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lundi 28 mai 2018

Bonne Fête Germain

Photo de Chalon

photos - chalon sur saone

DITES-LE EN PHOTOS


TOURISME & PATRIMOINE À CHALON ET AUX ENVIRONS

vivre-a-chalon.com vous propose ici quelques idées de visite, balades que propose notre belle région. Vous pouvez bien sûr participer aussi à cette rubrique en y envoyant vos coups de coeur !

 

 

Photo : le Chateau de Cormatin

Imprimer - - par Mercier David - 17 avr 2018

CHALON en photos: flash sur le PORT NORD... j'adore ...

reportage photos : Christiane Chapé
Imprimer - - par christiane chapé - 11 jan 2018

A Cormatin (2) : Le chantier pharaonique, de Gérard... A ciel ouvert.

Au hameau de «la Bergerie» , à un kilomètre du Château de Cormatin, sur la route conduisant à Chissey les macon le chantier ouvert voilà plus de 10 ans déjà, par Gérard Larive, prend forme. Il est possible de le découvrir, le maître des lieux, n'hésite pas à guider les visiteurs.

 

 

L'artiste est aussi un conteur, faisant à la fois partager sa passion du métier de maçon, d’architecte mais aussi d'historien qui a la passion pour ce qu'il a découvert lors d'un voyage au Caire, en 2004.

 


« L'ART DOIT INTERPELLER »
Il est donc possible de déambuler, depuis quelques temps déjà, sur ce vaste chantier dédié à Khéops. Horus, est bien sûr la pièce maîtresse du lieu, visible du sol mais aussi du ciel, fils d'Issis et d'Osiris, la figure mythique est revêtue d'une finition en bronze. Sur la surface pyramidal s'inscrit un œil.

 

« J'ai travaillé à la fois sur mon propre œil et sur celui d'une étoile » confie, Gérard, artiste, maître maçon, concepteur de cet espace qui s'étend sur 4500 Mètres carrés. « L'art, doit interpeller » explique Gérard, lorsqu'il est interrogé sur la présence d'un poste de télévision au milieu de ses constructions qui ne dépassent pas les deux mètres de haut.


« JE SUIS CONDAMNE A ALLER AU BOUT DE CE PROJET »
Imaginé  et tracé sur papier voilà plus de douze ans déjà, le projet se concrétise au fil des mois, depuis plus de dix années déjà.. « Je suis condamné à aller jusqu'au bout de ce projet » remarque, Gérard Larive, qui ne s'est pas fixé de date pour la fin des travaux. D'ailleurs, seront ils achevés un jour ? L'artisan-concepteur est un artiste avant, ne manquant pas d'imagination, après les travaux des gros œuvres, comme l'actuelle chambre funéraire en cours d'aménagement, Gérard sera doute amener à compléter, changer, modifier certaines scènes, sans dénaturer le projet initial.


« ECRIRE UNE HISTOIRE A PARTIR DE L'ANTIQUITE EGYPTIENNE »
Mercredi matin, deux visiteuses ont poussé la porte de cet ensemble, étonnées devant les plusieurs centaines de tonnes de béton remuées, elles ont observé avec attention les créations en écoutant les commentaires de Gérard. Ce dernier ne manque pas de confier «  Je souhaite avant tout écrire une histoire à partir de l'antiquité égyptienne ».

 

«  Ce lieu, c'est un nouveau labyrinthe...les pierres ont remplacé les buis de celui du château voisin »...a relevé avec humour, un autre passionné des richesses égyptienne constatant un « regain  et un vif intérêt de nos contemporains » pour ces pages d'histoire,inépuisables....


- Entrée libre.

 
 
 
Nos photos : lors de la déambulation dans le labyrinthe de pierres...
 
Imprimer - - par Daniel DERIOT - 29 déc 2017

A Cormatin : Un chantier pharaonique (1), depuis plus de 10 ans, Gérard Larive, aménage et construit un espace dédié à Chéops

 

Le château, la galerie artisanale ou encore la maison de poupée ne sont pas les seules curiosités à découvrir à Cormatin. Dans cette localité, située entre Buxy et Cluny, il existe également une yourte, des roulottes, une structure dénommée « Equinotix », un potier et un espace dédié à Chéops...

 

Depuis, le printemps 2007, Gérard Larive, a relevé les manches après avoir dessiné cette nouvelle curiosité à découvrir, à un kilomètre du château...une représentation au 1/5 de la pyramide de cheops...Rencontre avec l'ex artisan maçon, concepteur d'un nouveau village, à découvrir sur terre mais aussi du ciel....

 

 

Comment avez vous conçu ce projet ? Comment avez vous choisi cet endroit ?
  En 2004, j'ai effectué un voyage au Caire, dans la vallée des rois, j'ai rapporté des souvenirs tout aussi nombreux qu'enrichissants. J'ai souhaité concevoir un espace représentant au 1/5 la pyramide de Chéops...J'ai réalisé des plans, durant environ deux années, puis j'ai acquis ce terrain. D'une superficie de 4500 M2, il se trouve dans un triangle, que sont Saint Hypolyte, le Mont Saint Romain ou encore Brançion...Je me suis lancé au printemps 2007, sans calendrier précis, dans cette aventure...

Une nouvelle aventure pour vous qui avez été artisan-maçon ?
  Oui, j'ai tout d'abord été sensibilisé par l'histoire, l’architecture avant de poser les pierres les unes sur les autres, j'ai amassé beaucoup de documents, tracés des plans, puis érigé des murs...


Voilà un peu plus de dix ans que vous vous lanciez, comment cela se passe au quotidien ?
  Depuis, je porte ce projet seul, j'y consacre toutes mes journées, toutes mes économies. Ce chantier, c'est du 7 jours sur 7, 365 jours par. Environ 6 à 8 Heures par jour. Il me mobilise entièrement. J'ignore la date de finition, je progresse chaque jour, à mon rythme, sans chef, je suis le seul ordonnateur.


Vous êtes tout juste à un kilomètre d'un lieu chargé d'histoire, le château de Cormatin, avec le Parc, le jardin et le labyrinthe, vous entendez promouvoir un nouveau lieu artistique, culturel et spirituel ?
  Je ne fais aucune publicité. C'est vous, les journalistes qui venez à la découverte de ce chantier, vous contribuez par vos publications à sa promotion. Celles et ceux souhaitant découvrir sont bienvenus. Contrairement à d'autres lieux, je n'ai aucune subvention et chacun vient visiter quant il peut. L'entrée est libre, gratuite, quant je peux, j'apporte mon éclairage aux questions des visiteurs.


Alors un nouveau lieu d'histoire dans cette Bourgogne du sud, déjà riche de lieux à découvrir ?
  A partir d'une partie de l'histoire de l'antiquité Égyptienne, je tente d'écrire et de transmettre une histoire. A chacun d’interpréter, ici rien n'est imposé, libre à chacun de lire comme il le souhaite, les créations artistiques.

 
 
 


A Suivre, second volet : A Cormatin (2) : Le chantier pharaonique, de Gérard... A ciel ouvert.
Nos Photos : Gérard Larive, l'ex artisan maçon...devenu Artiste-créateur...d'un espace pyramide qu'il aménage depuis plus de 10 ans déjà


 

Imprimer - - par Daniel DERIOT - 28 déc 2017

Vient de paraître : « Voyage en Saône et Loire »... pour bien des détours...

A quelques semaines des fêtes de fin d'année, voilà une suggestion de cadeau à offrir, « Voyages en Saône et Loire ». L''ouvrage conçu par le tandem composé de la photographe, Christelle Debarnot et par Emmanuel Mère, rédacteur est une nouvelle plongée dans notre département.


DES DETOURS THÉMATIQUES
Voilà tout juste vingt ans, un autre duo, amoureux eux aussi de la Saône et Loire,Claude Elly et Gérard Gambier, nous conviaient à découvrir ( 1) « les couleurs de Saône et Loire »...Par des détours thématiques, Christelle et Emmanuel, permettent une approche des richesses terrestres, spirituelles, gastronomiques, géographiques et économiques du département. Pas moins de huit chapitres, pouvant constituer bien des sujets de balades entre Loire et Saône.
Les 162 pages sont bourrées de citations, de références permettant une approche en douceur dans les multiples facettes et richesses à découvrir ou à redécouvrir.


UNE NOUVELLE INVITATION A LA DECOUVERTE
Écrivain, poète, citoyen pleinement engagé dans la vie culturelle, Emmanuel Mère est également correspondant de presse...Il a naturellement prolongé bien des déplacements pour mieux appréhender avec une grande sensibilité, ce qui constituent les âmes de Saône et Loire. Également autodidacte, passionnée, les regards de la photographe, Christelle Debarnot ne sont pas seulement limités à saisir des patrimoines naturels et historiques de notre département mais aussi ceux des richesses du terroir et de la gastronomie.
En novembre 1989, « Saône et Loire », fruit d'une coopération entre la photographe chalonnaise Josyane Piffaut et le journaliste, Michel Limoges ( 2) , était déjà une invitation à découvrir notre département « En marche vers l'an 2000 ».
Les regards de la photographe, Christelle Debarnot et du rédacteur Emmanuel Mère, renouvelle cette invitation que l'on ne peut que saisir au bond.


- « Voyage en Saône et Loire », édité par « Le Journal de Saône et Loire »,une nouvelle publication du Groupe Est Bourgogne Média. En vente au prix de 13,90
( 1 ) « Les couleurs de Saône et Loire » : par Claude Elly, journaliste et Gérard Gambier, photographe, éditions « La Taillanderie »
( 2 ) Editions Siloé.
L'ouvrage sera présenté lors des « marchés de Noël »  les 2 et 3 décembre à la salle des fêtes de Chatenoy le Royal et à Givry, le dimanche 10 Décembre à Givry.

Imprimer - - par Daniel DERIOT - 14 nov 2017

Photos et poésie : "L'automne est une demeure d'or et de pluie" ...

Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon,
Voilà le vent qui s’élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l’errante hirondelle .
Qui rase du bout de l’aile :
L’eau dormante des marais,
Voilà l’enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.


L’onde n’a plus le murmure ,
Dont elle enchantait les bois ;
Sous des rameaux sans verdure.
Les oiseaux n’ont plus de voix ;
Le soir est près de l’aurore,
L’astre à peine vient d’éclore
Qu’il va terminer son tour,
Il jette par intervalle
Une heure de clarté pâle
Qu’on appelle encore un jour.


L'automne d'Émile Verhaeren

 
Imprimer - - par christiane chapé - 31 oct 2017

"BEL EFFET DE SERRE" ... en photos

reportage photos : Christiane chapé 2/2
Imprimer - - par christiane chapé - 28 sept 2017

"BEL EFFET DE SERRE" ... en photos

reportage photos Christiane chapé : 1/2

Suite : 

  "BEL EFFET DE SERRE" ... en photos - christiane chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 28 sept 2017

"LA FRICHE" du chemin de la coudre : reportage photos

reportage photos : Christiane chapé
 
Imprimer - - par christiane chapé - 26 sept 2017

CHALON et ses cours intérieures, ses ecaliers et ses colombages ...

reportage photos : Christiane chapé (3/3)
Imprimer - - par christiane chapé - 25 sept 2017

CHALON et ses cours intérieures, ses ecaliers et ses colombages ...

reportage photos : Christiane chape (2/3)
Imprimer - - par christiane chapé - 25 sept 2017

CHALON et ses cours intérieures, ses escaliers et ses colombages : photos

reportage photos : Christiane chapé (1/3)

Suite du reportage photo :

 

Imprimer - - par christiane chapé - 25 sept 2017

20 ANS de la voie verte : l'office du tourisme de Buxy expose les photos de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon ...



« IL ETAIT UNE FOIS LA GARE » … ainsi s’intitule l’exposition installée à l’Office du Tourisme de Buxy -ancienne gare- jusqu’ au 30 septembre.


 

Cette exposition coïncide avec le vingtième anniversaire de la voie verte qui offre ce week-end de nombreuses activités sur le parcours de cette voie cyclable, très fréquentée.

Au programme, tout au long de la piste cyclable et dans les communes qu’elle traverse, de Buxy à Sully/Curgy :
* vélos rigolos
* jeux en bois
* bycifit : remise en forme
* balade en vélo avec Vélo sur Saône
* loisirs cirque
* cinéma en plein air
* fantastic picnic
* akro bike
* gravage de votre vélo gratuit avec la Bécane à Jules
* stand du marathon des vins de la Côte Chalonnaise
* lâcher de ballons
* buvette et petite restauration
* concert avec Forever Friends
* apéritif gratuit offert par le Conseil Départemental en partenariat avec les caves coopératives le long de la voie verte
* parcours à pied où à vélos, dimanche matin, au fil des histoires originales des conteuses Emmanuelle Liéby et Anne Prost-Cossio …



 
 

Article et photos : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 22 sept 2017

JOURNEES DU PATRIMOINE à Chalon : le jardin et la galerie de contremine du bastion Saint-Pierre


Cette visite, permet, avec Marion Gerbet ce dimanche, guide conférencier des Villes et Pays d’Art et d’Histoire, de découvrir le jardin et la galerie de contremine du bastion Saint-Pierre, dont l’entrée se fait par le n° 12 de la rue du Professeur Leriche.


 

La visite commence par l’extérieur, rue Professeur Leriche, où l’on découvre « le saillant », avec la maison des fontainiers où existait, à l’époque de la construction du bastion, une échauguette en son angle.

La galerie d’escarpe du bastion Saint-Pierre :
* 1/ Girolamo Bellamarto et la défense au XVIè siècle : Chalon-sur-Saône occupe, depuis 1477, une situation stratégique, sur la frontière entre la Bourgogne, devenue française, et la Franche-Comté, désormais terre d’Empire ; Charles Quint, petit-fils de Marie de Bourgogne, souhaite ardemment reconquérir le territoire de ses aïeux ; des raids allemands ont lieu et, après la défaire française de Pavie et la captivité du roi de France François 1er, la situation impose l’édification « d’une frontière étatique étanche sur tous les fronts terrestres de la France, qui débute en 1536.

A Chalon-sur-Saône, les travaux de fortifications du front nord, décidés par François 1er sont menés sous le règne d’Henri II, de 1547 à 1555, par Girolamo Bellamarto. Cet ingénieur siennois professeur de mathématiques et d’astronomie, banni de Sienne, est venu en France à la demande de François 1er. Chargé de l’urbanisation et des fortifications du Havre, il fortifie ensuite le faubourg Saint-Germain à Paris, les places de Picardie, de Champagne. Parmi ces multiples tâche, on le nomme en 1547 « commissaire général du roi aux fortifications du duché de Bourgogne » : débutent alors simultanément les chantiers de Chalon-sur-Saône, Beaune, Seurre, Autun et Dijon. Il est secondé dans sa tâche par l’italien Damien Castellan, et par le français Nicolas du Four. Aujourd’hui, méconnu des chalonnais, Girolamo Bellamarto (devenu Jérôme de Bellamart) fut l’un des plus importants ingénieurs de son temps. Il a été enterré, en grande pompe, dans la cathédrale Saint-Vincent.

* 2/ Les fortifications de Chalon-sur-Saône au XVIè siècle :
Avec l’apparition du boulet de canon en fonte, les fortifications médiévales se révèlent incapables de défendre les places.
En France, les ingénieurs mettent en place des galeries de contremine (ou d’escarpe), apparues pour l’étidication du château de Dijon par Louis XI. Ce sont des couoirs cheminant dans les faces et les flancs de l’ouvrage desservant des casemates percés d’embrasures. Ils permettent d’assurer la circulation à couvert de la garnison pour relier les emplacements du combat, de prendre l’assaillant à revers, de tirer dans le fossé par les meurtrières, d’écouter (l’une des attaques redoutables étant le creusement de galeries permettant d’installer des mines explosives faisant s’effondrer la muraille), et de lancer, à partir de la galerie, des « galeries de contremine boisées » pour empêcher les assaillants de parvenir au pied de la muraille par voie souterraine. Des bouches d’aération permettent également de laisser s’échapper les fumées, tandis que les murs sont plus bas qu’antérieurement, les maçonneries enterrées résistant mieux aux assaillants.

En Italie, les recherches pour protéger les tours d’artillerie mènent à calculer la distance entre chaque ouvrage en fonction de la portée des canons, afin de pratiquer des tirs croisés ne laissant subsister aucun angle mort en avant des ouvrages : ceux-ci adoptent donc une forme pentagonale et deviennent des bastions (1515) ; ce principe est repris en maçonnerie à partir de 1530 : la maçonnerie, peu épaisse, ne sert qu’à soutenir la terre qu remplit l’intégralité du volume de l’ouvrage.

Bellamarto fait la synthèse des recherches françaises et italiennes, comme en témoignent les bastions St-Vincent, St-Paul, St-Pierre et le bastion royal de Chalon-sur-Saône vers 1550. Ainsi le système bastionné, avec stricte application du flanquement réciproque des ouvrages, est appliqué là pour la première fois en France (la fortification de la Croix Rousses à Lyon est strictement contemporaine). Par ailleurs, les bastions Saint-Pierre mais aussi Saint-Paul (situé vers le square et la passerelle en haut de la rue Philibert Guide-arasé), seuls situés en zone non inondable, possédaient chacun leur galerie d’escarpe. Le système chalonnais était même particulièrement sophistiqué, avec séparation des escarpes.

Les galeries du bastion Saint-Pierre, propriété de la ville de Chalon, courent sur 212 mètres.

Il existait plusieurs bastions à Chalon : Saint-Pierre, Saint-Paul, le bastion Royal près de la place de Beaune actuelle (restent quelques vestiges en bas de la rue de Dijon), Gloriette …

Chalon a connu plusieurs murs de fortifications dans son histoire : la muraille de l’hyper centre historique, le mur situé à l’ouest de la ville protégeant les grandes foires de la ville et un mur du 16è siècle englobant l’Ile-Saint-Laurent (front est).

Les visites du bastion St-Pierre, effectuées toutes les heures les après-midis de ce week-end des journées du patrimoine, ont été ponctuées ce samedi par la présence de Marie-Pierre Verjat de l’association « Les poètes de l’Amitié », qui a récité des extraits de : « A tous les enfants » de Boris Vian » et de « Les lilas et les roses » d’Aragon :

« « A tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
Plein de rires, plein d'oiseaux bleus
Soudain griffé d'un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud, sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu'ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue » ».

Boris Vian

Article et photos : Christiane Chapé

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Infos pratiques :

* visites samedi : 13h45, 15h, 16h15 et 17h30
* visites dimanche ! 10H, 11h15, 13h45, 15h, 16h15 et 17h15
* rendez-vous 12/14 rue Professeur Leriche à Chalon
* Espace Patrimoine : 03 85 93 15 98
Imprimer - - par christiane chapé - 17 sept 2017

JOURNEES DU PATRIMOINE à Chalon : les habitants ouvrent les cours intérieures de leurs demeures

reportage photos : Christiane Chapé : 3/3
Imprimer - - par christiane chapé - 16 sept 2017

JOURNEES DU PATRIMOINE à Chalon : les habitants ouvrent les cours intérieures de leurs demeures

reportage photos Christiane Chapé : 2/3
Imprimer - - par christiane chapé - 16 sept 2017

JOURNEES DU PATRIMOINE à Chalon : les habitants ouvrent les cours intérieures de leurs demeures



Trésors dissimulés aux yeux des passants, les cours chalonnaises recèlent, pour l’une, une tour escalier, pour l’autre, une façade classique richement ornée ou une architecture médiévale, loin des regards de la rue …


 

Certaines cours du centre ville de Chalon sont ouvertes et en visite libre au cours de ce week-end, de 10h à 19h.

Le parcours se fait librement à l’aide du guide papier fourni par l’Espace Patrimoine.

* 9 rue du Châtelet : la cour de cet immeuble est l’occasion de voir comment, à l’abri des regards de la rue, se mêlent encore largement les aspects médiévaux et les aménagements plus « classiques » des XVIIè et XVIIIè siècles. La tour dite « Coco-Louvrier », ancienne tour de guet de la haute enceinte, hexagonale, percée de portes et de fenêtres à linteaux en accolade et moulures prismatiques, sert de tour d’escalier à la maison d’habitation et dessert les étages depuis le Moyen-Age. En revanche, le bâti qui l’environne, qu’il soit de pierres ou à pans de bois, est plus récent : grandes ouvertures régulières, galerie de circulation et de distribution de l’habitation, constituée d’une balustrade de bois, datent de l’époque classique, tout comme la façade sur rue.

* 12 rue Saint-Vincent : cette demeure a longtemps appartenu à l’hôpital des pauvres malades de Chalon. Si sa façade sur rue fut construite au XVIIIè siècle, les bâtiments côté cour datent du 15ème, comme l’attestent certaines fenêtres à meneaux surmontées de linteaux en accolade. Dans la cour est située, comme c’est de coutume dans l’habitat médiéval, une tourelle abritant un escalier à vis : celui-ci dessert les étages et chaque logement est accessible par des galeries de circulation de bois, sans doute d’époque classique. Cet immeuble a été entièremet rénové, avec le soutien financier de Vieilles Maisons Françaises.

* 7 rue Saint-Vincent : « maison des trois greniers » : la riche maison en pierre dite des Trois Greniers offre à son revers une forme précoce de distribution des logements (1459-1500) : des galeries en bois superposées entre deu vis d’escaliers. C’est un des premiers exemples conservés d’un modèle appelé à un grand succès dans les siècles suivants. Les hauts toits surmontés de trois niveaux de lucarnes ont donné son nom à l’habitation.

* 6 place Saint-Vincent : cette maison et sa cour intérieure témoignent parfaitement de l’habitat médiéval chalonnais au 15è siècle. Installée sur une parcelle de terrain relativement étroite, mais profonde, la demeure, dont la façade sur rue est en pans-de-bois, eest éclairée par une cour intérieure. Là, se situe une tourelle hexagonale de pierre, contenant un escalier en vis desservant les étages. Des fenêtres à meneaux amorties en accolade éclairent le bâtiment en fond de cour et des écussons sans armoiries sont posés au milieu des linteaux, dans un style assez proche d’autres demeures chalonnaises.

* 7 rue des Tonneliers « Hôtel Chiquet » : cette vaste demeure fut édifiée vers 1770 par Madame Chiquet. A l’intérieur, l’escalier monumental occupe un tiers de l’édifice. Il est composé de colonnes ioniques et d’une riche balustrade en ferforgé qui témoigne du luxe de l’ensemble et du « goût de l’antique » qui se développe à l’époque, suite aux découvertes d’Herculanum et de Pompeï. C’est sans doute parce qu’il s’agissait de l‘un des hôtels les plus vastes, les plus confortables et dans le goût du temps qu’il fut choisi en avril1806, pour accueillir des hôtes de marque : d’abord Napoléon 1er puis quelques jours plus tard, le pape Pie VII. Les lettres « RR » qui figurent sur la grille du balcon principal furent ajoutées par de nouveaux propriétaires vers 1850.

* 4 rue du Port Viliers : derrière la façade d’un immeuble bourgeois des années 1840 se situe l’ancienne cour de la Treille, du nom de l’auberge installée là auparavant. Une ancienne pompe à eau présente dans la cour remplaça sans doute un puits. Au fond de cette cour, profonde, on retrouve le mur d’enceinte gallo romain de Chalonn, remanié au Moyen-Age, et notamment une pierre taillée provenant vraisemblablement d’une stèle visible sur la droite.

Article : Christiane Chapé, rédigé avec l’aide précieux de l’Espace Patrimoine
Photos : Christiane Chapé

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reportage photos : 1/3

Suite reportage :

 

 

Imprimer - - par christiane chapé - 16 sept 2017

APROPORT de Chalon-sur-Saône : "à propos du port" ... en photos

Reportage photos : Christiane Chapé (2/2)
Imprimer - - par christiane chapé - 11 sept 2017

APROPORT de Chalon-sur-Saône : "à propos du port" ... en photos

""Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser.

 

 

Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir"".

Titre : Le port
Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)
Recueil : Le Spleen de Paris (1869).

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Reportage photos : Christiane Chapé

 

Suite :

APROPORT de Chalon-sur-Saône : "à propos du port" ... en photos - christiane chapé 

Imprimer - - par christiane chapé - 11 sept 2017

Mon p'tit coin de Bourgogne à moi  ... aujourd'hui : Meursault ...


« Tea for two and two for tea »… Cette chansonnette ne vous rappelle rien ? Oui bien sûr, Meursault c’est évidemment Gérard Oury et les scènes cultes de « la Grande Vadrouille » tournées en 1966. Le film a rendu célèbre l’hôtel de ville aux toits de tuiles vernissées, vestige d’un ancien château-fort. Village de charme, Meursault est riche de patrimoine religieux dont la Léproserie, un édifice roman magnifiquement rénové à l’entrée du village mais aussi l’église Saint-Nicolas, classée Site Clunisien. En flânant dans le village, découvrez des hôtels particuliers, de belles maisons de négoce et de vignerons construites avec la pierre calcaire extraite des carrières environnantes ».


 

Voilà, description de l’Office du Tourisme … bien informé au demeurant … Et que nous remercions.

Mais Meursault c’est aussi ses passage cloutés qui n’existent plus nulle par ailleurs, ses disques de stationnement qui n’existent plus nulle part ailleurs, non plus … qui donnent à la ville une charme fou …  

Meursault c’est aussi sa p’tite épicerie de quartier intitulée « la p’tite vadrouille », sa rue du Murger (ce petit mur de pierre qui sépare les vignes et qui se prononce « MEUR … GER), le balcon fleuri de la « Mère D’augier », restaurant LE CHEVREUIL « millénaire » offrant depuis 1866, la meilleure terrine du monde « entier » …, son château aux mille ans d’histoire, la qualité de ses vins, essentiellement blancs et issus du cépage Chardonnay, son camp préhistorique puis gallo-romain du mont Mélian et les vestiges d’une villa gallo-romaine au climat des Chazeaux … et … l’église Saint-Nicolas.


 

Au-delà, Meursault, c’est aussi de petites ruelles débouchant sur des maisons d’artistes ou d’artisans, des gîtes secrets, de jolies boutiques de fleurs à l’enseigne « La nature est essentielle, sachons la rendre encore plus belle » où la maison Labbé et un petit vigneron à la trogne rougeaude, planqué dans une grotte, une bâtisse toute de tuiles rouges … et un salon de thé entouré de parterres de fleurs.

Vous voulez découvrir Meursault ?

Hors les vignes ?

Alors, suivez-moi …

 
 

Article et photos : christiane chapé

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reportage photos : 1/2

Suite :  Mon p'tit coin de Bourgogne à moi  ... aujourd'hui : Meursault ... - christiane chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 9 sept 2017

Mon p'tit coin de Bourgogne à moi  ... aujourd'hui : Meursault ...

reportage photos : 2/2
Imprimer - - par christiane chapé - 8 sept 2017

La Bourgogne tous azimuts... belle et généreuse. Reportage photos.

photos : Christiane Chapé

Reportage photos
 
Imprimer - - par christiane chapé - 3 sept 2017

La Bourgogne tous azimuts... belle et généreuse. Reportage photos.

photos : Christiane Chapé

Reportage photos
Imprimer - - par christiane chapé - 2 sept 2017

La Bourgogne tous azimuts... belle et généreuse. Reportage photos.

photos : Christiane Chapé

Imprimer - - par christiane chapé - 1 sept 2017

La Bourgogne tous azimuts... belle et généreuse. Reportage photos.

Reportage photos : Christiane chapé
Imprimer - - par christiane chapé - 31 août 2017





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