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Pour La CSF, le « don croisé » pourrait pallier au manque de greffons mais demanderait une vigilance renforcée pour éviter les éventuelles dérives
Pour La CSF, le père et la mère sont ceux qui assurent la fonction sociale, éducative et affective même s’ils ne sont pas les géniteurs.
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UN PROJET DE LOI SUR LA BIOETHIQUE
Le conseil des ministres du mercredi 20 Octobre 2010 a voté dans un projet de loi, des évolutions relatives aux lois sur la bioéthique.
La Confédération Syndicale des Familles se félicite de certaines avancées de ce projet de loi, notamment :
· L’ouverture de l’AMP aux couples pacsés est une avancée mais reste encore insuffisante. En effet, pour faire disparaître toute discrimination entre les couples, l’extension aux concubins doit être envisagée et seul le délai de recherche de stérilité devrait être pris en compte et non le délai de vie commune, quel que soit le statut du couple postulant..
· L’autorisation des dons croisés d’organes : ce système permettrait de garantir une greffe aux malades dont les proches non compatibles feraient un don d’organes de leur vivant à un organisme. Organisme qui en disposerait au bénéfice du demandeur compatible en veillant à satisfaire la demande des proches.
Pour La CSF, le « don croisé » pourrait pallier au manque de greffons mais demanderait une vigilance renforcée pour éviter les éventuelles dérives
· L’autorisation de congélation ultra rapide, ou vitrification, concernant les ovocytes dans le cadre des AMP : Du fait de la fragilité du matériel génétique contenu dans les ovocytes, la mise au point de la technique de leur congélation a été plus laborieuse que celle des spermatozoïdes. Ces techniques sont déjà mises en application en assistance médicale à la procréation dans plusieurs pays étrangers et les premiers résultats sont plutôt satisfaisants.
Par contre La CSF est opposée à l’adoption de la mesure annoncée comme « mesure phare » du projet de loi, c'est-à-dire la levée de l’anonymat des origines en cas d’assistance médicale à la procréation avec donneur. La CSF se prononce pour le maintien de l’anonymat des donneurs. La levée de l’anonymat des donneurs risque d’entraîner des procédures de tous ordres et une baisse importante des dons de gamètes. En effet, le donneur n’est pas dans une logique de filiation mais simplement de don, la notion de don étant basée sur la solidarité, la gratuité et l’anonymat.
Pour La CSF, le père et la mère sont ceux qui assurent la fonction sociale, éducative et affective même s’ils ne sont pas les géniteurs.
24 déc 2010




