Enfin, un peu d’oxygène pour une affaire qui me tenait à cœur depuis 3 ans et que j’avais abandonné faute de soutien ! Le Journal de Saône et Loire fait 2 pages pleines sur le sujet, cela me redonne la pèche et l’envie de vous compter mon parcours du combattant……
En préambule, pour vous pénétrer du sujet, allez sur Google et taper « les cartables trop lourds » vous trouverez des interventions de rhumatologues, de kinésithérapeutes, d’associations de consommateurs, de médecins scolaires (presque disparus) naturellement des associations actives de parents d’élèves. Tous dénoncent l’augmentation du poids des cartables, devenus sacs à dos de plus en plus lourds et des troubles musculo-squelettiques qui menacent les enfants. Ce problème couvre 32600 pages sur internet…
Aujourd’hui, l’inutilité de mes nombreuses interventions me revient en mémoire : je balance !
Mes premières interventions furent pour une directrice et directeur de collège, après avoir constaté la peine des enfants, j’avais même croisé une petite fille avec un sac sur le dos et un sur le ventre ! Aucune réponse de ces responsables de l’Éducation nationale, il en fut de même avec l’infirmière de l’établissement !
J’essaye de creuser le problème en questionnant quelques enfants. Cela me vaut des scènes amusantes, les enfants se sauvant à mon approche, les parents les ayant mis en garde, à juste titre, contre les vieux messieurs entreprenants. Tous sont heureux d’en parler et seraient bien aise que l’on puisse alléger ce fardeau. Quand je parle des parents, les réponses sont identiques, ils n’ont pas le temps de s’en occuper ou n’osent pas en parler un petit garçon me réplique « papa trouve que cela endurci et ferra de moi un homme »triste et aberrant.
Une cousine médecin scolaire et mon médecin ont la même analyse cela va faire une génération de mal au dos et les MP3 une génération de sourds…..
Je contacte le Ministère de la santé, sans succès. Le Ministère de l’Éducation Nationale, la réponse est rapide et je reçois le texte très précis de 2008 le poids des cartables ne doit pas dépasser 10% du poids de l’élève. Je peux faire des essais sur un enfant de 34 Kg son cartable devrait peser 3,4Kg, il pèse régulièrement de 6 à 8 Kg ! Je reprends donc contact par téléphone avec le Ministère pour le remercier et demander quelle action, il mettait en œuvre pour faire respecter ce texte. J’ai eu deux interlocuteurs qui m’ont noyé de paroles pour me dire avec beaucoup de précautions que le Ministère relançait régulièrement leur hiérarchie « sans grand succès »C’est un mal bien français, on pond des lois, des textes, des circulaires, mais aucun suivi !
Ce poids anormal ne vient pas des livres souvent en double, mais des classeurs qui d’un format 21x29,7 est passé à 24x32. Ce sont les professeurs qui l’exigent pour leurs enseignements et sont effectivement pratiques pour accumuler des informations, certes utiles, mais ils n’ont pas l’idée d’évacuer quelques papiers en fin de trimestre, par exemple. Ces classeurs sont lourds même à vide. J’ai pu en parler à trois enseignants sans succès l’accueil fut même tendu ce problème loin de leurs préoccupations. Ces classeurs sont trop pratiques « pour nous ! » Point barre….
J’ai alors pris contact avec nos trois conseillers généraux ayant appris qu’ils étaient membre de droit des Conseils d’établissements. Nouveaux et jeunes élus, camarades au PS et amis (du moins je le pensais) et j’attendais d’eux une aide utile et bienvenue. J’ai beaucoup déchanté. Quant au Président du Conseil Général, j’ai voulu le sensibiliser sur ce sujet pour le département, j’ai reçu une lettre sympathique, mais sans retombée efficace.
Les politiques ont trop tendance à prendre en compte les sujets qui les intéressent et non ceux de leurs électeurs. Disons les sujets porteurs. Dans ce sujet reconnu de santé publique, les enfants ne votent pas !
A ce moment, j’ai été trompé dans mes espérances. Une élue, très au fait des problèmes sociaux er surtout très active me reçoit, approuve qu’il faut régler ce problème et me donne quelques espoirs avec les actions qu’elle compte entreprendre. Ce fut encore sans suite, une main invisible et coupable freina son action…
J’ai alors pensé à la presse, le sujet interressait FR 3, le reportage fut filmé à Nevers, une journaliste semblait intéressée, sans suite. Enfin un ami sympathique, ancien journaliste, une plume acérée et reconnue, mais très occupé n’a pas donné suite à ma sollicitation, mais je garde espoir.
Enfin, j’ai une longue conversation avec la FCPE sur le plan national ,puis j’ai échangé des idées avec le secrétaire de la Saône et Loire en particulier sur le règlement du problème à Bourbon-Lancy avec l’aide de la Principale, de l’infirmière, de 4 parents et 2 professeurs…..Ce qui prouve qu’avec la volonté de quelques convaincus on règle le problème et merci aux mâconnais de remettre le couvert !
L’action militante est une longue patience. Personnellement j’ai seulement exprimé ma déception, je n’ai plus la santé de reprendre ce combat, mais l’article du journal et peut être l’accueil de ce papier sur ce site réveillera un principal, un professeur, un parent pour cette cause de santé publique qui en vaut la peine !