa culture, qui parlait de Balzac, Vinci ou George Sand comme s’il avait passé la soirée de la veille en leur compagnie et qui vous promettait presque de passer la prochaine avec eux… Fascinant ! Grandiose ! Merveilleux, tout simplement…

 

Puis nous nous sommes croisés plusieurs fois et ce fut toujours aussi intense. Ses dernières biographies étaient aussi passionnantes à lire les unes que les autres et on peut citer en particulier celle consacrée au grand roi de ce val de Loire qui lui était si cher, François 1er et la Renaissance !

 

Lui, contrairement à Max Gallo, n’a pas réussi dans sa conquête de l’immortalité académicienne, mais cela ne les aura pas empêché de partir à quelques semaines d’écart puisque Gonzague Saint Bris est décédé dans un accident de voiture la nuit dernière…

 

 

Voilà, j’avais besoin d’évoquer ces deux écrivains, ces deux amis, ces deux belles personnes et comme l’été c’est fait pour lire, bonne lecture !!!

Imprimer - - par Michel Bonnet - 8 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et découvrir notre histoire de France

L’été c’est fait pour lire et parfois on n’a pas assez de temps pour tout lire, être au courant de tout, tout savoir… Un peu de frustration est humain, bien sûr, mais néanmoins ça use le moral et certains peuvent souffrir de cette situation pourtant assez logique…

 

 

 

On peut remédier à cela, dans certaines situations, avec des lectures d’anthologies, surtout quand elles sont bien faites. C’est le cas de celle que je vous propose aujourd’hui : Les grands textes qui ont marqué l’histoire de France, une compilation et présentation d’Isabelle Dumielle.

 

Avant d’aller plus loin dans le contenu de cet ouvrage je souhaiterais préciser un élément important. En effet, nous ne parlons pas des grands textes mais des grands textes qui ont marqué l’Histoire donc des textes qui ont bien eu des conséquences directes sur les évènements et donc sur la vie des Français et de leurs voisins. Je précise bien cela car parfois on peut confondre un texte important avec un fait. Un texte n’est qu’un texte et ce qui compte c’est lorsque l’on dépasse les intentions pour arriver dans l’agir…

 

Par exemple, durant quelques années – pour ne pas dire décennies – on a parlé de la féminisation souhaitable et souhaitée de la vie politique française… Oh, des beaux textes, il y en avait mais rien ne changeait ! Donc, ce qui compte c’est quand les actes suivent…

 

Prenons l’exemple de l’avortement. Simone Veil a dit de bien belles choses sur le droit des femmes à disposer de leur corps, librement, avec gravité. Et, ensuite, elle s’est battue, avec force et conviction, pour que la loi reprenne tout cela de façon concrète. A ce titre, son texte du 27 novembre 1974 est un grand texte.

 

Même chose pour le discours de Robert Badinter du 22 septembre 1981 sur l’abolition de la peine de mort. Ce ne fut pas un discours de plus car il y eut derrière l’abolition de la peine de mort en France, une loi sur laquelle personne n’a osé – jusqu’à maintenant – revenir heureusement !

 

Alors, j’ai pris ces deux textes que beaucoup d’entre nous ont en mémoire mais tous les textes qui sont présentés dans cet ouvrage de la conversion de Clovis par Grégoire de Tours jusqu’à la présentation de la loi du mariage pour tous par Christiane Taubira en 2013, ont tous eu des conséquences concrètes pour la France, les Français et leurs voisins, tous sans exception. Alors bien sûr, on peut regretter certains textes, discuter du bien-fondé d’autres, se rebeller contre les derniers… il n’en demeure pas moins que cet ouvrage retrace de façon textuelle l’Histoire de la France et j’ai trouvé que c’était un livre qu’il fallait avoir chez soi, à sa disposition, qu’il fallait savoir en lire quelques pages de temps en temps pour ne pas oublier qui nous étions, d’où nous venions… Oui, tout cela a du sens !

 

On pourrait dire que ce genre d’ouvrages devrait avoir sa place à côté des dictionnaires… Quoi ! Vous n’avez plus de dictionnaire ! Vous avez tout remplacé par Wikipédia ! Alors, là, chers amis, je ne peux pas grand-chose pour vous si ce n’est vous conseiller de revenir très vite au bon vieux dictionnaire – je ne vais pas citer de marque mais certains sont meilleurs que d’autres, plus littéraires – car rien ne remplace qualitativement le dictionnaire pour bien choisir un mot…

 

Bref, je vous propose de reconstituer, dès maintenant, votre petit coin dictionnaires et d’y positionner en premier cet ouvrage, Les grands textes qui ont marqué l’Histoire de France et de relire très vite le texte de Simone Veil ou celui de Badinter car cela fait du bien au moral… et, comme l’été c’est fait pour lire, c’est le moment !

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 7 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire et trouver le responsable de la loge noire

L’été c’est fait pour lire mais aussi pour trembler, avoir peur, chercher un coupable voire même le traquer à travers Londres sans compter sa peine… enfin, tout cela dans des livres, bien sûr ! Ce qui est certain c’est que je viens justement de trouver un roman qui répond tout à fait à cette ambiance de sueurs froides de l’été, La loge noire de Jean-Pierre Croquet…

 

 

Ce roman d’un auteur atypique – il a écrit des scénarii de bédés, des romans, des nouvelles et réalisé des anthologies – est très difficile à classer. C’est vrai qu’il n’est pas toujours indispensable de classer un roman ou un auteur dans une petite boite avec une belle étiquette. Néanmoins, pour vous en parler, pour vous donner envie de le découvrir, il est bon de préciser quelques éléments dont le genre. Pour La loge noire, si je vous parle d’un thriller, j’ai raison ! Si j’indique qu’il s’agit d’un roman noir, je n’ai pas tort ! Si je précise qu’il s’agit d’un roman policier, je suis dans le vrai ! En prétendant vous présenter un roman d’espionnage, j’avoue que je ne suis pas dans le faux ! Si je veux classer La loge dans noire dans la tradition du grand roman populaire et du feuilleton du XIXème siècle, je peux le faire et personne ne pourra m’en empêcher car c’est aussi vrai ! Oui, ce roman est difficile à classer et décrire car il répond à beaucoup de critères de classement…

 

Nous sommes à Londres, en 1914, avant la Première guerre mondiale. C’est factuel et cela donne un cadre historique. Londres est une ville qui a peur, d’une certaine façon, car il y a une vague de crimes étranges et cruels, qui menace les jeunes femmes… L’enquêteur principal est un membre de Scotland Yard, l’inspecteur Adey… Bref, vous avez bien compris que le cadre général pourrait faire penser à une affaire comme la tristement célèbre affaire de Jack l’Eventreur…

 

Mais, autour de ces meurtres, très rapidement on trouve des traces de loges, de mystères, de sciences occultes… Et ces bas-fonds londoniens sont exploités par des espions qui souhaiteraient pousser à la guerre ou à la paix… Enfin, il n’est pas dit que du côté de la police britannique tout soit si clair que cela…

 

Les personnages récurrents sont très crédibles, solides et certains sont attachants, d’autres beaucoup moins. Mais ça fonctionne très bien. Parmi ceux que l’on croise moins, je suis plus mitigé car certains manquent d’épaisseur mais comme ils n’ont pas un rôle essentiel cela ne nuit pas à l’histoire même si cela peut agacer le lecteur… Enfin, l’inspecteur Adey est très solide, possède une belle âme humaine et on est heureux d’être à ses côtés…

 

Bon, il faut quand même que je précise que cet ouvrage n’est pas un roman à l’eau de rose et ne vous attendez certainement pas à un happy end à la « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »… Non, ici on est dans le drame absolu et côté histoire et diplomatie vous savez bien que la guerre va finir par avoir lieu et qu’elle engloutira uns grande partie de la jeunesse européenne…

 

Un roman très bien écrit dans la lignée des grands auteurs de romans noirs français comme Fajardie, Daeninckx, Delteil ou Raynal… L’école française du roman noir, si l’on peut dire, est pour moi d’une très grande qualité et je suis toujours surpris que certains lecteurs n’aillent pas plus la fréquenter… Et si vous tentiez la grande visite cet été, puisque l’été c’est fait pour lire, comme chacun le sait bien ! La loge noire peut être une bonne initiation et je ne peux que vous souhaiter bonne lecture, bon courage et à bientôt ! Je vous promets aussi de vous présenter d’autres romans noirs dans les jours à venir…

 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 6 août 2017 - Réagir

L'été c'est fait pour lire ou relire toute la littérature française

 

L’été c’est fait pour lire et aussi pour redécouvrir les grands classiques. « Grands classiques », ce n’est pas un gros mot ; cela ne signifie pas non plus auteurs qui endorment le soir quand on fait des insomnies. En fait, ce terme désigne les auteurs que vous – et je dis bien chacun d’entre nous – considérez comme classiques. La liste va donc varier à l’infini ou presque et elle ne doit pas être construite et dictée par un enseignant en littérature même si ce dernier peut vous ouvrir des chemins et vous faire découvrir des merveilles…

 

 

 

C’est pour cela que j’ai beaucoup apprécié en son temps l’ouvrage de Jean d’Ormesson, Une autre histoire de la littérature. On peut aimer jean d’Ormesson ou pas, avoir fréquenté ses romans depuis longtemps ou ne pas en avoir ouvert un, la question n’est, à proprement parler  pas là mais dans les motivations de son ouvrage en deux volumes : Jean d’Ormesson récuse un siège d’expert en littérature française, il veut juste parler des auteurs qu’il aime… et cela me semble légitime et c’est aussi ce que je fais toute l’année, l’été en particulier, puisque l’été c’est fait pour lire !

 

Jean d’Ormesson donne trois bonnes raisons d’écrire sur ces auteurs. Tout d’abord, parce qu’il aime les livres et les auteurs. Il ne les connait pas tous, il n'est pas spécialiste mais grand amateur. Or, il me semble que pour faire aimer, pour transmettre le goût des livres, il faut d’abord aimer… et j’ai trop rencontré d’enseignants en littérature qui n’aimaient pas lire finalement (et j’enlève de la liste trois professeurs qui m’ont transmis cette passion, un en troisième, un en seconde, un en prépa)… Jean d’Ormesson aime les livres et voilà un premier point favorable !

 

Ensuite, il a toujours eu envie d’être écrivain et s’est attelé à écrire une œuvre jour après jour. Pour cela il a toujours regardé les écrivains comme des modèles, des phares dans la nuit de ses doutes, des repères dans son errance… Le métier c’est au près des auteurs qu’il l’a appris !

 

Enfin, il a eu l’opportunité d’avoir des médias qui lui ont demandé de parler des auteurs qu’il aimait. Je comprends d’autant mieux cet aspect des choses que je l’ai expérimenté moi-aussi, modestement et à mon niveau, et je sais que plus on lit, plus on parle des auteurs et plus on les aime… or c’est en aimant que l’on transmet le mieux !

 

Donc, ces trois raisons m’ont poussé à lire cet ouvrage et je vous avoue que c’est une lecture très agréable à plus d’un titre. En effet, quand il s’agit d’un auteur que l’on connait on peut confronter notre point de vue avec celui de Jean d’Ormesson, ce qui ne signifie pas changer d’avis mais nous aide indiscutablement à mieux formuler nos points de divergence ou convergence… Par exemple, je ne suis pas un lecteur de Proust et à chaque fois que j’ai tenté de lire un de ses romans, j’avoue avoir calé ! Mais quand je lis d’Ormesson en train de parler de Proust, j’ai le sentiment de comprendre un peu mieux son fonctionnement, de découvrir des clefs de compréhension de son œuvre et je finirai même par avoir envie de m’y remettre… Il ne me dit pas que c’est le plus grand des écrivains et que ses romans sont parfaits… Il me donne juste envie de les ouvrir et c’est ce que j’attends de ce type d’ouvrage !

 

Alors, puisque l’été c’est fait pour lire, prenons cette Autre histoire de la littérature française de Jean d’Ormesson et après partons chacun à la découverte de Proust, Rabelais, Simenon, Rousseau, Genet ou Sartre… Je sais, l’été n’y suffira pas, mais commençons cet été !

 
 
Imprimer - - par Michel Bonnet - 5 août 2017 - Réagir

C'est l'été : parlons livres... avec l'association « Lire à l'Hôpital » (2)


2ème volet : l’association « Lire à l’hôpital » possède sa propre bibliothèque à l’EHPAD « Les Terres de Diane » à St. Rémy … (*)

Marie, Monique et Aline, bénévoles de l’Association « Lire à l’Hôpital » tiennent bibliothèque les lundis et jeudis après-midis au sein de l’EHPAD « Les Terres de Diane » situé à Saint-Rémy.


 

Marie, bénévole à l’association depuis 16 ans, officie aux Terres de Diane depuis son ouverture en 2012. Auparavant, elle tenait la bibliothèque des « Rosiers ».

Monique et Aline sont bénévoles dans cet établissement depuis 5 ans.

C’est grâce à Solange Masson, Présidente de l’association « Lire à l’Hôpital » pendant plus de quarante années, que l’EHPAD « Les Terres de Diane » possède sa propre bibliothèque sur place.

L’EHPAD « Les Terres de Diane » compte 180 résidents, âgés, mais qui aiment encore lire … soit des romans, des livres policiers, des revues telles que Géo, Détours en France, Terres Sauvages, En Bourgogne, la Veillée des Chaumières … ou Paris Match et Point de Vue.


 

Des CD et DVD sont aussi à leur disposition.

La permanence du lundi de 14h à 16h30 se tient dans le local bibliothèque : les résidents se déplacent pour choisir leur lecture, le jeudi, aux mêmes horaires, les bénévoles font « la tournée » des chambres avec un chariot rempli de livres, brochures et revues.

Il est à noter que de nombreux livres prêtés sont en caractères « large vision », les personnes âgées souffrant, souvent, de problème de vision
… ce qui leur permet de s’adonner plus longtemps au plaisir de la lecture.

De 45 à 80 revues sont prêtées par mois et quatre lectrices assidues empruntent régulièrement des romans.

Leur choix se porte notamment sur la littérature de Danielle Still, Françoise Bourdin … des histoires de terroirs, des sagas, des histoires de familles … et des policiers.

Une résidente, âgée, qui ne lit pas particulièrement, récolte tous les mots croisés et fléchés des magazines … Les bénévoles lui en apportent régulièrement, qu’elles récupèrent sur leurs magazines personnels.

Les résidents gardent les revues et les livres le temps qu’ils leur agréent.

Marie, Monique et Aline passent leurs commandes de livres une fois par an … elles possèdent trois catalogues pour se faire … et se mettent souvent d’accord sur le choix de la littérature à offrir.

Il est à noter que les trois bénévoles de l’association « Lire à l’Hôpital » participent de près à la vie de l’établissement en aidant les animateurs lors de diverses manifestations, notamment et récemment, « les jeux olympiques » entre EPHAD de la région et autres réjouissances.

Au sein de l’EHPAD « Les Terres de Dianes » se trouve le secteur Alzheimer nommé « Calisto » comme le nom du chat de la maison, pour les personnes valides avec un service d’aides soignantes et d’un service médico-psychologique et l’EHPAD lui-même, avec des infirmières et un service complet de soin à la personne.

L’EHPAD « Les Terres de Diane » possède une volière, pas d’oiseaux- lyre … mais presque … installée dans le hall d’entrée, à la demande de l’établissement (voir article à ce sujet dans nos précédentes colonnes) et un chat nommé Calisto, qui veille nonchalamment, mais de manière aiguisée, sur les résidents et leurs visiteurs … mon Eliott en a fait les frais … il lui a sauté sur le poil parce qu’il avait osé entrer dans son domaine !!!

Ils se sont mis d’accord … finalement … sur un bouquin animalier … "chiens et chats ... mon cœur, mon amour" !!!


 

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« LIRE A L’HOPITAL » est une association, reconnue d’Intérêt Général, assurant le prêt gratuit de livres, revues et disques, située dans un local au cœur du CENTRE HOSPITALIER « CHALON SUR SAONE WILLIAM MOREY ».

Elle compte une cinquantaine de membres, tous bénévoles.
L’objectif est de distraire et réconforter les malades, pour les aider à mieux supporter leur isolement et la rupture avec leur cadre social et familial.

Le service de prêt de livres existe depuis 50 ans à l’hôpital.

Outre le prêt dans les foyers logements, les bénévoles se rendent dans les EHPAD et à domicile.


Article et photos : Christiane Chapé

(*) : 3ème volet : visite à l’EHPAD du « Bois de Menuse »

 
 
 
Imprimer - - par chrsitiane chapé - 3 août 2017 - Réagir





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